19.08.2008
Londres... ça commence mal...
3 jours en solo à Londres et une to do list , longue comme le bras, de trucs à faire absolument : je crois que Stakhanov, himself, n’aurait pas renié mon plan d’attaque. Sauf que vous savez quoi, ce vendredi 15 août à 11h45, j’ai pris conscience d’un truc essentiel.
Je suis trop vieille pour Top Shop.
Les sirènes du marketing ne passeront pas par moi. Pas cette fois-là. Pas ici. Bien sûr, j’aurais pû l’emporter ce petit gilet en grosse laine à rayures, ou cette chemise à carreaux pour réchauffer mes tee-shirts American Vintage à coutures qui twistent et offrir à 2-3 d’entre eux, aux coloris moins flatteuses, et donc moins souvent portés, une deuxième vie. Bien sûr, le gros gilet et la chemise à carreaux à enfiler sur le tee shirt les matins sans inspiration, c'est-à-dire souvent, c’est tentant… Sauf qu’en y réfléchissant bien, et croyez moi quand on commence à réfléchir dans une cabine d’essayage, c’est comme ça que ça se termine mal dans les films d’horreur… Et là… il y a eux cette petite voix qui m’a dit :
1) 1) l’espérance de vie d’un tee-shirt American Vintage qui a déjà subi deux lavages est courte et 108 pounds qui ne devraient pas manquer de partir en bouloche et en vrille au deuxième lavage c’est cher, surtout si ça sauve pas le tee-shirt...
2) 2) ... Car pyjama sur pyjama…
MAMAN ?? Qu’est-ce que tu fous dans cette cabine… J’ai appelé la vendeuse, mais elle m’a bien assuré que non ma mère, my mother was not in the fitting room… Z’êtes sûre ce n’est pas elle qui flotte énorme comme un ballon de baudruche, comme dans un film de Woody Allen au-dessus de cette cabine… No, no... she said… Alors voilà... Je suis vieille, je resemble de plus en plus à ma mère… J’ai reposé le pull ET la chemise, anyway Top Shop est juste en face de mon hôtel au pire si j’ai rien trouvé d’ici là pour enrichir mon banquier qui se baffre d’agios le salaud, il sera toujours temps de revenir…
Et sur cette sage résolution, je me dirigeais vers Saint-James pour y tester le fameux breakfast du Inn the Park dont j’avais repéré l’adresse sur le blog de la méchante… C’est là que je me suis heurtée à un serveur intraîtable qui m’a expliqué que l’on ne servait plus de breakfast après 11H et que non non 11h10 c’était après 11h et qu’il était trop tôt pour un lunch…
Even if I eat very fast ??
Fuck it’s not my day ! Je me suis levée à 5h00 du mat’ pour n’avoir pas à faire la queue à l’embarquement, j’ai vu embarquer tous les passagers de l’Eurostar de 6h45, je n’ai même pas eu le temps ni de flâner dans les boutiques duty free de la Gare du Nord, ni d’y prendre un dernier crème, un vrai, un parisien, parce que les contrôles de sécurité se sont éternisées... J’ai bu un café insipide dans le train, j’ai pris conscience dans une cabine d’essayage du fait que je me mettais à parler comme MA MERE, et j’ai dû payer 2 pounds pour faire garder mon mini luggage à la fucking consigne de ce fucking hôtel qui prétend facturer des singles à 140 £ la nuit ( !!) et j’ai pas droit à mon petit déj ??
Trop de stress, je file à la campagne…
Hampstead, nord de Londres un petit village à 30’ de Trafalgar Square…
Un quartier posh de Londres...
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14.06.2008
Notre White Dinner aux Champs-Elysées
à l'Heure H le white Dinner doit jaillir alors en attendant
il faut se cacher pour ne pas alerter les cars de police qui rôdent
Je suis allée au White Dinner et j’ai chu… J’aurais dû sans doute faire attention à ce petit truc en plastique qui est tombé par terre quand j’ai ouvert la table, mais je n’avais pas que ça à faire, alors j’ai déplié le truc, attaqué l’autre côté et super DFP est arrivé…
les sisters, très glam' comme le White Dinner
Vite ! Il faut sortir le champagne, les couverts, les plats, planquer les paniers colorés qui font tâche et s’asseoir … En 10 minutes tout doit être installé : 10 000 Personnes tout de blanc vêtu, 3 longues travées blanches parfaitement alignées de chaque côté des Champs, de l’Etoile jusqu’au Rond Point des Champs Elysées… Pas une seconde à perdre, la table B27 doit venir se coller à nous, puis la B30, la B35, etc…
Il nous faut tous nous asseoir, très vite, nous n’avons absolument aucune autorisation pour être là… On doit jaillir, il faut presser… Enfin les assiettes sont prêtes, les convives extasiés, parce que oui ça a de la gueule, le White Dinner même si à ce moment précis de la soirée nous n’avons absolument pas conscience de l’étendue des travées, pas vraiment conscience de ce qu’il y a au-delà du bâtiment de la HSBC, tout à côté de chez Vuitton, et de l’autre côté de l’Avenue, au Lido… et déjà je trouve moi que G. et sa bande n’ont pas fait les choses à moitié et qu’il est très classe son dîner d’anniversaire !
La table est dressée, bougie, fleurs blanches, vaisselle blanche, nappes en lin,
L'idée c'est d'être le plus installée possible pour n'être pas délogeable,
z'avez déjà vu un car de CRS chargé des ladies et des gentlemen qui dînent...
Enfin tout est installé, le foie gras est dans les assiettes avec sa petite salade, le champagne coule à flot : une bouteille pour ma fée, une bouteille pour Cé, une bouteille pour Daniel, Esther, Cédric, Hugo, Virginie, Sister, Gaëlle, Vanessa, Pete et ma favorite snob revenue de Tokyo. Et il y a même un mec à la table à côté qui vient nous féliciter sur la déco et qui veut être invité à ma table à moi l’an prochain…
Même Alastair est là, et salue comme les autres convives les cars de police qui passent,
L'ambiance est bon enfant...
Je me détends un peu, enfin…
Non parce que ça m’a stressée d’être une minimini-rallieuse, je vous raconte pas, enfin si je vous raconte… Et c’est justement l’objet de cette note parce que je ne savais pas trop par quel bout le prendre un White Dinner... Le White Dinner c'est pas forcément un truc qui se raconte, un White Dinner c'est un truc qui se vit, c'est pourquoi je vais vous en tartiner deux pages par le trou de la serrure mais comme je suis gentille vous pouvez lire les photos !
Même les bougies saluent...
C'est mon chandelier à moi que j'ai, il est un peu... mmm comme table...
Il faut que je vous confie un truc : On n’a pas été très bon sur les tables, même si le monsieur il voulait être à ma table, l’a pas dû bien compter… C'est-à-dire qu’une table normalement, c’est une table de bridge 80 cmx80 pour 2 convives installés face à face, les garçons d’un côté les filles de l’autre, d’ailleurs là aussi on a un peu foutu le brin parce que majoritairement dans ma petite bande, it’s complicated, quoi… Bref on n’a pas été au top sur les tables : 4 tables pour 13 personnes au final, mais deux tables seulement à J-1 et moi je reçois des mails qui me disent : trouve des tables ou vire des gens.
- Mais je veux pas virer mes gens, moi !
