29.02.2008

6 tics et sales manies...

Accrochez-vous bien, je m’en vais vous révéler 6 tics et petites manies que vous ne savez pas sur moi et que l’infernale Jen* a osé me demander…

De toute façon, j’adore ça les stripteases surtout si l’on ne me demande pas de me déshabiller, of course…


1 – Je ne m’assois jamais sur la cuvette de mes toilettes sans jeter un coup d’œil dans le fond, pour m’assurer qu’un python ne s’y trouve pas. C’est connu que, dans les grandes villes, les pythons qui s’échappent de leur vivarium aiment à explorer les immeubles en ressortant via les canalisations, alors moi je fais gaffe… Avant, quand j’étais petite, il y a quoi 2 ou 3 ans, j’allais même jusqu’à rabattre systématiquement le battant des toilettes, pas par peur, simplement pour m’assurer que le python n’en profiterait pas pour aller visiter le reste de mon appartement : un python qui dort sous le lit, ça craint… Mais c’est fini, j’ai travaillé dessus et j’ai réussi à contrôler le truc, en bloquant l’abattant pendant plusieurs années, avec des clous, des pointes et des vis, et aujourd’hui ça va mieux, ça m’agace même, les mecs qui rabattent l’abattant pour cacher le pipi sur le bord… Mais tout de même, je ne m’assois jamais sur les toilettes, sans jeter un petit coup d’œil au fond, on peut apprendre à maîtriser ses peurs les plus stupides, mais l’on n’est pas obligée de se comporter de façon totalement inconsciente, non plus…


2 – Je n’aime pas les ascenseurs. Mais bon, je n’aime pas non plus les escaliers tout le temps. Alors il m’arrive d’emprunter l’ascenseur. Mais ces jours-là, avant que les portes ne se referment, je jette toujours un petit coup d’œil sur le plafond de l’ascenseur, afin de m’assurer qu’un sadique avec une voix nasillarde, une allumette et un bidon d’essence, ne s’apprête pas à soulever le plafonnier pour me dire : « alors Gabrielle, comme on se retrouve, hein ? »…


3 – MA place au cinéma, c’est au cinquième rang au milieu, je vous dis ça juste pour que vous preniez l’habitude de ne pas vous y asseoir parce que j’ai horreur, mais alors horreur que l’on me prenne MA place… ça me contrarie…


4 – Je me saisis de mon téléphone fréquemment pour vérifier que ce petit salaud n’est pas en train d’appeler la terre entière, alors qu’une langue de vipère et moi sommes en train de déblatérer à propos de tout et n’importe quoi, mais souvent à propos d’X ou Y, je dois dire… Mais je ne suis pas qu’une langue de p… Non il m’arrive aussi de vérifier que mon téléphone n’est pas en train d’appeler la terre entière tout seul comme un grand, lorsqu’une langue amoureuse fourrage à l’intérieur de ma bouche, par exemple… Enfin pas pendant, après…


5 – Je suis toujours en retard… Ce qui me fait culpabiliser, c’est affreux… Mais c’est pas ma faute à moi… En lisant Justine Levy, j’ai découvert que j’étais "chronostique" : je sais que le temps existe mais je n’y crois pas. Par exemple, bien sûr que j’ai le temps de me laver les cheveux, de les peigner et de les sécher, et d’être à l’heure avec des cheveux qui brillent à mon rendez-vous, dans 45 mn à l’autre bout de Paris…



