26.02.2007
Blood diamond - le film
Blood diamond c’est le nom que l’on donne à ces diamants de la guerre qui traversaient la frontière de la Sierra Leone pour être écoulés via un pays neutre vers la vieille Europe où quelques maisons prestigieuses organisent la rareté pour faire monter les prix des pierres précieuses.
Autant le dire au départ je n’avais pas très envie d’aller voir ce film. Pas envie que l’on place sous mes yeux un monde auquel la plupart du temps j’essaie de me soustraire, en éteignant la télé, en arrêtant d’acheter Libé, en règlant le bouton de la radio sur TSF.
Mais comme le dit si justement l’une de mes copines, parfois le monde s’écroule, un bateau coule, un avion s’écrase ce sont des choses qui arrivent, c’est quand même vachement mieux si Leo est là !
Les larmes de Cé ont achevé de me convaincre… Oui parfois j’aime aller au cinéma rien que pour pleurer… et alors ?
Si vous étiez au Gaumont Parnasse, samedi soir à la séance de 22 heures, la brune aux cheveux longs qu’accompagnait un très bel homme, la fille qui a passé son temps à se contorsionner sur son siège, à cacher ses yeux avec son écharpe et à broyer les os du malheureux assis à sa droite : c’était moi !
Ce que c’est bruyant la guerre !
Dans un pays que l’on détruit, une société qui s’écroule c’est l’histoire de deux hommes réunis par une pierre, un énorme diamant rose. L’un est blanc, rhodésien, traffiquant et ambiguë, c'est Leo, il s’est lancé à la recherche de cette pierre, sa pierre de salut, celle dont la revente lui permettra peut-être d’échapper à son destin, dans ce pays qui s’effondre, cet homme semble tout occupée à se reconstruire… L’autre est noir, pêcheur et bon (et super beau avec un nom qui méchappe là tout de suite maintenant), dans un monde qui semble avoir perdu tout repère, il cherche son fils, il est prêt à tout pour retrouver son fils enlevé par un front révolutionnaire qui fait régner la terreur et transforme des enfants en soldat.
En exergue de son scénario, Edward Zwick avait écrit : « il ne faut pas oublier que le joyeau c’est l’enfant ».
C’est vibrant, c’est mélo c’est hollywoodien… c’est sans doute ce qui fait que l’on cède, et que l’on se laisse emporter par ce film, ouvertement militant, plutôt de gauche, plutôt humaniste, comme Hollywood en produit parfois, presque traditionnellement…
Evidemment il y a une journaliste (Jennifer Conelly), évidemment elle est idéaliste, évidemment sa présence arrange bien le scénariste qui se sert d’elle à chaque fois qu’il faut débloquer une situation mais comme elle apporte un peu de fraîcheur et de charme à ce film par ailleurs très dur avec sa caméra portée qui bouge comme dans un documentaire, et cette bande son assourdissante signée Kalachnikov, on s’en fiche !
Et puis il y a Leonardo di Caprio… Depuis Catch me if you can, son jeu n’a de cesse de m’épater, il est l’un de ces acteurs dont on a l’impression qu’i peut tout faire, tout jouer… Son jeu a une infinité de nuances dans des régistres très divers… Evidemment il parle anglais avec un accent rhodésien très convainquant, évidemment il parvient à s’immiscer dans toute la complexité, l’ambiguité de ce personnage peut-être taillée à la hâche au départ quand même… Il parvient même à se sortir de cette fin à 12875 kilocalories de patisserie hollywoodienne – à côté un Paris Brest c’est low fat sans sucre ajouté, c’est peu dire !
21:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille ; journal intime
25.02.2007
Les boîtes à curiosité de Maïssa Toulet
Un jour, l’été dernier, dans ma boîte mail, je trouve un message d’un garçon qui s’appelle Fred et qui me soumet une étrange requête… Dans quelques jours ce sera l’anniversaire de Maïssa, sa compagne et il lui réserve quelques surprises. Parmi ces surprises, moi !