Et Cédric et la Fée réagissant à mon mail vaguement directif : « échec sur la banlieue ouest, on a tiré au sort pas de bol c’est tombé sur vous » et qui commencent à parler de se donner rendez-vous en sortant du bureau juste avant le white dinner pour aller acheter deux tables au Auchan Gallieni et Cédric sous médoc qui trouve que que c’est une bonne idée et tout ça d’aller chez Auchan avec une barquette de framboise ! Non parce que on a fait la répartition des paquets pour les mulets sous champ’, et comment dire disons que les absents s’en sont plutôt bien sortis ! Et Amine qui me demande " comment les tables ?" alors que ça fait 15 jours que je les brieffe et que même la fée, il ajoute, ce traître, que si ils se donnent rendez-vous au centre commercial, il va en profiter pour acheter un pantalon blanc car il en a pas, à J-1, IL FAUT QUE JE L’ECRIVE DANS MON BLOG POUR QUE TU ME LISES, dis ;)
Ils sont mignons tous les deux...
Non mais ça m’a collé une pression cette histoire…
Et qu’est-ce que je vais lui dire moi à G. que ma désorganisation commence à mettre en panique qu’à J-1, j’ai 2 tables pour 13 convives dont un mec en chemise blanche avec un boxer, blanc le boxer, blanc… Putain j’ai reçu le plan codé j’ai 7 tables ça va faire un trou dans la travée, c’est la cata… Je fais la morte, je réponds plus à mes mails, je fais comme les autres sur Face Book…
Un conseil d’ami si vous voulez vraiment connaître vos amis avant les vacances , non parce qu’il faut vivre avec les gens pour bien les connaître : invitez les au White Dinner ! Alors faut savoir que Daniel a l’habitude d’organiser des vacances pour 12 personnes et que ça se sent, que Cé est very good pour donner une bonne impulsion à l’ensemble et faire se rencontrer les gens, et tout, qu’Esther l’anticipe parfaitement le mur quand elle voit qu’on fonce dessus et propose d’aller à Bercy à la pause déj’… Et surtout que même si ils leur arrivent de faire les morts sur Face Book quand on commence à leur parler de tables, de la nécessité d’avoir des tables, ces 13 là ce doit être super de passer des vacances avec eux !
Edit :
D'ailleurs, il faut que je vous dise sur le coup de 19h30 à J-1, c'est La Fée qui soudainement mûe par une crise de responsabilité a filé au Auchan à Gallieni, à arracher deux tables à la garce qui refusait de les lui vendre parce qu'il allait vider son rayon et qu'elle ne voyait même pas comment il allait faire pour transporter deux gros cartons comme ça dans le métro... Avant de nous envoyer un texto vaguement culpabilisateur, du type j'ai deux tables c'était une galère dans le métro avec les cartons tout ça... Même que moi, à part moi, j'ai pensé : mais ,pourquoi il les a pas enlevé les cartons, c'est une valise avec des poignées tout ça... Mais j'ai rien dit parce que tout de suite j'ai pensé : Oh ! je ressemble à ma mère... Alors finalement j'ai envoyé un message du style tu es mon héro et ma mère enfin Daniel il a filé à République avec Brigitte pour aller sauver la fée !
Daubie, Daubie toujours joli...
Un camion avec un groupe juché sur sa plateforme avait été convié
pour assurer l'animation musicale...
Sinon nous on avait Gaëlle et Virginie pour le sound
Bref j’étais donc assise à ma table de 80 x80 pour 4 personnes, même pas serrés en fait grâce aux petits sièges qui font bloc en face à face avec la table valise de campeuse, tout à côté de ma fée, j’avais renoncé à allumer les bougies blanches juchées sur le lourd chandelier de bronze que j’avais traîné dans le métro et caché sous mon bureau entre mes pieds depuis deux jours, pour allumer une cigarette et je me laissais enfin aller au plaisir d’une coupe de champagne.
Chez les it's complicated on est très champ'
Parce qu’il faut que je vous dise autant on n’a pas été bon sur les tables autant on a assuré grave sur le champ’, d’ailleurs en fin de soirée c’était open bar chez nous et pourtant qu’est-ce qu’on picole : une bouteille par personne au moins plus le vin blanc parce que dans ma petite bande on n’est pas radin, on est des princesses : on veut pas porter trop lourd et une table c’est lourd, ça pèse, c’est encombrant, et ça s’achète dans des trucs nul en banlieue, brrr… Sauf Vanessa et Pete qui l’ont trouvé eux la table de bridge pour deux, chapeau bas…
Même Alastair est pompette
Bref, je reviens à ma table, et au moment où je commence enfin à me détendre, où je lâche ma montre, mon portable, mon plan codé, la pression tout ça…
Et c’est là que tout à coup paf ma fée et moi nous retrouvons par terre, patatras, tout le champagne sur nous et le pantalon blanc de la fée acheté à la pause déj qui vire au vert sous l’effet du champagne, très étrange comme réaction je me demande avc quoi ils l’ont traîté ce coton… et DFP qui se précipite et ces 2 poufs de mauvaises camarades de Pink et d’Esther (les garces) qui se marrent en face alors qu’on tente de remonter les sièges et que tout autour de nous les flashes crépitent :
- Oh ! non nous ça va on est bien, de notre côté ça va, etc…
Et quand Alastair a trop bu, c'est une traînée...
On remonte le truc de notre côté donc, sans l’aide des deux qui se marrent et en se demandant si c’est bien stable et boum ! c’est l’autre côté de la table qui s’effondre, Esther et la Snob par terre – bien fait !
Et le monsieur à la table à côté il commence à être content de ne pas être assis à ma table , puisqu’on n’est pas assis à ma table : on est par terre !
Vous noterez le détail des lunettes portées par Kate en couv' de Vogue, je crois...
A terre mais avec du champ’, pleins de trucs délicieux à grignoter , des fleurs blanches et un chandelier heureusement éteint grâce au bon sang d’Esther et Pink, les pieds sur terre enfin là ce serait plutôt le cul par terre mais, sur les Champs Elysées quand même !
Faut positiver le monde entier nous envie comme ces cars de touristes qui passent et qui n’en reviennent pas… Il faut positiver ! C’est so cool Paris !
Sauf que moi chuis pas cool du tout là ! Le Monop ! Faut que je trouve le Monop ! Il est où le Monop ? Je n’arrive plus à décrocher avec mes tables… Je vais acheter une table, des tabourets, j’y vais, je veux aller acheter une table… Mais une bonne âme que je ne reconnais même pas avec toutes ces émotions alors que l’on a bossé ensemble il n’y a pas si longtemps (pardon Anne) vient nous prêter sa table… Super Danny a plus d’un tour dans son sac et très vite la table cassée est devenue deux tabourets, c’est Mac Gyver ce garçon ! Et Amine, Flo et Pink et les autres ont déjà récupéré des tabourets…
Le couvert est à nouveau mis et c’est magique…
Le WHITE DINNER !!!
Tout ce blanc, c’est beau, c’est bluffant, chapeau bas mais alors très très bas, aux organisateurs… C’est un tour de force leur organisation. Ok ! dans ma petite bande on est facilement impressionnable sur ce dernier point vous l’aurez compris… Mais arriver à coordonner un truc pareil moi ça me bluffe !
Et surtout que de souvenirs, d'autres souvenirs chez la fée, chez DFP, des vidéos, des images pleins la tête mais pas une seule image de ce qui fût le micro évènement unique de cette soirée ma table nous est tombé sur les genoux et mes sièges sont tombés par terre au White Dinner… Alors si vous passiez par là, si vous avez des images merci de nous les faire parvenir à l’adresse suivante :
jesuistombeauwhitedinner@gmail.com
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08.06.2008
à propos de sex and the City, Yves Saint-Laurent et moi...