6 – J’ai souvent l’impression qu’un truc qui n’a jamais marché, soudain va marcher, j’ai beau savoir que… Et bien non… Comme si simplement parce que je l’avais décidé, là maintenant tout de suite, ma vie va changer, enfin pas ma vie, mais moi … J’ai une vraie faculté à nier les évidences… C’est sûr des petits trucs, hein… Par exemple, je vous donne un exemple, j’ai deux mains gauche, je ne suis pas foutue de limer correctement mes ongles, pas deux ongles qui ont la même forme, une fois sur deux j’applique mon vernis alors que la base n’est pas sèche, etc… Et comme souvent, la nécessité, l’urgence absolue de la petite manucure vite fait bien fait me prend juste 45 mn avant ce fameux rendez vous à l’autre bout de Paris, ça se complique encore puisque évidemment j’ai besoin de trouver mes clefs au fond de mon sac, ou un ticket de métro alors que mon vernis n’est pas encore sec. Si bien qu’au final, j’essaie d’oublier mes mains et je laisse mes ongles vivre leur vie en me désolant régulièrement de leur état. Et pourtant, deux fois par an, je me retrouve chez Séphora, à dévaliser le rayon Mavala, pour acheter, base, durcisseur, top coat, huiles, petits pots de crème, repousse cutile, vernis qui coûte cher, sèche vernis, limes diamant, etc... J’ai beau déjà tout avoir à la maison en triple exemplaire, pour me faire des jolies mains et ne jamais m’en servir, je renouvelle tout le stock parce que c’est sûr que cette fois avec les bons produits, je vais y arriver, alors qu’en fait, non … Avec l’âge, l’expérience, je devrais avoir appris à me connaître un tout petit peu et en être arrivé à la sage conclusion qu’avec tout le fric que je claque là-dedans, je devrais plutôt prendre un abonnement chez Carita, et ben non ! je continue à aller chez Sephora parce que bon vu les tarifs d'une manucure, ce serait quand même foutre du fric en l’air pour rien !


à qui n'en veut...



* toujours pas possible d'insérer un lien sous safari mais tout le monde aura reconnu la bobo, pour les autres : http://boboparisienne.hautetfort.com/

23.02.2008

Ma soirée langue de p... a mal tourné... je vous explique...

Chaque année au mois de février, je me réserve une petite soirée à moi toute seule pour m’énerver. Enfin non, j’exagère un peu, plus jeune j’ai fait ma rebelle et plusieurs années de suite j’ai boycotté cette grande messe d’auto-congratulation du cinéma français. À cette époque, je voyais jusqu’à 5 à 6 films par semaine en salle, et j’étais rarement d’accord avec les palmarès que j’avais cessé de regarder en signe de désaccord et de protestation ; il faut dire qu’à cette époque, je voyais encore des films français, maintenant plus trop alors chaque année, ça me fait une petite cession de rattrapage… Bref, je m’informe…

Mais ce n’est pas de ça que je voulais parler, je digresse… Chaque année, au mois de février disais-je, depuis que j’ai atteint une certaine maturité, une certaine sérénité, j’aime à me réserver une petite soirée télé par an pour m’énerver… Je me prépare un petit plateau, j’enfile ma petite nuisette et hop ! au lit pour un samedi spécial cinéma français…

Alors déjà cette année, ils m’ont tout foutu en l’air, Les Césars c’était ce soir, vendredi donc. Pour un peu, je les manquais… Probablement que si j’avais bossé, enfin je veux dire si j’avais été employée par une société pour y fournir un certain travail contre rémunération, je serais passée à côté de l’événement… Mais comme en ce moment, je travaille à la maison, sur un projet qui peut-être n’aboutira jamais, ma petite pause c’est internet, l’équivalent du smirting pour qui peut fumer comme un pompier dans son bureau-lit, sans risquer d’avoir à s’amender de la modique somme de 69 euros (c’est ça ?). Bref , du coup, j’étais déjà en nuisette, j’ai juste eu à préparer le petit plateau tv et hop ! c’est parti pour la soirée-mamie.

Alors pour commencer, et avant que je ne vous parle de mes premiers signes alarmant de dégénéressence, les actrices sur le red carpet… où l’on découvre que le légendaire chic français s’est définitivement laissé surpassé par le chic US, ou bien – engagez des stylistes, les filles ! – parce que les robes RAS… C’est sans intérêt, comme chaque année…

J’ai bien aimé l’allure de Chiara Mastroianni, simplissime et chic dans son fourreau noir, cela reste très classique, mais j’adore ces cheveux lâchés et cette fille embellit de jour en jour, je trouve, on l’a connu post adolescence ingrate, la maturité lui va bien, je l’aime bien…

J’ai trouvé la petite Depardieu assez mal fagotée, dans son costume d’homme, d’une manière générale, je trouve Julie toujours assez mal fagotée, mais d’habitude ça lui va bien, et au final ça lui crée un style bien à elle, un peu notre Chloé Sevigny à nous quoi (bon, là je m’emballe un peu) mais, là, elle s’est juste ratée, je trouve… À côté d’elle, il y avait Ludivine Sagnier à qui elle a offert son César du meilleur second rôle , pas mal, pas très personnel non plus, pas mal…