Maïssa est une de mes lectrices, elle connaît tout de ma vie que j’étale parfois impudiquement sur ces pages, je ne connais rien d’elle… Mais je trouve l’attention tellement touchante que je décide d’accepter, parce que je trouve ça très mignon qu’un mec fasse l’effort de se glisser dans l’univers de sa copine, d’une manière que presque seule une fille avec un esprit de fille pourrait faire, il me semble... Il ne s’agit pas d’organiser une rencontre avec Nancy Huston, ou Martin Scorcese, il n’y a aucun coup d’éclat, aucune volonté d’épater l’autre là-dedans juste une volonté de faire quelque chose pour se glisser dans l’univers de l’autre, et faire plaisir. Moi j’aurais adoré qu’un homme fasse ça pour moi…
Evidemment je n’ai pas consulté mes messages depuis plusieurs jours mais, oui, tout est encore réalisable son anniversaire c’est aujourd’hui…
Je demande à l’ami-amant si ça ne l’ennuie pas que l’on se voit un peu plus tard, je lui donne le nom du bar où je me rends, je le rassure un peu… Mais non ce ne sont pas des gens dont je ne sais absolument rien, Fred avait un blog qu’il a fermé il y a quelques mois et que je lisais très régulièrement à l’époque… Les blogueurs ce ne sont presque pas des inconnus… je lui laisse quand même le nom du bar au cas où ;)
Et le soir même dans un bar du quartier où nous semblons tous avoir nos habitudes puisque nous habitons tous dans le même quartier je me retrouve à chercher sur le trottoir une fille enceinte que je ne repère pas tout de suite puisque son ventre est en partie dissimulée par la table… Petit coup de fil pour vérifier sur le portable de Fred, j’ai une robe verte et un sac doré… et me voilà vaguement intimidée quand même à faire la connaissance de Maïssa et Fred…
Et puis les mots viennent, le courant passe… Parce que Maïssa me connaît déjà très bien, ce qui peut déconcerter un peu au premier abord ça doit être très étrange la célébrité, la pipolisation quand même… et parce que très vite je sens que moi j’ai envie de la connaître mieux et que donc on se reverra…
Et on s’est revu plusieurs fois, on s’est racontée nos envies, nos doutes, quelques petits bouts de nos vie…
Maïssa fabrique des boîtes en verre dans lesquelles elle organise, met en scène un univers miniature peuplé de scarabée, de papillons, de bout de bois, de perles précieuses, d’œil de verre ou de bras de poupée désarticulée.
Ce week-end j’ai enfin trouvé le temps de me rendre dans la galerie d’Edgard le Marchand d’Art , 54 Rue de Verneuil 75006 Paris pour y découvrir quelques créations de Maïssa qui, drôle de hasard se retrouve exposée en même temps et dans la même galerie que ma plus vieille amie, donc deux bonnes raisons d'y aller…
A mon tour d’aller faire une plongée dans son imaginaire, une radioscopie de son cerveau et d’aller regarder le petit trou de la serrure ce que cache cette pas banale jeune maman !
Place aux images et j’espère que cela vous donnera envie d’aller faire un petit tour à la galerie et peut-être casser votre tirelire pour acquérir l’une des ces œuvres dans un esprit très cabinet de curiosité – vous pouvez aussi m’envoyer un mail et je ferais suivre à l’artiste.



15:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime, art
Un week-end, des envies...
Alors que ma marmotte italienne a plongé sous la couette pour quelques minutes ou quelques heures encore, je laisse courir mes doigts sur le clavier…
J’ai été privé d’écriture cette semaine, par manque de temps… Et puis aussi il faut bien le dire parce que je n’avais pas grand chose à dire…
Métro, boulot, resto, dodo… vous aussi ?
Des envies pourtant j’en avais plein, trouver deux allers-retours en Eurostar pour Londres qui ne coûteraient pas douze milles euros… aller la voir enfin cette expo à la Galerie Edgar le marchand d’art pour y découvrir les boîtes à curiosités de Maïssa Toulet, et retrouver sur des murs qui ne soient pas ceux de son appartement les grands formats colorés d'Ariane Parayre, parce que ce n’est pas tous les jours que deux copines se retrouvent par le plus grand des hasards à exposer dans la même galerie.
Trouver le temps de filer à l’Orangerie pour voir cette expo sur les Peintres de la Réalité avant qu’elle ne termine, avant le 5 mars…
Filer à la fondation Dina Vierny (Musée Mailhol) voir cette expo Pacsin…
Trouver des billets et du temps pour filer n’importe où… envie d’aller ailleurs… et ce n’est pas les heures de documentaire de voyages déruschés cette semaine qui vont aider à faire passer cette envie-là…
Passer au premier étage du printemps pour découvrir cette expo de la fondation Pitti sur quelques moments clés de l’évolution de la photo de mode italienne…
Aller au Petit Palais pour visiter l’expo sur les peintres de la lumière et visiter aussi les collections permanentes chaudement recommandées par Géraldine.