Un dimanche soir à la maison, un dimanche soir qui agonise… Ce week-end j’avais prévu de ne rien faire mais bien évidemment, ma to do list n’était guère plus courte que le week-end précédent… Le week-end est fini, j’ai toujours les sourcils d’emmanuel Chain or les sourcils à Emmanuel Chain n’ont rien à faire sur mon visage, ça ne me sied guère… Par ailleurs, mon appart a toujours l’air d’avoir été mis à sac par des cambrioleurs indélicats, d’ailleurs, c’est une idée, je pourrais peut-être appeler Starky et Hutch pour venir constater les dégâts, vous pensez que si je fais une déclaration de cambriolage, mon assurance me rembourserait les quelques heures de femme de ménage nécessaire à la remise en ordre de la chose… De toutes façons, il faudrait déjà que je trouve la femme de ménage, la perle suffisamment délicate pour que je lui confie les clefs de mon chez moi et suffisamment austère pour qu’elle m’impressionne au point que je n’ose pas mettre le souk chez elle, enfin chez moi, mais dans un nouveau chez moi bien rangé par elle… J’en ai marre d’être bordélique, vous ne pouvez pas savoir à quel point… ça heurte total mon sens de l’esthétique même si grâce à Elle, je sais maintenant que c’est un signe extérieur d’organisation, les bordéliques perdent moins de dossier que les ordonnées, voilà ça c’est fait… Et d’ailleurs c’est vrai moi je ne perds rien, c’est juste que je ne mets pas systématiquement la main sur l’objet que je cherche au moment où je le cherche…
J’ai toujours pensé qu’en grandissant j’allais devenir meilleure, que tous les petits trucs pas forcément fondamentaux mais parfois suffisamment insatisfaisant pour bien prendre la tête quand même, à force de travailler dessus, allaient rapetisser jusqu’à disparaître... Alors qu’en fait non 15 ans d’épilation en institut pour ouvrir l’œil et éclairer le visage, et au finish quoi deux semaines à n’avoir pas le temps de le prendre ce fichu rendez-vous, et tu te retrouves avec les sourcils à Emmanuel Chain… Si vous n’êtes pas convaincu par ce que je vous raconte allez donc voir Sex and the City le film , perso en sortant j’ai eu envie d’une énorme crêpe au Nutella , parce qu’une énorme crêpe au Nutella contient toujours moins de Nutella qu’un pot de Nutella, et que sur ce blog on est sensible à l’idée de modération même si ça se voit pas beaucoup… Parce que en gros qu’est-ce que ça nous dit Sex and The City que si on aime Big, et bien on aime Big mais qu’il va quand même falloir se préparer à en chier un petit peu quand même, parce que Big c’est l’assurance de vivre des moments avec un grand M, mais c’est aussi l’assurance de recevoir quelques claques cinglantes en retour quand même… Alors qu’est-ce qu’il faut faire, préférer à Big une lavette, ben pas sûr Miranda à essayer, première conséquence de l’amour avec une lavette pars en banlieue ma fille, oui oui je sais Montreuil, c’est très bobo, mais c’est très loin du Bon Marché aussi et quand tu vois la frénésie de la vie sexuelle de Miranda, transport en commun + sex appeal d’une lavette = les rendez-vous chez l’esthéticienne, ne plus même penser à les prendre, tu feras… Même Samantha a fini par s’empâter à se languir toute la journée de son jeunot et pourtant elle vit à L.A, je pensais même pas que c’était possible de s’empâter à L.A, moi… Ce film m’a ouvert les yeux sur des trucs… Bref, la seule qui s’en sort bien finalement c’est Charlotte, Charlotte elle a des rêves simples, pour peu que vous lui passiez la bague au doigt en posant un genou à terre, elle ne vous reprochera jamais d’avoir l’air niais, faut dire que Charlotte est elle-même un peu niaise… Et sinon, ben si le jules de Charlotte vous inspire juste une énorme envie de lui en coller une et ben : une crêpe au Nutella, une !
Non sans déconner Sex and the City le film est d’un hyper réalisme cru… Pas plus difficile à comprendre que le succès des chtis, mais pas vraiment le genre comédie à l’eau de rose avec des filles bien fringuées dedans, ça m’a achevé moi ce truc... Déjà que la semaine avait plutôt pas bien commencé avec la mort d’Yves Saint-Laurent pour m’inspirer quelques pensées mélancoliques… Qu’est-ce qu’il m’émeut Saint-Laurent, ce n’est pas tant le fait qu’il ait voulu nous voir toutes en smoking, qu’il ait transposé un tableau de Mondrian sur une robe de forme trapèze, qu’il ait osé ces see-through blouses que je n’oserais jamais porté mais devant l’audace desquelles je bave, ou qu’il ait inventé cette saharienne à lacet si follement classieusement portée par Verushka immortalisé par Rubartoli pour Vogue en 66… Non Saint-Laurent je l’aime pour ce talent pour la vie qu’il n’avait pas, je l’aime pour son côté albatros, pour ces ailes de géant qui semblent toute sa vie l’avoir empêché de marcher… il y a une petite fille en moi que l’on choisissait toujours en dernier quand il s’agissait de former une équipe au basket, personne ne me choisissait d’ailleurs , c’est la prof en général qui se chargeait d’annoncer aux autres que j’étais avec eux, et dans ces moments-là il y a un truc que je me disais pour ne pas craquer , ce truc c’était, un jour, ils verront… De fait, ils ont pas vu grand-chose mais avec lui, ils ont vu, combien par la suite ont dû essayer de venir lui taper sur l’épaule pour lui rappeler à Yves Saint-Laurent ce vieux bon temps à Oran où ils venaient lui taper dessus, pire où ils l’ignoraient… Il y a aussi cette photo de Jean-Loup Sieff où il pose nu, avec ses cheveux un peu trop long, et ces énormes lunettes qui viennent lui manger le visage, sur cette photo, il a un faux air de mon pretty man, sauf que mon pretty man était plutôt le genre de garçon dont toutes les petites filles étaient amoureuses, Big quoi, mais Saint-Laurent à un moment de sa vie a été comme ça dandy, sexy, il faut le voir posant à côté de sa sœur ou encore avec Loulou, Victoire, ou Betty… Et puis vieux, l’air un peu niais, le corps encombré, Pygmalion un peu sot au milieu de ces cygnes, ces modèles au long cou, à l’allure de déesse… C’est bien simple, Saint-Laurent il réveille en moi, la mère juive, j’aurais aimé le prendre dans mes bras et lui expliquer qu’il n’y a aucune raison d’être triste quand on a contribué comme lui à rendre ce monde plus beau…
23:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
21.03.2008
Bill Gates et moi...
Il y a quelques jours mon ibook m’a lâché, envolé les photos, les musiques, les souvenirs… C’est que l’on en avait vécu des trucs lui et moi, des centaines de textes, des petites notes, des récits de voyage et même Sofia Alexandrovna… Si bien que quand le service SAV a bien voulu me le rendre avec un disque dur tout neuf, j’avais beau essayé de me dire que c’était une chance de récupérer un disque dur tout neuf, 9 jours avant la fin de l’extension de garantie, c’était quand même comme retrouvé un vieil ami qui vous aurait trahi et ne s’en souviendrait même plus…
C’est pas rationnel d’en vouloir à une machine et pourtant je lui en veux… Bon ok j’avais aussi très envie de m’acheter un VAIO…
Et c’est comme ça que ça commence dans les films d’horreur...