Au moins cette année, personne n’avait songé à faire découper sa robe dans les rideaux de tata, encore que je reste plus que circonspecte sur le rose très acidulé d’Alice Taglionni, je sais c’est très tendance, mais sur une robe et sur du long ça reste too much pour moi, ou alors il faudrait que ce soit porté par une rousse, là ça deviendrait intéressant peut-être, mais avec un blond californien, c’est Reese Witherspoon dans Barbie à la fac, je crois même avoir vu de la dentelle, et là ça devient « Karlement » Miami – where is Don Johnson…

Puis vint la môme, et ses cheveux tout ébouriffés, je ne serais pas étonnée d’apprendre que la main d’un John Nollet se soit glissée dans ce fouillis, dans une petite robe rose poudrée très année folle, assez égale à elle même, mais son look ne m’interpelle jamais vraiment, j’ai toujours le sentiment qu’elle n’a pas piqué que son coiffeur à Vanessa Paradis, et que l’ensemble tomberait toujours mieux sur la brindille blonde, peut-être manque-t-il à Marion le it-boy à accrocher à son bras… Mais je crois surtout que ce qu’y manque à la plupart de ces filles, c’est la grâce, le chien, un petit truc en plus…

Un petit quelque chose de Jeanne Moreau, peut-être… Même affublée d’une drôle de robe noire dont je ne peux m’empêcher de me dire qu’elle la transforme en sarcophage, Jeanne Moreau, reste Jeanne Moreau… La lippe boudeuse et arrogante, la voix de tenancière de bordel, l’œil qui pétille, l’intelligence, putain quelle classe !

Et c’est là que, allez j’avoue, j’ai pleuré… Et là c’est terrible, je vous explique : je suis en train de me transformer en MA MÈRE… Maman, si tu venais un jour à lire ces lignes, ne le prends pas mal, simplement avoue que tu as la larme plus que facile, et moi aussi mais pas sur le même truc et avoue que, que je me mette à chialer parce que Jeanne Moreau après un discours intelligent et digne sur l’exception culturelle a choisi de transmettre ce César, comme une sorte de témoin, de relais, à la jeune Céline Sciamma réalisatrice d’un très beau, très sensible premier film nomminé mais non nommé La naissance des Pieuvres – j’ai pas dit « la jeune » Céline Sciamma, non j’ai pas dit ! Maman ! sors de mon corps ! ça suffit maintenant ! je ne peux pas avoir dit la jeune Celine Sciamma, alors que cette fille a à peu près mon âge ! c’est TOI qui parle comme ça, pas Moi, moi je suis jeune, c’est moi ta petite fille…

Maman j’ai pleuré, tu te rends compte, ok tu m'as fait, tu sais que je pleure devant sissi et la saga du dimanche après mide sur M6, mais ça avoue que ça normalement moi ta petite fille ça ne me fait pas chialer, dans le meilleur des cas celui-ci, je me tais, Jeanne Moreau, respect madame, dans un cas plus limite, je ne sais pas genre Judith Godreche ou Sophie Marceau se lançant dans un truc similaire, je me marre, si c’est Luc besson, je hurle, mais pleurer, non…

Mais enfin, jamais, jamais, moi ta petite fille, je n’aurais chialé pour un truc pareil… Mes cheveux blanchissent à vu d’œil, ok il faut que je refasse une couleur, ma peau se désagrège et les signes sont encore plus visibles depuis que je me fais du souci… Car je me fais du souci, c’est vrai. Je me fais ma petite fixette. Il faut que je vous remette dans le contexte. Il y a quelques jours, j’ai réalisé que dans quelques jours, un 4 va venir s’aligner derrière la première dizaine de mon âge. Que ça fait des années que je n’ai pas fêté mon anniversaire alors qu’il était encore avouable. Et que là c’est clair que dans les jours qui viennent il faut que je pense à virer mon année de naissance de mon profil face book avant qu’elle ne me trahisse, puisque d’ici quelques mois c’est sûr, je mens sur mon âge… J’aurais 34 ans pendant quelques années, c’est tout, c’est mon âge, je dis ce que je veux, pis c’est tout…


Vous trouvez que j’exagère ?