Et aller voir Blood Diamond, parce que Cé par son enthousiasme a sû m’en convaincre…
Envie de revenir un peu plus tard pour parler de tout cela...
11:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille ; journal intime
23.02.2007
What happened to Baby Britney ?
Dans Fashion Babylon le très spirituel Alexander, l’associé gay de la jeune créatrice de mode héroïne de ce très documenté page turner a une théorie sur la célébrité il dit que lorsque l’on devient célèbre, on conserve à vie l’âge que l’on avait au moment où l’on est devenu célèbre…
Et la démonstration est plutôt convainquante, jugez en plutôt…
Mickaël Jackson qui accéda à la célébrité à l’âge de 5 ans veut toujours jouer avec son singe, il adore manger des bonbons, il a installé des manèges dans sa propriété et il est constamment à la recherche de petits camarades de jeu à peine plus âgés que lui, c’est qu’à 5 ans on aime bien jouer avec les grands, ceux qui ont dix ans... Ok c'est limite...
Robbie Williams qui est devenue à l’âge de 16 ans une vedette de la scène pop adolescente ne s’intéréresse qu’au cul, il couche et il vous jette tout de suite après, quelle salope, il se conduit vraiment comme un adolescent…
Alors que Georges Clooney est charmant parce qu’il a galéré et qu’il a eu le temps de se construire dans l’ombre avant d’accéder au firmament…
Mais alors quel âge à Britney Spears ?
Onze ans ou bien 18 ans…
à 11 ans divorcée d’un gros naze et mère de deux bébés moches et droguée, il y a quand même de quoi s’inquiéter elle file un mauvais coton la petiote…
D’un autre côté, est-ce que l’on peut considérer que présenter le Mickey Mouse Club ça compte ?
Parce que si ça compte pas, en fait Britney, elle a 18 ans… puisqu’elle avait 18 ans en 1999 lorsqu’elle a enregistré Baby One More Time et créer un raz de marée mondial… Bref elle est en pleine crise d’ado, elle se rase le crâne, elle se drogue, elle picole, faut bien faire des expériences… le hic c’est que d’après ce qu’en dit Alexander ça va durer toute la vie… Après ça poussez vos enfants à faire carrière, ben non…
18:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : blabla de filles ; journal intime
21.02.2007
Lettre ouverte - Chère Miuccia Prada...
Miuccia vraiment tu exagères !
Tu sais moi j’ai vraiment beaucoup de tendresse pour ton look improbable de mama coco... Tu sais Miuccia je te trouve sympathique, vraiment…
Mais enfin Miuccia le prêt à porter
c’est quand même censé être du ready to wear, do you know what I mean… Surtout sur des filles comme Kim ou Daria...
Mais là, franchement... si sur Sasha, Natalia, ou Tasha c'est moche sur un modèle de base en 1.66...
ça ressemble à quoi ces tailleurs de nonne et ces ensembles en cuir toile cirée de ma mémé… Et la jupe en moumoute franchement Muccia, as-tu bien conscience de ce à quoi ça va ressembler la jupe en moumoute
et le tailleur toile ciré revisitée par mes amis suédois… tu le sais quand même qu’en dessous d’une certaine gamme de qualité de tissus le style Deschiens (french style of famous tv actor/ress not really beautiful but funny) ça dérape…
13:01 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
20.02.2007
La môme - le film
Je m’étais dit que je n’irais pas parce que ça m’agaçait depuis 3 semaines tous ces articles sur l’incroyable performance de Marion Cotillard, et les miracles qu’avaient réussi à réaliser l’équipe maquillage de Didier Lavergne… parce que le jeu d’acteur ne peut se réduire à l’imitation et que sur toutes ces photos et ces images parues ici et là, je trouvais Marion simplement grotesque avec son pot de silicone sur la figure…
Et puis mercredi dernier il y a eu cet article dans Libé… et l’envie est venue d’aller voir quand même… parce que Olivier Dahan, parce que Déjà Mort… alors le soir même, je me suis faufilée dans la file d’attente du Gaumont Parnasse et j’ai demandé une place pour La Môme…
Et j’ai pleuré…
C’est vrai je suis très bon public… Je pleure à chaque rédiff de Sissi impératrice, je pleure rien qu’en songeant à Love Story, et même lassie et Rox et Rouky… Bon puisque je suis en plein coming out, allez j’avoue, je pleure aussi en regardant les feuilletons de début d’après-midi de M6 vous savez ceux où une mère de famille généralement formidable est frappée par une leucémie foudroyante ou bien encore ceux où une femme qui a fauté, une mauvaise mère, une mauvaise épouse est soudain frappée par la rédemption, mais c’est difficile tout ça…
Bref je suis une âme sensible et délicate, moâ… pas comme vous espèce de sans cœur, sauf – qui c’est qui pleure aussi ?