Il faut dire que les PC moi je ne les ai jamais utilisé que dans les divers bureaux que j’ai eu l’occasion de fréquenter, avec un service IT à portée de téléphone et assez souvent tout près de moi…
J’ai un mauvais fluide avec ces trucs-là… Il suffit que je veuille leur faire exécuter une commande pour qu’elle se bloque, alors qu’un « Jean-Marc » exécutant la même manip deux minutes après moi parvient une fois sur deux à faire redémarrer la bête…
Je n’y connais tellement rien en PC que j’étais, jusqu’à hier soir déballage du carton et allumage de la bête exécuté, convaincu qu’un PC était livré avec une suite Office… J’avais déjà tiqué à l’idée de devoir acquérir un logiciel anti-virus pour un truc déficient immunitaire incapable de survivre sans, alors acquérir en plus word et excell pour mon Window Vista Premium, ça m’a contrarié. Si bien que la chose est repartie illico dans son carton…
Et puisquelques heures plus tard, après une petite ballade sur le net et divers sites marchands pour vérifier s’il s’agissait d’une lubie de Sony ou d’un truc commun à tous les construteurs de PC, même aux constructeurs de PC moches… J’ai dit : ok autant pour moi, heureusement que j’ai fait l’économie du scandale, je vais acheter une suite Office et tout ira bien, je pourrais télécharger mes séries préférées sur ABC
Mais… Ce matin…
Le truc met environ une heure à s’allumer. Je le hais déjà…
Des messages d’alerte bondissent de tous côtés pour me suggérer de créer mes propres disques d’install’ fissa mais pas sur CDR ou DVD Ram..
- Comment alors ?
- Va voir dans l’aide en ligne , me dit la bête, un truc pareil il n’y a qu’un Jean-Marc pour avoir créé ça = ça t'aurait coûté plus d'ajouter une ligne et quelques caractères pour recommander un type de DVD ??? Ok on verra plus tard…
Etrangement, elle ne m’a guère habitué à tant de docilité, la bête reconnaît immédiatement mon routeur internet… Et c’est là que surgissent tous ces messages d’alerte de partout… Et je me mets à flipper grave rien qu’à imaginer les conséquences d’une attaque massive de virus qui irait me pourrir mon crédit sur 10 mois dans les minutes qui suivent avant même que je n’ai pu l’utiliser… Allez hop on se dépêche : installation de Bitfender, on va pas se laisser faire…
Je crée mon compte, mes 5 Go de stockage, je commence l’installation et : YOUR LICENCE HAS EXPIRED…
What ? What are you fucking telling to me ? My license is not expired, my licence is very new, I bought it yesterday fucking bastard…
Seule solution consulter l’aide en ligne… Oh ! ma connexion internet ne fonctionne plus… JEAN-MAAARC ???? Pas le choix, pas d’autre choix que l’appel au spécialiste dans la mesure où je ne peux pas utiliser avec cet ordinateur tout neuf, qui est à moi, ma solution habituelle de dépannage des PC des autres : grand coup de pied dans l’UC suivi d’un éteignage à la sauvage (Oh ! ça va hein vous avez pas vu le genre d’ordi sur lesquels on bosse dans les boîtes de prod, on devrait y amener des Jean-Marc en visite scolaire pour leur montrer à quoi ça ressemblait un système au vingtième siècle…
- Allo la FNAC ?
- Oui bon je crois que le mieux c’est que vous veniez avec l’ensemble…
Je suis humiliée mais je décide de prendre sur moi. Parce qu’en même temps je suis ravie de voir qu’un autre va se dépatouiller avec le pb, je dois dire… Et au final, je recours quand même à ma tactique number 1 pour réparer un PC, sans le grand coup de pied, parce que le machin refuse de s’éteindre, c'est que "le truc" a une installation défectueuse en cours avec sa licence qui « has expired », il n'a pas que ça à foutre que s’éteindre.
Une heure plus tard, j’arrive à la FNAC avec mon carton, mon VAIO un peu bousculé, mon Bitfender et tout, prête à tout laisser pour repartir avec deux cartons tout neuf tout beau pour recommencer sur des meilleures bases… Mais le « Jean-Marc » résoud le problème sans répondre à mes questions et m’expliquer comment il a fait pour que la prochaine fois je puisse me débrouiller toute seule, mais ça ça ne m’étonne pas plus que ça, c’est bien « un Jean-Marc » ça le type qui veut rester le seul à détenir les clefs d’un monde magique… L’Eglise catholique en son temps a fait la même chose, je me comprends, oui je me comprends…
J’embarque au passage la suite Office et retour à la maison… Erreur O117, Bitfender refuse l’installation d’Office qui pourrait être un virus… Il commence à me plaire celui-là : alloooo ????
Oui-non j’essaie oui, j’essaie non, il faut bien essayer des trucs, les Jean-Marc sont en ligne, alors j’essaie mais ça ne fonctionne jamais…
Je finis par avoir deux Jean-Marc au téléphone, très gentil et tout. Le premier me conseille de désinstaller Bitfender qui en définitive doit être mal installé avant de le réinstaller et d’installer Office. Je l'avais bien senti que le gars, à 13H00, il avait faim . Grande inspiration. Je suis forte. Je ne suis pas blonde. Je peux le faire. Je regrette presque qu’il n’ait pas souhaité me rencontrer.
Le truc drôle c’est que l’assistant de désinstallation de Bitfender celui qui n’arrête pas de me causer des soucis m’assure qu’il ne peut pas désinstaller un programme qui n’est pas installé… Pas installé Bitfender alors qu’il est lancé à l’assaut de la bête toutes fenêtres bondissantes, en raccourci sur le bureau, en icône incandescente dans la barre d’outil, etc… Pas installé ? Et bé qu’est-ce que ça va être quand il va être installé cette m… Appelez-moi le patron de la FNAC, je veux parler à un responsable, je vais écrire à Bill Gates…
Bon ok je me calme, je vais désinstaller BitFender via le panneau de configuration ça Jean-marc a dit que je pouvais le faire, Bitfender, c’est pas comme cette saloperie de Norton qui se faufile partout (ils aiment pas Norton à la Fnac). Le hic c’est que Bitfender, il est partout sauf dans le panneau de configuration… Et j’ai beau chercher de l’aide en ligne, puiqu’à présent il ne considère plus ma box comme un vilain virus Bitfender, je trouve pas…
Alors, je rappelle un « Jean-Marc » lui il est un peu meilleur, il sait que l’on ne peut pas désinstaller Bitfender ce truc quand on l’a, on le garde, on peut seulement le réinstaller pour créer un nouveau Bitfender en version intelligente de Bitfender, un Bitfender qui marcherait quoi et en faisant ça on écrase l’ancien le Bitfender débile… « Enfin si on a de la chance » il ajouté Jean-Marc mais bon ça j’ai essayé de me rassurer en me disant que c’était sans doute pas vrai, j’ai remarqué que les Jean-Marc essaient souvent de vous faire essayer des trucs tout simples mais qui ne marchent pas, comme ça eux après ils débarquent genre Zorro… C’était sa façon à lui de me demander mon téléphone en quelque sorte…
Une heure plus tard environ, je hais mais alors Je HAIS mon nouvel ordinateur, mais vraiment… Mais je peux commencer à faire ami-ami via word et découvrir le nouvel Office. J’ai refait mon CV tout ça et alors que j’allais écrire ce texte, je me suis aperçu que l’on pouvait poster directement depuis word, mais évidemment ça ne marche pas mais ce n’est pas très grave, c’est peut-être un coup de Hautetfort… Ce qui est beaucoup plus étrange et qui m’amène à penser que demain "si on me cherche je suis à la FNAC-pourquoi ?" c’est qu’en explorant cette fenêtre d’accueil de Word qui m’avait l’air de fonctionner parfaitement, j’ai voulu jeter un œil au modèle de document notamment pour voir si je pouvais pas améliorer la présentation de mon CV : et là vous voulez connaître la fin ?
Je ne peux pas télécharger le modèle parce que ma suite Office qui m’a coûté un organe (enfin pas tout à fait…) cet après-midi chez mon revendeur préféré, Microsoft me dit que c’est une contrefaçon…
Contrefaçon toi-même C…
00:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille
17.03.2008
Le couple de Courbevoie...
Cher(es)(s) web'lespectatrice, web'lespectateurs, je reviens de chez Cédric blabla point com (toujours pas fichue de vous mettre un lien parce que ma version de safari est pfff presque aussi vieille que moi et que là tout de suite plutôt que d'updater Safari j'ai envie de m'acheter un Sony de pétasse) et là paf ce fût une grande claque...