C’est parce que je ne vous ai pas tout dit… Quelques minutes plus tard, alors que j’avais déjà séché mes émotions, Alain Delon monte sur la scène : pourquoi est-il là, demande-t-il, "et bien tout simplement parce que c’était toi, parce que c’était moi, parce que tu aurais eu 70 ans cette année, parce que nous étions fiancés" et là paf ! une photo de Romy Schneider et Alain Delon apparaît sur le grand écran… Et ? Bis repetita, les larmes, vous savez ce truc incontrôlable qui monte et envahit vos yeux… Pourquoi ? Parce qu’elle était belle, parce qu’elle est morte trop tôt, parce que La Piscine, parce que qu’elle tête aurait-elle eu aujourd’hui… Et parce que vous avez vu quelle tête il a Rocco Le Guépard aujourd’hui ??


Je vous ai convaincu là…


Bon heureusement, il doit me rester encore deux trois neurones, et quand Clothilde Courreau, princesse italienne, en Sainte-Bernadette sous acide est venu nous réciter son couplet sur la grande famille du cinéma français, j’étais du bon côté, du côté de ceux qui ricanaient… À la décharge de Clothilde, une colombe semble s’être scratché sur son bustier juste avant la cérémonie, et il faut bien reconnaître que ça doit faire une drôle d’effet quand l’oiseau de la paix choisit votre buste pour mettre fin à ces jours. Nan ! Chuis méchante, je crois que je l’aime plutôt bien son bustier à plumes blanches porté avec une jupe noire taille haute, en revanche, j’espère pour elle qu’elle s’est fâchée avec son coiffeur parce que là il y aurait de quoi être furax…


Autre moment notable de la soirée la prestation de Claude Berri. Invité par Abdellatif Kechiche à monter avec lui sur scène pour récupérer le césar du meilleur film pour "La Graine et le Mulet"… Était-il bourré ? Malade ? Liquide ? il m’a paru en tout cas très diminué, ou très saoul…


Voilà ! c’est fini et vous remarquerez que je n’ai toujours pas parlé de cinéma. Et bien non les Césars, c’est pour les robes et les gossips, le cinéma, c’est dans les salles qu’il faut aller le voir. Et pour ceux qui ne les ont pas encore vu, je vous recommande vivement : "La Vie des Autres" (césar du meilleur film étranger), "Persépolis" (césar du meilleur premier film, et de la meilleure adaptation) et "La naissance des Pieuvres" de Céline Sciamma qui devra l’an prochain transmettre le César de Jeanne Moreau pour l’ensemble de sa carrière, à un auteur qui aura défendu à ses yeux l’exception culturelle française, sniff…


Pour ma part en cession de rattrapage, ce sera "La Graine et le Mulet", dont je ne comprends même pas comment il a pu m’échapper à sa sortie alors que j’avais adoré "L’Esquive"…

18.02.2008

La Revélation / Comment ça dure un couple

Alors là les amis, j’ai l’impression d’avoir mis le doigt sur un truc, genre tu dis un truc comme ça, et puis d’un coup tu te rends compte que c’est vachement intelligent ce que tu as dit, et là paf la révélation, une nouvelle sagesse qui te vient comme ça d’un coup… Et tu te dis : mais oui mais c’est bien sûr…



Alors pardonnez-moi mais là je suis un peu bouleversée par moi-même, j’en perds mes mots, si je me laissais aller, je vous appellerais la horde mais bon comme vous n’êtes pas aussi nombreux que chez Fonelle, je vais éviter, si je dépasse pas les 10 commentaires, ce serait humiliant…



J’étais en train de lire le blog de Cé*. Tout le monde ici connaît Cé*, le kiné et tout… Il se trouve que Cé* moi je la connais aussi dans la vraie vie et que l’on s’attache à travers nos petits blogs donc la semaine dernière avec quelques autres bras cassés de la love relation, on s’est retrouvé tous ensemble pour fêter la Saint-Valentin.