La vie de Piaf c’est un roman, ça commence comme du Zola et ça finit presque comme du Lolita Pille, ou du Daily Mirror raconte Kate Moss, enfin c’est ainsi que la voit Olivier Dahan qui réussit à réaliser un film populaire et beau qui parvient à faire oublier ses manques… Le maquillage est grotesque comme l’était d’une certaine façon ce masque de Piaf qui surmontait une petite robe noire juchée sur des ergots… mais on s’en fout, parce que la photo est sublime, et que Dahan assume totalement la misère et la rédemption, le misérabilisme et l’académisme, le conte de fée et la légende, tout et son contraire et qu’il le fait avec grâce sans psychologie de comptoir laborieuse…
Enfin je ne suis pas en train de dire que c’est un grand film, très honnêtement je m’en fous, c’est un film qui m’a touché…
11:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille ; journal intime
14.02.2007
Le problème avec la régie, c'est le régime...
J’adore les tournages… La seule chose que je n’aime pas beaucoup avec les tournages, c’est que ça vous fout en l’air une semaine de conduite alimentaire irréprochable en moins de deux minutes…
Parce qu’il est de tradition les jours de tournage de prévoir une régie, et la régie c’est entre autre un énorme buffet la plupart du temps ultra-régressif, avec pleins de sucreries pour faire plaisir… Rien que pour faire plaisir… J’ai souvent entendu dire qu’un tournage où l’on mange bien est un tournage qui se passe bien…
C’est que l’on s’ennuie beaucoup, il faut bien dire sur un tournage… Il y a les comédiens, l’équipe son, et la prod et les clients qui s’ennuient entre les prises ; il y a le maquillage, la déco, l’électro, la prod et les clients qui essaient de ne pas faire de bruit pendant les prises… Et lorsque l’on s’ennuie, on mange c’est bien connu…
Et c’est ainsi que toute la journée parce que l’on a un break, parce que c’est tellement bon, parce que ça vous donne un air très occupé, parce que c’est à cet endroit que se regroupent les gens qui font un break, vous vous retrouvez… à grignoter un petit macaron, pour accompagner le thé… à goûter un de ces petits gâteaux, dont la maquilleuse vous a dit tant de bien… à reprendre un thé, parce que quand même au départ j’avais très envie d’un pépito parce que les pépito c’est tellement bon que c’est interdit dans ma maison… Et les fraises Tagada !!! et les crocodiles Haribo et encore un thé… et un Pepito parce que les pépito c’est décidément tellement bon que je ne suis pas sûre d’en retrouver tout de suite le goût dans ma bouche…
Et c’est ainsi qu’à la fin de la journée on se retrouve à avoir ingurgiter quelque chose comme au moins 8 972 kilocalories en ayant pourtant choisi l’option maki sushi, sans les brochettes bœufs fromage, avec une sucrette dans le café et non merci je n’aime pas le saké !
19:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
13.02.2007
The it manteau
Samedi, alors que je shoppais dans Paris, j’ai repéré dans une friperie où je me rends régulièrement une très jolie veste en fourrure blanche. Très proche dans sa coupe, sa forme, son toucher soyeux de celle que je reluque depuis des mois sur la miss Moss photographiée à peu près chaque semaine avec cette veste dans Elle…
Je ne sais pas pourquoi, je ne l’ai ni essayé, ni acheté alors que j’étais dans une journée de fièvre shoppeuse, que ce genre d’articles est typiquement celui que je recherche dans les boutiques vintages intemporels, basiques porteur d’un minimum de glamour cinémathographique, et que son prix n’était même pas indécent… et même hyper raisonnable…
Alors pourquoi, pourquoi j’ai réfléchi… alors que réfléchir face à un modèle vintage est toujours une erreur… Lorsque l’on est face à un modèle presque unique on s’en empare, on s’en saisit… une vague histoire de saison, je crois m’a traversé la tête… Le printemps arrive, une petit blouson en cuir me trotte dans la tête, j’ai une envie de Burberry ultra cintrée coupée au genou, bref une fourrure blanche, je suis partie… Comme si j'étais femme à me soucier de ce genre de détails... pff...