Hier encore je me réjouissais de n'être heureusement pas mariée avec un mec qui s'appellerait Jacky, qui bosserait dans une banque et qui avec ses éconocroques m'auraient permis d'accéder à deux à un crédit sur 10 ans et quelques 80m2 en banlieue, alors que moi toute seule ce serait plutôt un crédit sur 30 ans et avec un peu de chance 18 m2, parce que bien entendu il ne me serait pas venu à l'idée de franchir le périph' et que mes éconocroques je peux toujours mettre en vente des trucs sur e-bay, mais ça va pas payer un appartement mes chaussures pour rester assise, et pas mes sacs, je vendrais pas mes sacs... Bref blablabla, Courbevoie, je me serais ennuyée dans cette petite vie où il ne se serait pas passé grand chose, etc...
Et bien, je me trompais. À peine mariée depuis quelques heures et quelques bouteilles de champagne avec Jacky le banquier, Jen s'est fait "trompée"...
Elle est trop forte, cette Jen.. Parce que ça comme genre de vie où il ne se passe rien, moi je m'incline, moi il m'a fallu 6 mois et 157 posts pour apprendre et vous révèler qu'il y avait quelqu'un d'autre depuis bien avant moi, j'aurais pu poser la question plus tôt vous me direz mais là n'est pas l'objet, d'ailleurs, il paraît que même Britney Spears et Sarkozy ont les boules avec cette histoire de Jacky le banquier...
À peine 24 heures après son mariage, Jacky le banquier a fauté, il a trompé Jennifer, j'en suis restée le cul par terre parce que moi je croyais que cette histoire de mariage c'était surtout pour que l'on vote pour la fée daubette et la bobo au Festival de Roman...
De source sûre: tout aurait commencé avec un texto dont je ne me permettrais pas de vous révèler le contenu parce que c'est p... rivée et que techniquement je n'ai pas vu le texto, que Jacky-daubie daubie aurait reçu en plein séminaire de force de vente de la BNP sur la délivrance et la gestion des moyens de paiement...
Ainsi, Jen aurait épousé une traînée, une accusation dont Jacky le banquier se défend car il serait , dit-il, "dans l'expectative" - vous noterez que je m'exprime de source sûre, c'est bien ma fée, ça, l'expectative... alors est-ce que y songer c'est déjà tromper de toutes façons on s'en fout puisqu'il n'y a pas vraiment eu de mariage et je ne dis pas ça parce que je suis véner que la fée ait été plus rapide que mon napolitain...
Et vous, web'lespectatrice, web'lespectateurs, de quel côté êtes-vous du côté des amoureux-zes bafoué(e)s votez pour Jen, du côté des don juan(ne)s ou de ceux qui sont "dans l'expectative" votez pour la fée daubette. Vous ne vous prononcez pas car vous pourriez bien être des deux camps ça dépend des jours et des textos, votez pour les deux... et pour le lien, et bien vous allez dans google parce que je n'ai toujours pas acheté mon portable argenté et vous tapez festival de roman ensuite dans les catégories c'est blog de vie et ensuite cé elle restera très tard au bureau le soir pour valider vos votes...
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29.02.2008
6 tics et sales manies...
Accrochez-vous bien, je m’en vais vous révéler 6 tics et petites manies que vous ne savez pas sur moi et que l’infernale Jen* a osé me demander…
De toute façon, j’adore ça les stripteases surtout si l’on ne me demande pas de me déshabiller, of course…
1 – Je ne m’assois jamais sur la cuvette de mes toilettes sans jeter un coup d’œil dans le fond, pour m’assurer qu’un python ne s’y trouve pas. C’est connu que, dans les grandes villes, les pythons qui s’échappent de leur vivarium aiment à explorer les immeubles en ressortant via les canalisations, alors moi je fais gaffe… Avant, quand j’étais petite, il y a quoi 2 ou 3 ans, j’allais même jusqu’à rabattre systématiquement le battant des toilettes, pas par peur, simplement pour m’assurer que le python n’en profiterait pas pour aller visiter le reste de mon appartement : un python qui dort sous le lit, ça craint… Mais c’est fini, j’ai travaillé dessus et j’ai réussi à contrôler le truc, en bloquant l’abattant pendant plusieurs années, avec des clous, des pointes et des vis, et aujourd’hui ça va mieux, ça m’agace même, les mecs qui rabattent l’abattant pour cacher le pipi sur le bord… Mais tout de même, je ne m’assois jamais sur les toilettes, sans jeter un petit coup d’œil au fond, on peut apprendre à maîtriser ses peurs les plus stupides, mais l’on n’est pas obligée de se comporter de façon totalement inconsciente, non plus…
2 – Je n’aime pas les ascenseurs. Mais bon, je n’aime pas non plus les escaliers tout le temps. Alors il m’arrive d’emprunter l’ascenseur. Mais ces jours-là, avant que les portes ne se referment, je jette toujours un petit coup d’œil sur le plafond de l’ascenseur, afin de m’assurer qu’un sadique avec une voix nasillarde, une allumette et un bidon d’essence, ne s’apprête pas à soulever le plafonnier pour me dire : « alors Gabrielle, comme on se retrouve, hein ? »…
3 – MA place au cinéma, c’est au cinquième rang au milieu, je vous dis ça juste pour que vous preniez l’habitude de ne pas vous y asseoir parce que j’ai horreur, mais alors horreur que l’on me prenne MA place… ça me contrarie…
4 – Je me saisis de mon téléphone fréquemment pour vérifier que ce petit salaud n’est pas en train d’appeler la terre entière, alors qu’une langue de vipère et moi sommes en train de déblatérer à propos de tout et n’importe quoi, mais souvent à propos d’X ou Y, je dois dire… Mais je ne suis pas qu’une langue de p… Non il m’arrive aussi de vérifier que mon téléphone n’est pas en train d’appeler la terre entière tout seul comme un grand, lorsqu’une langue amoureuse fourrage à l’intérieur de ma bouche, par exemple… Enfin pas pendant, après…
5 – Je suis toujours en retard… Ce qui me fait culpabiliser, c’est affreux… Mais c’est pas ma faute à moi… En lisant Justine Levy, j’ai découvert que j’étais "chronostique" : je sais que le temps existe mais je n’y crois pas. Par exemple, bien sûr que j’ai le temps de me laver les cheveux, de les peigner et de les sécher, et d’être à l’heure avec des cheveux qui brillent à mon rendez-vous, dans 45 mn à l’autre bout de Paris…
6 – J’ai souvent l’impression qu’un truc qui n’a jamais marché, soudain va marcher, j’ai beau savoir que… Et bien non… Comme si simplement parce que je l’avais décidé, là maintenant tout de suite, ma vie va changer, enfin pas ma vie, mais moi … J’ai une vraie faculté à nier les évidences… C’est sûr des petits trucs, hein… Par exemple, je vous donne un exemple, j’ai deux mains gauche, je ne suis pas foutue de limer correctement mes ongles, pas deux ongles qui ont la même forme, une fois sur deux j’applique mon vernis alors que la base n’est pas sèche, etc… Et comme souvent, la nécessité, l’urgence absolue de la petite manucure vite fait bien fait me prend juste 45 mn avant ce fameux rendez vous à l’autre bout de Paris, ça se complique encore puisque évidemment j’ai besoin de trouver mes clefs au fond de mon sac, ou un ticket de métro alors que mon vernis n’est pas encore sec. Si bien qu’au final, j’essaie d’oublier mes mains et je laisse mes ongles vivre leur vie en me désolant régulièrement de leur état. Et pourtant, deux fois par an, je me retrouve chez Séphora, à dévaliser le rayon Mavala, pour acheter, base, durcisseur, top coat, huiles, petits pots de crème, repousse cutile, vernis qui coûte cher, sèche vernis, limes diamant, etc... J’ai beau déjà tout avoir à la maison en triple exemplaire, pour me faire des jolies mains et ne jamais m’en servir, je renouvelle tout le stock parce que c’est sûr que cette fois avec les bons produits, je vais y arriver, alors qu’en fait, non … Avec l’âge, l’expérience, je devrais avoir appris à me connaître un tout petit peu et en être arrivé à la sage conclusion qu’avec tout le fric que je claque là-dedans, je devrais plutôt prendre un abonnement chez Carita, et ben non ! je continue à aller chez Sephora parce que bon vu les tarifs d'une manucure, ce serait quand même foutre du fric en l’air pour rien !