Vous l’avez déjà lu ailleurs mais je vous fais quand même la liste des guests, rapport au fait que moi aussi je voudrais avoir une horde (un lien une *=un com’, svp)… Il y avait donc une sœurette, une Garance toute en boucles**, la petite amie de Sainte-Rita***, un dj qui fait des scratches et tout**** (enfin je crois), et aussi daubie daubie toujours jolie*****, le mec qui a piqué le pull bleu d’Anne Sinclair******, and last but not least Hugo le mec qui avait trouvé son fan club il y a quelques mois parmi les lectrices de cé*…

Le dress code de la soirée c’était  « it’s complicated »…. Vous savez comme sur face book ce statut qui n’est ni single, ni engaged, ni married but it’s complicated

Bref dans son post cé* qui avait un scoop a vous délivré, cause que moi j’étais déjà au courant, m’interpellait en disant : « dis c’est vrai tu crois que ça ne change pas un homme ? » alors tout en lisant la fin du post je réfléchissais comme ça et je me disais…

 


Non je ne crois pas que l’on puisse changer et en même temps je me disais c’est vraiment pas cool de dire ça comme ça , d’autant que moi, grand cœur d’artichaud dans le fond presque autant que la choupette*** je ne suis pas sûre que ça soit vraiment une mauvaise idée que de renouer avec le kiné…

 

Parce que dans le fond…  Je me disais, tu ne le changeras pas, je ne crois pas que l’on puisse changer, on ne change pas, on évolue heureusement mais on ne change pas, et en même temps, je me disais, c’est ce que font 98% des couples passer le temps que dure une relation à essayer de changer l’autre…


Et jusque-là, j’avais toujours trouvé ça super antinomique, j’en parlais encore à Garance**, il y a quoi 10 jours… Je disais en substance que c’est ce qui m’a longtemps tenu à l’écart du couple, observer autour de moi tous ces gens tombés amoureux / amoureuses d’une personne et passer leur vie, le temps que dure une relation au moins à essayer de changer l’autre…

Pourquoi vouloir changer celui / celle que l’on aime ? Si on l’aime c’est sûrement aussi pour ça, on a les défauts de ses qualités et vice-versa…

Et c’est là que bling !!! tout d’un coup j’ai été frappée par une soudaine révélation / la maturité : et si c’était ça finalement l’amour aimer suffisamment quelqu’un pour l’aimer aussi avec ses défauts, que ce soit la larguite aiguë, sa femme, ou autre chose… En sachant bien dans le fond qu’il ou elle ne changera jamais vraiment durablement mais que bon ça vaut quand même le coup de vivre cette histoire. Puisque de toutes façons tant que rien n’est venu nous prouver qu’un être humain ne changera jamais, on peut garder dans un coin de sa tête le fait qu’il pourrait bien un jour, être frappé par La Révélation, il y a des cas… Comment ça qui ? heu Carla Sarkozy… qui sera « la femme de son mari jusqu’à la mort » c’est écrit dans l’express et c’était pas gagné, hein…

Et donc finalement si c’était ça le secret pour faire durer un couple aimer suffisamment quelqu’un pour avoir envie de s’employer à en faire une personne mieux encore… Regardez par exemple, Pygmalion et Galatée, c’est vrai ça ne finit pas très bien, mais il a pas choisi le plus facile lui il est parti d’un bloc d'argile, lui, il y avait tout à faire aussi…


Bref voilà, je me suis un peu perdue dans des digressions, je ne suis pas sûre d’avoir été super claire, mais si j’ai pu ouvrir quelques pistes de réflexions et faire gagner quelques années vers le chemin de la sagesse et du bonheur à deux ou trois très jeunes adolescents enfants, et bien j’en serais heureuse, tiens ça me consolerait presque de ne pas avoir de com’… Parce que là, j’ai vraiment le sentiment d’avoir compris un truc.

Et en même temps, je rappelle aux lecteurs les moins avertis que l’auteur de ce blog avant de rencontrer l’homme qui depuis quelques années occupe ces pensées, son lit souvent but it’s complicated, n’avait jamais franchi le cap des 6 mois dans une relation. Et le plus souvent le cap des 3 semaines d’ailleurs, et encore en se voyant pas tous les jours, sinon il y avait les one shot…

 

À ce sujet, est-ce qu’il faut coucher le premier soir ou pas ?