Au coin de la rue déjà, j’ai hésité à faire demi-tour.. Mais j’ai poursuivi mon chemin… Samedi soir en voyant le manteau que portait Christa dans La Vie des Autres, j’ai reconnu cet esprit vintage de l’est et je me suis dit que c’était une erreur de ne pas avoir acheté cette petite veste en fourrure blanche… Mais dimanche, j’ai eu un doute sur l’ouverture du magasin le dimanche et comme je m’étais promis de rester à la maison pour travailler à mon roman… J’ai essayé de penser à autre chose…
J’ai écrit une dizaine de lignes consacrées à la garde-robe de mon héroïne, seulement voilà, le soir venu je n’avais pas atteint mon objectif des 5 pages et je n’avais pas non plus ma veste…. Hier prépa, aujourd'hui tournage... je suis empêchée... Pile au moment où enfin j'ai du travail, j'aurais autre chose à faire...
Je souffre de possession frustration… et l’efferalgan n’y fera rien… D’autant que hier en feuilletant mon Elle, j’ai découvert que Lindsay, Naomi et Sofia l’avaient aussi la petite fourrure blanche… Il est donc normal que j’ai cette petite envie en moi depuis des mois, des semaines… Je suis une fille, j’ai le sens du it bag et du it manteau very very now… Mais je ne suis pas une greluche, à savoir ce manteau moi il m’arrivera de le sortir encore l’hiver prochain ou dans 10 ans… parce que je le trouve glamour et hollywoodien… Il me le faut, il me le faut, il me le faut…
Comme si je n’avais pas assez de problème comme ça avec mon collier Jacky noir dont la vente se termine dans quelques heures sur ebay alors que je serais en tournage, sans aucun ordinateur à portée de main… ou alors je demande à me connecter pour consulter mes mails...
08:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille ; journal intime
11.02.2007
The beautiful Fall - le livre d'Alicia Drake
Peut-être que si j’ai mis aussi longtemps à finir The Beautiful Fall c’est parce que c’est un livre dont je savais exactement comment il finirait, et dont je savais que la dernière partie ne serait pas la plus excitante, à vrai dire j’avais quelques craintes sur la manière dont l’auteur allait s’en tirer et sans l'enthousiasme de mon Bernard Pivot de la littérature fashion peut-être n’aurais-je pas persévéré. C’est que je savais que la dernière partie de ce récit serait la moins divertissante comment raconter sans ennuyer, ni plomber l’ambiance les années sida, les années HEC, les introductions boursières…
A travers l’histoire de deux hommes, deux clans les Saint-laurent et les Lagerfeld, Alicia Drake raconte une histoire de la mode de la fin des années 50 à aujourd’hui… et s’attache plus particulièrement à une décennie mythique les années 70…
De quoi ravir les nostalgiques et les esthètes… En ce temps là, la Rive Gauche avait retrouvé l’esprit d’un Paris d’avant guerre, le Paris de Danielle Darieux, de Gabrielle Chanel, de Misia Sert, ou encore Diaghilev, le paris de la Schiap' et de Poiret que racontait, dessinait et photographiait Le Jardin des Modes auquel était abonné Lucienne Saint-Laurent mariée à oran et pourtant si coquette…
Si j’ai mis autant de temps à finir The Beautiful Fall c’est aussi parce que j’avais conscience d’avoir entre les mains un document rare à la fois œuvre littéraire et enquête fouillée et documentée… Oui c’est vrai Yves saint-Laurent et Karl Lagerfeld n’ont jamais accepté de rencontrer l’auteur mais ils n’ont jamais non plus interdit à leur entourage de parler… et après tout la vérité n’est-elle pas là dans ce que les autres voient de nous plus que dans ce que nous en racontons nous-mêmes… Et que je n’étais pas sûre de retrouver si tôt un ouvrage comparable sur la mode, un livre qui ne soit ni la satire des travers d’un petit monde à la façon du diable s’habille en Prada, de Fashion Babylone ou du Prêt à porter d’Altman, ni l’hagiographie d’un homme et d’un couturier…