à qui n'en veut...
* toujours pas possible d'insérer un lien sous safari mais tout le monde aura reconnu la bobo, pour les autres : http://boboparisienne.hautetfort.com/
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23.02.2008
Ma soirée langue de p... a mal tourné... je vous explique...
Chaque année au mois de février, je me réserve une petite soirée à moi toute seule pour m’énerver. Enfin non, j’exagère un peu, plus jeune j’ai fait ma rebelle et plusieurs années de suite j’ai boycotté cette grande messe d’auto-congratulation du cinéma français. À cette époque, je voyais jusqu’à 5 à 6 films par semaine en salle, et j’étais rarement d’accord avec les palmarès que j’avais cessé de regarder en signe de désaccord et de protestation ; il faut dire qu’à cette époque, je voyais encore des films français, maintenant plus trop alors chaque année, ça me fait une petite cession de rattrapage… Bref, je m’informe…
Mais ce n’est pas de ça que je voulais parler, je digresse… Chaque année, au mois de février disais-je, depuis que j’ai atteint une certaine maturité, une certaine sérénité, j’aime à me réserver une petite soirée télé par an pour m’énerver… Je me prépare un petit plateau, j’enfile ma petite nuisette et hop ! au lit pour un samedi spécial cinéma français…
Alors déjà cette année, ils m’ont tout foutu en l’air, Les Césars c’était ce soir, vendredi donc. Pour un peu, je les manquais… Probablement que si j’avais bossé, enfin je veux dire si j’avais été employée par une société pour y fournir un certain travail contre rémunération, je serais passée à côté de l’événement… Mais comme en ce moment, je travaille à la maison, sur un projet qui peut-être n’aboutira jamais, ma petite pause c’est internet, l’équivalent du smirting pour qui peut fumer comme un pompier dans son bureau-lit, sans risquer d’avoir à s’amender de la modique somme de 69 euros (c’est ça ?). Bref , du coup, j’étais déjà en nuisette, j’ai juste eu à préparer le petit plateau tv et hop ! c’est parti pour la soirée-mamie.
Alors pour commencer, et avant que je ne vous parle de mes premiers signes alarmant de dégénéressence, les actrices sur le red carpet… où l’on découvre que le légendaire chic français s’est définitivement laissé surpassé par le chic US, ou bien – engagez des stylistes, les filles ! – parce que les robes RAS… C’est sans intérêt, comme chaque année…
J’ai bien aimé l’allure de Chiara Mastroianni, simplissime et chic dans son fourreau noir, cela reste très classique, mais j’adore ces cheveux lâchés et cette fille embellit de jour en jour, je trouve, on l’a connu post adolescence ingrate, la maturité lui va bien, je l’aime bien…
J’ai trouvé la petite Depardieu assez mal fagotée, dans son costume d’homme, d’une manière générale, je trouve Julie toujours assez mal fagotée, mais d’habitude ça lui va bien, et au final ça lui crée un style bien à elle, un peu notre Chloé Sevigny à nous quoi (bon, là je m’emballe un peu) mais, là, elle s’est juste ratée, je trouve… À côté d’elle, il y avait Ludivine Sagnier à qui elle a offert son César du meilleur second rôle , pas mal, pas très personnel non plus, pas mal…
Au moins cette année, personne n’avait songé à faire découper sa robe dans les rideaux de tata, encore que je reste plus que circonspecte sur le rose très acidulé d’Alice Taglionni, je sais c’est très tendance, mais sur une robe et sur du long ça reste too much pour moi, ou alors il faudrait que ce soit porté par une rousse, là ça deviendrait intéressant peut-être, mais avec un blond californien, c’est Reese Witherspoon dans Barbie à la fac, je crois même avoir vu de la dentelle, et là ça devient « Karlement » Miami – where is Don Johnson…
Puis vint la môme, et ses cheveux tout ébouriffés, je ne serais pas étonnée d’apprendre que la main d’un John Nollet se soit glissée dans ce fouillis, dans une petite robe rose poudrée très année folle, assez égale à elle même, mais son look ne m’interpelle jamais vraiment, j’ai toujours le sentiment qu’elle n’a pas piqué que son coiffeur à Vanessa Paradis, et que l’ensemble tomberait toujours mieux sur la brindille blonde, peut-être manque-t-il à Marion le it-boy à accrocher à son bras… Mais je crois surtout que ce qu’y manque à la plupart de ces filles, c’est la grâce, le chien, un petit truc en plus…
Un petit quelque chose de Jeanne Moreau, peut-être… Même affublée d’une drôle de robe noire dont je ne peux m’empêcher de me dire qu’elle la transforme en sarcophage, Jeanne Moreau, reste Jeanne Moreau… La lippe boudeuse et arrogante, la voix de tenancière de bordel, l’œil qui pétille, l’intelligence, putain quelle classe !
Et c’est là que, allez j’avoue, j’ai pleuré… Et là c’est terrible, je vous explique : je suis en train de me transformer en MA MÈRE… Maman, si tu venais un jour à lire ces lignes, ne le prends pas mal, simplement avoue que tu as la larme plus que facile, et moi aussi mais pas sur le même truc et avoue que, que je me mette à chialer parce que Jeanne Moreau après un discours intelligent et digne sur l’exception culturelle a choisi de transmettre ce César, comme une sorte de témoin, de relais, à la jeune Céline Sciamma réalisatrice d’un très beau, très sensible premier film nomminé mais non nommé La naissance des Pieuvres – j’ai pas dit « la jeune » Céline Sciamma, non j’ai pas dit ! Maman ! sors de mon corps ! ça suffit maintenant ! je ne peux pas avoir dit la jeune Celine Sciamma, alors que cette fille a à peu près mon âge ! c’est TOI qui parle comme ça, pas Moi, moi je suis jeune, c’est moi ta petite fille…
Maman j’ai pleuré, tu te rends compte, ok tu m'as fait, tu sais que je pleure devant sissi et la saga du dimanche après mide sur M6, mais ça avoue que ça normalement moi ta petite fille ça ne me fait pas chialer, dans le meilleur des cas celui-ci, je me tais, Jeanne Moreau, respect madame, dans un cas plus limite, je ne sais pas genre Judith Godreche ou Sophie Marceau se lançant dans un truc similaire, je me marre, si c’est Luc besson, je hurle, mais pleurer, non…
Mais enfin, jamais, jamais, moi ta petite fille, je n’aurais chialé pour un truc pareil… Mes cheveux blanchissent à vu d’œil, ok il faut que je refasse une couleur, ma peau se désagrège et les signes sont encore plus visibles depuis que je me fais du souci… Car je me fais du souci, c’est vrai. Je me fais ma petite fixette. Il faut que je vous remette dans le contexte. Il y a quelques jours, j’ai réalisé que dans quelques jours, un 4 va venir s’aligner derrière la première dizaine de mon âge. Que ça fait des années que je n’ai pas fêté mon anniversaire alors qu’il était encore avouable. Et que là c’est clair que dans les jours qui viennent il faut que je pense à virer mon année de naissance de mon profil face book avant qu’elle ne me trahisse, puisque d’ici quelques mois c’est sûr, je mens sur mon âge… J’aurais 34 ans pendant quelques années, c’est tout, c’est mon âge, je dis ce que je veux, pis c’est tout…
Vous trouvez que j’exagère ?