 

'tain de mac intosh pourquoi ça ne fonctionne pas les liens sur safari maintenant

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14.02.2008

hé ben alors, si c'est hormonal... Hé ! bé...

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Mardi soir, j’ai regardé Fogiel. Oui, j’ai regardé Fogiel.

Il y avait un vague sujet sur le libertinage, destiné à capter l’audience avant de recevoir en dernière partie d’émission, l’invité du jour, celui que tout le monde attendait, pas ce brave Faudel mais le rédacteur en chef de L’Express, l’intervieweur de Madame Sarkozy venu vivre en direct son quart d’heure warholien sur un sujet qui n’intéresse pas les français, mais moi à fond.

Mais revenons en au libertinage, pour faire oublier le caractère racoleur du sujet, il fallait une caution scientifique : l’on avait donc fait venir, le sexologue de service. J’ignore où ils avaient trouvé ce petit bonhomme assez miteux dont le principal fait d’arme semblait le fait d’être marié et fidèle, en tout cas semble-t-il en mode sexuel exclusif depuis 38 ans. Il ne ressemblait vraiment pas à grand chose leur sexologue, en fait il m’a fait penser à Brian Jones. Pas qu’il était blond avec le poil doux, une mèche bien lisse et un costume blanc, pas non plus que je l’imaginais se promener au côté d’Anita Pallenberg, c’est simplement qu’en ce moment je suis plongée dans une bio des Stones et que le running gag de Brian lorsque l’on parlait affaire chez les stones c’était : « hi ! Keith Norris artistic representative Cockfosters », en private joke au sujet d’un agent artistique totalement miteux qui, à leurs débuts, était venu abordé les futurs Stones, avec pour seul fait d’arme de venir de cette petite station de métro en bout de ligne, en diagonale de Heathrow où peu de londoniens semble-t’il ont déjà mis un pied. Je ne m’étendrais pas sur la délicatesse du bonhomme qui nous narra au passage les problèmes d’érection d’un patient âgé de 86 ans, dont le problème semblait sans rapport avec le sujet, mais le sujet n’était qu’un prétexte, pour en venir à cette bombe que le petit bonhomme nous lâcha en cours d’émission : il existerait une hormone de la fidélité !


Comme justement j’étais en train de penser à mon ami, probablement allongé à cette heure au côté de sa dame face à un débat conduit par Bruno Vespa, peut-être sur le problème des poubelles à Napoli, où sur le retour de Berlusconi, où sur Sarkoléon et Carla di Medicis… je me redressais !


Alors oui il existerait une hormone de la fidélité. Mais stop ! on revient près de son écran, inutile de se précipiter à sa pharmacie, cette hormone n’existe pas en hormone de synthèse… C’est une hormone naturelle sécrétée par les mammifères pendant l’acte sexuel. Ainsi donc, homme repu ne va pas manger chez la voisine. Et les boulimiques alors… Mauvaise nouvelle, l’homme en produit moins que la femme ou plus exactement, la femme produit cette hormone à deux moments de sa vie, en période d’activité sexuelle et également en période de lactation. Elle est pas belle la vie les mecs ? Et dire que malgré tout on continue quand même à se taper des épisios ! Le monde est injuste.

Depuis, je n’arrête pas de regarder mes seins. Il paraît que cette hormone chez les brebis favorise l'attachement maternel. Et bien moi la semaine dernière on m’a prêté un chat, et j’ai bien constaté que j’avais une attitude très louche avec elle, ne m’énervant même pas, même pas un petit peu quand elle venait perturber mon sommeil. Si ce n’est pas un signe ça… J'étendais la main pour la caresser en disant : ma peluche que t'es belle... Bouh Bouh... Le comble du niais. Je suis sûre que j’ai un truc qui déconne…

Bon si vous voulez en savoir plus sur l’ocytonine, je vous conseille d’aller faire un tour sur Wikipedia, je suis pas les frères Bogdanoff pour vous décrypter la science moi, et sur ce je vous laisse, je file lire des vieilles interviews de Carla Sarkozy, certains jours j’aimerais bien être un peu plus mec, moi !

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