Pierre berger n’a jamais vraiment cru que la mode était un art, mais de sa première vie celle où jeune protégé de Buffet, il avait vendu des livres et acheté des dessins, des toiles, il a gardé une certaine science… qu’il a réconcilié comme il a pu et en fait de façon fort habile avec son nouveau monde celui de son jeune amant si timide et si doué… Pierre berger a inventé, raconté Saint-Laurent, génie malheureux, albatros exilé au sol au milieu des huées… avec des ailes de géant qui l’empêcherait de marcher… La mode n’est pas un art mais Yves est un génie et comme tout vrai artiste, il a ses muses, ses égéries… Elle s’appelle Loulou, Betty, Victoire ou encore Pat Cleveland, et même Paloma Picasso… ce que Pierre berger a fait pour Saint-Laurent, karl Lagerfeld a dû le faire tout seul… Lagerfeld est un solitaire, quand Saint-Laurent aime être aimé, Lagerfeld travaille, et s’entoure… à la manière d’un Dracula de la fashion doublé d’un esthète nostalgique et cultivé… fasciné par Ludwig… En fait si Pierre Berger et karl lagerfeld se détestent autant peut-être est-ce parce que d’une certaine façon ils se ressemblent…
Bref dans les années 70 les deux jeunes hommes timides qui débarquèrent à Paris dans les années 50 pour y réussir dans la mode sont des rois… Les années 60 les ont déniaisé, débarrassés de leurs oripeaux de province et d’une morale étriquée d’avant-guerre… Ils sont riches, jeunes et célèbres… ce qui rend Saint-Laurent régulièrement très malheureux et Karl Lagerfeld comme conscient de la fragilité de sa position… Le clan Saint-Laurent doit divertir son roi malade qui s’étourdit dans la nuit parisienne, boit des litres de whisky et fume d’avantage encore… Ses muses n’ont de cesse de le distraire… c’est Versailles, car à tout roi il faut des courtisans et des bouffons… Il y a un peu de Marie-Antoinette en Saint-Laurent mais c’est Lagerfeld qui a des ascendances teutonnes… Lagerfeld lui fabrique tout seul sa légende, free lance prolifique il dessine chaque année des dizaines de collection pour Chloé, Fendi et d’autres… Lagerfeld ne s’amuse pas vraiment, il travaille, il se met en scène, se scénarise… Il s’attire les talents et s’attache la fougue, la jeunesse, la libido de la bande à Warhol, d’Antonio, de Juan, et d’un jeune dandy nommé Jacques de Bascher qui deviendra la grande toquade de Saint-Laurent…
The Beautiful Fall raconte tout cela le pouvoir et les chiffons, la création de l’égo… On sait que tout cela le sexe, la drogue, la légèreté, l’insouciance va très mal finir… On sait bien qu’aux premières Sahariennes, aux premiers smokings aux see through blouses vont succéder les si peu sexy et si trash chaînes et cuir des années 80, quand on ne sera plus trop quoi inventer pour se distraire d’avoir à compter ses morts et quand horreur kenzo va engager le premier diplomé d’HEC de l’histoire de la mode… et après vint le Sentier…
22:48 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille ; journal intime ; mode
La Vie des Autres - le film
Je crois que c'est la première fois qu'il m'a été donné d'assister à ça... Lorsque la lumière s'est rallumée et que le générique de fin a commencé, quelques spectateurs ont applaudi...
Oh ! pas toute la salle... Oh! pas longtemps... Un petit groupe a commencé et quelques mains comme les miennes se sont alors laissées envahir par ce mouvement d'émotion collective et se sont retrouvées à fendre l'air pour venir taper l'une contre l'autre...
Oh ! pas longtemps... C'est un peu ridicule si l'on y songe d'applaudir au cinéma... C'était dans une petite salle à Saint-Germain des Prés, le metteur en scène n'était pas là, les acteurs non plus, mais on aurait voulu leur dire... Il y avait cette dame assise derrière moi qui essuyait ses larmes...
Le film s'appelle La vie des Autres, écoutez-la...
11:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille ; journal intime