C’est parce que je ne vous ai pas tout dit… Quelques minutes plus tard, alors que j’avais déjà séché mes émotions, Alain Delon monte sur la scène : pourquoi est-il là, demande-t-il, "et bien tout simplement parce que c’était toi, parce que c’était moi, parce que tu aurais eu 70 ans cette année, parce que nous étions fiancés" et là paf ! une photo de Romy Schneider et Alain Delon apparaît sur le grand écran… Et ? Bis repetita, les larmes, vous savez ce truc incontrôlable qui monte et envahit vos yeux… Pourquoi ? Parce qu’elle était belle, parce qu’elle est morte trop tôt, parce que La Piscine, parce que qu’elle tête aurait-elle eu aujourd’hui… Et parce que vous avez vu quelle tête il a Rocco Le Guépard aujourd’hui ??
Je vous ai convaincu là…
Bon heureusement, il doit me rester encore deux trois neurones, et quand Clothilde Courreau, princesse italienne, en Sainte-Bernadette sous acide est venu nous réciter son couplet sur la grande famille du cinéma français, j’étais du bon côté, du côté de ceux qui ricanaient… À la décharge de Clothilde, une colombe semble s’être scratché sur son bustier juste avant la cérémonie, et il faut bien reconnaître que ça doit faire une drôle d’effet quand l’oiseau de la paix choisit votre buste pour mettre fin à ces jours. Nan ! Chuis méchante, je crois que je l’aime plutôt bien son bustier à plumes blanches porté avec une jupe noire taille haute, en revanche, j’espère pour elle qu’elle s’est fâchée avec son coiffeur parce que là il y aurait de quoi être furax…
Autre moment notable de la soirée la prestation de Claude Berri. Invité par Abdellatif Kechiche à monter avec lui sur scène pour récupérer le césar du meilleur film pour "La Graine et le Mulet"… Était-il bourré ? Malade ? Liquide ? il m’a paru en tout cas très diminué, ou très saoul…
Voilà ! c’est fini et vous remarquerez que je n’ai toujours pas parlé de cinéma. Et bien non les Césars, c’est pour les robes et les gossips, le cinéma, c’est dans les salles qu’il faut aller le voir. Et pour ceux qui ne les ont pas encore vu, je vous recommande vivement : "La Vie des Autres" (césar du meilleur film étranger), "Persépolis" (césar du meilleur premier film, et de la meilleure adaptation) et "La naissance des Pieuvres" de Céline Sciamma qui devra l’an prochain transmettre le César de Jeanne Moreau pour l’ensemble de sa carrière, à un auteur qui aura défendu à ses yeux l’exception culturelle française, sniff…
Pour ma part en cession de rattrapage, ce sera "La Graine et le Mulet", dont je ne comprends même pas comment il a pu m’échapper à sa sortie alors que j’avais adoré "L’Esquive"…
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18.02.2008
La Revélation / Comment ça dure un couple
Alors là les amis, j’ai l’impression d’avoir mis le doigt sur un truc, genre tu dis un truc comme ça, et puis d’un coup tu te rends compte que c’est vachement intelligent ce que tu as dit, et là paf la révélation, une nouvelle sagesse qui te vient comme ça d’un coup… Et tu te dis : mais oui mais c’est bien sûr…
Alors pardonnez-moi mais là je suis un peu bouleversée par moi-même, j’en perds mes mots, si je me laissais aller, je vous appellerais la horde mais bon comme vous n’êtes pas aussi nombreux que chez Fonelle, je vais éviter, si je dépasse pas les 10 commentaires, ce serait humiliant…
J’étais en train de lire le blog de Cé*. Tout le monde ici connaît Cé*, le kiné et tout… Il se trouve que Cé* moi je la connais aussi dans la vraie vie et que l’on s’attache à travers nos petits blogs donc la semaine dernière avec quelques autres bras cassés de la love relation, on s’est retrouvé tous ensemble pour fêter la Saint-Valentin.
Vous l’avez déjà lu ailleurs mais je vous fais quand même la liste des guests, rapport au fait que moi aussi je voudrais avoir une horde (un lien une *=un com’, svp)… Il y avait donc une sœurette, une Garance toute en boucles**, la petite amie de Sainte-Rita***, un dj qui fait des scratches et tout**** (enfin je crois), et aussi daubie daubie toujours jolie*****, le mec qui a piqué le pull bleu d’Anne Sinclair******, and last but not least Hugo le mec qui avait trouvé son fan club il y a quelques mois parmi les lectrices de cé*…
Le dress code de la soirée c’était « it’s complicated »…. Vous savez comme sur face book ce statut qui n’est ni single, ni engaged, ni married but it’s complicated…
Bref dans son post cé* qui avait un scoop a vous délivré, cause que moi j’étais déjà au courant, m’interpellait en disant : « dis c’est vrai tu crois que ça ne change pas un homme ? » alors tout en lisant la fin du post je réfléchissais comme ça et je me disais…
Non je ne crois pas que l’on puisse changer et en même temps je me disais c’est vraiment pas cool de dire ça comme ça , d’autant que moi, grand cœur d’artichaud dans le fond presque autant que la choupette*** je ne suis pas sûre que ça soit vraiment une mauvaise idée que de renouer avec le kiné…
Parce que dans le fond… Je me disais, tu ne le changeras pas, je ne crois pas que l’on puisse changer, on ne change pas, on évolue heureusement mais on ne change pas, et en même temps, je me disais, c’est ce que font 98% des couples passer le temps que dure une relation à essayer de changer l’autre…
Et jusque-là, j’avais toujours trouvé ça super antinomique, j’en parlais encore à Garance**, il y a quoi 10 jours… Je disais en substance que c’est ce qui m’a longtemps tenu à l’écart du couple, observer autour de moi tous ces gens tombés amoureux / amoureuses d’une personne et passer leur vie, le temps que dure une relation au moins à essayer de changer l’autre…
Pourquoi vouloir changer celui / celle que l’on aime ? Si on l’aime c’est sûrement aussi pour ça, on a les défauts de ses qualités et vice-versa…
Et c’est là que bling !!! tout d’un coup j’ai été frappée par une soudaine révélation / la maturité : et si c’était ça finalement l’amour aimer suffisamment quelqu’un pour l’aimer aussi avec ses défauts, que ce soit la larguite aiguë, sa femme, ou autre chose… En sachant bien dans le fond qu’il ou elle ne changera jamais vraiment durablement mais que bon ça vaut quand même le coup de vivre cette histoire. Puisque de toutes façons tant que rien n’est venu nous prouver qu’un être humain ne changera jamais, on peut garder dans un coin de sa tête le fait qu’il pourrait bien un jour, être frappé par La Révélation, il y a des cas… Comment ça qui ? heu Carla Sarkozy… qui sera « la femme de son mari jusqu’à la mort » c’est écrit dans l’express et c’était pas gagné, hein…
Et donc finalement si c’était ça le secret pour faire durer un couple aimer suffisamment quelqu’un pour avoir envie de s’employer à en faire une personne mieux encore… Regardez par exemple, Pygmalion et Galatée, c’est vrai ça ne finit pas très bien, mais il a pas choisi le plus facile lui il est parti d’un bloc d'argile, lui, il y avait tout à faire aussi…
Bref voilà, je me suis un peu perdue dans des digressions, je ne suis pas sûre d’avoir été super claire, mais si j’ai pu ouvrir quelques pistes de réflexions et faire gagner quelques années vers le chemin de la sagesse et du bonheur à deux ou trois très jeunes adolescents enfants, et bien j’en serais heureuse, tiens ça me consolerait presque de ne pas avoir de com’… Parce que là, j’ai vraiment le sentiment d’avoir compris un truc.
Et en même temps, je rappelle aux lecteurs les moins avertis que l’auteur de ce blog avant de rencontrer l’homme qui depuis quelques années occupe ces pensées, son lit souvent but it’s complicated, n’avait jamais franchi le cap des 6 mois dans une relation. Et le plus souvent le cap des 3 semaines d’ailleurs, et encore en se voyant pas tous les jours, sinon il y avait les one shot…
À ce sujet, est-ce qu’il faut coucher le premier soir ou pas ?
'tain de mac intosh pourquoi ça ne fonctionne pas les liens sur safari maintenant
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14.02.2008
hé ben alors, si c'est hormonal... Hé ! bé...

Mardi soir, j’ai regardé Fogiel. Oui, j’ai regardé Fogiel.
Il y avait un vague sujet sur le libertinage, destiné à capter l’audience avant de recevoir en dernière partie d’émission, l’invité du jour, celui que tout le monde attendait, pas ce brave Faudel mais le rédacteur en chef de L’Express, l’intervieweur de Madame Sarkozy venu vivre en direct son quart d’heure warholien sur un sujet qui n’intéresse pas les français, mais moi à fond.
Mais revenons en au libertinage, pour faire oublier le caractère racoleur du sujet, il fallait une caution scientifique : l’on avait donc fait venir, le sexologue de service. J’ignore où ils avaient trouvé ce petit bonhomme assez miteux dont le principal fait d’arme semblait le fait d’être marié et fidèle, en tout cas semble-t-il en mode sexuel exclusif depuis 38 ans. Il ne ressemblait vraiment pas à grand chose leur sexologue, en fait il m’a fait penser à Brian Jones. Pas qu’il était blond avec le poil doux, une mèche bien lisse et un costume blanc, pas non plus que je l’imaginais se promener au côté d’Anita Pallenberg, c’est simplement qu’en ce moment je suis plongée dans une bio des Stones et que le running gag de Brian lorsque l’on parlait affaire chez les stones c’était : « hi ! Keith Norris artistic representative Cockfosters », en private joke au sujet d’un agent artistique totalement miteux qui, à leurs débuts, était venu abordé les futurs Stones, avec pour seul fait d’arme de venir de cette petite station de métro en bout de ligne, en diagonale de Heathrow où peu de londoniens semble-t’il ont déjà mis un pied. Je ne m’étendrais pas sur la délicatesse du bonhomme qui nous narra au passage les problèmes d’érection d’un patient âgé de 86 ans, dont le problème semblait sans rapport avec le sujet, mais le sujet n’était qu’un prétexte, pour en venir à cette bombe que le petit bonhomme nous lâcha en cours d’émission : il existerait une hormone de la fidélité !
Comme justement j’étais en train de penser à mon ami, probablement allongé à cette heure au côté de sa dame face à un débat conduit par Bruno Vespa, peut-être sur le problème des poubelles à Napoli, où sur le retour de Berlusconi, où sur Sarkoléon et Carla di Medicis… je me redressais !
Alors oui il existerait une hormone de la fidélité. Mais stop ! on revient près de son écran, inutile de se précipiter à sa pharmacie, cette hormone n’existe pas en hormone de synthèse… C’est une hormone naturelle sécrétée par les mammifères pendant l’acte sexuel. Ainsi donc, homme repu ne va pas manger chez la voisine. Et les boulimiques alors… Mauvaise nouvelle, l’homme en produit moins que la femme ou plus exactement, la femme produit cette hormone à deux moments de sa vie, en période d’activité sexuelle et également en période de lactation. Elle est pas belle la vie les mecs ? Et dire que malgré tout on continue quand même à se taper des épisios ! Le monde est injuste.
Depuis, je n’arrête pas de regarder mes seins. Il paraît que cette hormone chez les brebis favorise l'attachement maternel. Et bien moi la semaine dernière on m’a prêté un chat, et j’ai bien constaté que j’avais une attitude très louche avec elle, ne m’énervant même pas, même pas un petit peu quand elle venait perturber mon sommeil. Si ce n’est pas un signe ça… J'étendais la main pour la caresser en disant : ma peluche que t'es belle... Bouh Bouh... Le comble du niais. Je suis sûre que j’ai un truc qui déconne…
Bon si vous voulez en savoir plus sur l’ocytonine, je vous conseille d’aller faire un tour sur Wikipedia, je suis pas les frères Bogdanoff pour vous décrypter la science moi, et sur ce je vous laisse, je file lire des vieilles interviews de Carla Sarkozy, certains jours j’aimerais bien être un peu plus mec, moi !
15:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blabla de fille
23.01.2008
Fashion mission...
En général quand ça commence comme ça le shopping, ça finit mal.
Le 6 janvier encore, j’ignorais que j’en voulais une, ça ne m’avait pas traversé l’esprit, c’est tout. Lorsque je pensais écharpe, je pensais à l’opus Vuitton en léopard siglée en fushia vue autour de tous les cous fashions cet automne, et qui n’avait pas atterri encore dans ma garde-robe, parce que tout de même ça coûte un bras pour un accessoire qui est pile dans la saison, et qu’un dernier brin de bon sens bourgeois m’empêche de considérer comme un basique, un vrai… De toutes façons, je m’en fiche, l’an prochain une fille la vendra un quart de sa valeur sur e-bay et là telle une tireuse embusquée cachée dans la toile, à la dernière minute j’enchérirais et je l’aurais…
C’est alors que je l’ai vu elle… à son cou à lui… Une sublime écharpe de cachemire noire, qui n’en finissait plus de faire le tour de son cou, et de douilletter langoureusement sur ses épaules… C’est son cadeau de Noël a-t’il dit… et moi j’ai pensé, il me la faut…
Un cadeau de ma fille, a-t’il dit, ce que j’ai immédiatement traduit par elle doit coûter un bras où l’a-t’elle acheté ? où l’a-t’elle acheté ?
Inspection minutieuse de la chose d’où ne dépasse aucune étiquette, aucun sigle délicatement brodé, un seul indice c’est une création de ce styliste qui expose à Florence ce week-end, soit vers le 10 janvier 2007… Evidemment il a beau essayé de se souvenir du nom du créateur, le chéri n’y parvient pas, inutile de compter sur un homme pour retenir les détails essentiels… Je l’interroge en pratique où ? quand ? comment ? il me répond finition…pfff…
Bref, « your mission is »…
Et bien après enquête, l’écharpe a été achetée à New York, et elle coûte 300 dollars ce qui est la preuve irréfutable que les femmes poissons ont un goût très sûr, quand au nom du styliste tout occupé à tirer des conclusions astrales, il a oublié, autant dire que dans ma quête du fashion Graal, je ne suis pas arrivée…
Or cette écharpe en cachemire noire absolument basique, douillette, merveilleuse, il me la faut… Absolument car elle ira à merveille pour réchauffer ma petite veste en peluche imprimée léopard… so Monica Vitti…
Je suis allée au Bon Marché, il y avait trop de monde ça m’a énervé, je suis allée aux Galeries Lafayette, infernal, c’est fini les soldes les filles rentrez chez vous, je suis allée au Printemps et j’ai cru mourir étouffé c’est par où la sortie, je suis allée au BHV en ce moment je vais tous les jours au BHV car je décore, enfin, je suis allée chez Eric Bompard, c’est quoi cette écharpe ridicule de 20 cm de large par un tour de cou de long et c’est tout ?
Z’avez pas une piste, les filles ?
20:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blabla de filles

