29.10.2006
Samedi soir
Un appartement au troisième étage d’un immeuble sur la rive droite… Un crochet au daily monop pour y faire emplette d’une bouteille de Mumm, La Fée Daubette fête ces trente-sept ans…
On commence à bloguer pour soi, comme un plaisir égoïste, pour ma part je souhaitais me remettre à écrire et je voyais dans la publication l’obligation à une certaine régularité, je me disais qu’écrire pour être lu était une contrainte intéressante… Et puis de post en post de commentaires en commentaires, on entre dans la vie des gens et ils nous deviennent si familiers que l’on se rencontre un peu comme l’on se retrouve…
Au fil des mois j’avais presque fini par tous les rencontrer ce que je lis quotidiennement, depuis le début ou presque mais La Fée Daubette & DFP, on n’avait jamais réussi à faire agenda concordant…
Il y avait eu la fête rétro-glam de Caroline Daily et Mademoiselle E, mais j’étais en tournage, j’avais fini tard et je commençais encore plus tôt le lendemain matin, en dépit de mon enthousiasme quant à la thématique rétro-glam, j’avais renoncé…
Quant à la mythique soirée Back to Paris de Monsieur DFromParis, là aussi j’étais motivée… ça tombait assez mal c’était le soir des derniers épisodes de la saison 2 de Lost, pourtant le jour même encore alors que je faisais l’acquisition d’une petite robe noire je pensais vraiment que ce soir pour la première fois de ma vie j’allais réussir à m’arracher à ma couette à la fin de Lost pour me rendre à une soirée et puis il avait plu, et puis j’avais reçu un texto de cé empêché par les intempéries…
Bref le sort s’acharnait… j’avais regardé la nouvelle émission de Ruquier….
Et puis mercredi ou jeudi, je ne sais plus, un petit mail de la fée, mon voisin… j’ai dit oui… Et c’est comme ça qu’à 21h10, j’ai glissé dans mon sac mes chaussures bleues pour rester assise, chausser une paire de ballerines et filer faire l’acquisition d’une bouteille de champagne fraîche… C’est étrange de se rendre à l’anniversaire de quelqu’un que l’on n’a jamais vu en vrai mais dont on sait déjà qu’il aime le champagne et les chansons kitsch… Il m’aurait paru totalement incongru d’amener autre chose que des bulles pour trinquer avec la fée, Esther, dfp, Bridget, Ana, miss E et les autres… « on s’est connu, on s’est reconnu, on s’est perdu de vu, on s’est reperdu de vue… »
21h30, je le savais bien que c’était une mauvaise idée de changer de chaussures, juste en bas de l’immeuble, au départ j’avais prévu de faire ça assise sur le banc public qui fait l’angle, mais une bande de jeunes sauvageons avec des mobylettes et des bières s’étaient installés là, et pfff… j’ai décidé de faire ma new-yorkaise une vingtaine de mètres plus loin où je me suis fait griller par Esther et son meilleur ami penchés à la fenêtre.
« on s’est retrouvé, on s’est réchauffé puis on s’est séparé, chacun pour soi est reparti dans le tourbillon de la vie » mais en ce qui me concerne pas avant 3 heures et des poussières… parce que je me suis bien amusée, j’ai pris beaucoup de plaisir à discuter avec les uns et les autres… J’ai découvert que un jour il y a longtemps Rika Zaraï la médecin-douce avait vraiment chanté et que d’ailleurs je connaissais une de ces chansons, et que même je pouvais danser dessus… J’ai pu comparer tester et voir qu’il est plus facile de danser sur France Gall reprise en chœur par la Star academy que sur Brigitte Fontaine… Heu moi aussi j’ai glissé richi e poveri dans mon itunes, j’avoue… et ma chanson préférée de Dalida c’est « Lucas »…
Esther a photographié des dizaines de décolletés vertigineux pour le concours de la fée ; moi j’ai décidé que je jouerais pas, je pourrais me retrouver à concourir dans la catégorie torse homme heureusement pas poilu mais un peu grassouillet au niveau des seins quand même ;)
22:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blabla de fille
Samedi après-midi...
Un goûter de filles dans un coquet appartement de la rive gauche… On boit du thé de chez Kusmi Tea en mangeant des bonbons et des petits gâteaux.
J’aime bien les trucs de filles. Je crois que j’aurais pu vivre dans un gynécée. J’y aurais été très heureuse…
Notre esthète hôtesse a disposé sur la table une jolie théière en fer très country, un service en porcelaine blanche, des mugs mariage et frères, et des ptits bols avec des petits gâteaux et des bonbecs Haribo. Elle a confectionné un cake au thé matcha et une pétillante invitée a eu la délicieuse attention de faire un stop chez Pierre Hermé pour y acheter un joli cake rose à la rose et aux litchis qui s’assortit délicatement avec le gâteau vert confectionné maison.
Tout le monde a eu son Elle, on peut s’asseoir et glousser, on se comprend à demi-mot…
Les filles c’est gentil ça a toujours un mot délicat sur la déco ou sur une fringue, ça connaît la juste hauteur d’un talon, ça sait apprécier l’œil sûr d’une shoppeuse, ça ne jette pas des regards horrifiés quand vous annoncez le prix de votre dernier coup de folie, d’ailleurs une fille ça ne demande pas le prix de l’objet du délit, une fille ça le connaît…
Samedi après-midi, j’ai été invité à un goûter pour papo-thé entre girls, avec de charmantes drôles de dames. Charlie, le mari, s’était prudemment replié dans la chambre où on lui avait gentiment accordé un demi lit pour s’asseoir à côté de nos manteaux et nos sacs… Parce que 6 filles c’est 6 manteaux, 6 sacs et 6 paires de chaussures… Même le chat s’était éclipsé, c'est vous dire…
Tout ça pour dire individu machiste qui passerait par ici et se fendrait d’une allusion parfaitement déplacée aux réunions tupperwares, que, un mot et les drôles de dames et moi on t’étrangle avec nos bas gris et après on te piétine avec nos talons vernis, en rouge et noir, non mais…
Ne perds pas de vue que les big sacs sont tendance et que l’on peut y répartir aisément un cadavre, nous les filles on a l’habitude de porter des sacs très lourds !
* note écrite sous Guronsan, l'auteur n'en dira pas plus
19:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blabla de filles
26.10.2006
On n’a qu’à commander une pizza !
Je commence tous les jours mais sans voir trop de résultats.
Il faut dire que la nourriture s’acharne contre moi.
Hier… Le matin, j’avais trouvé la parade : un petit déj’ au gloubi boulga ! Yaourt 0%, banane et 2 biscuits à la cuiller. Une astuce d'un vieux régime wet wet, qui cale sans peser sur la balance… Or moi si j’appauvris le petit déj’, je maigris sous les fesses, et c’est un petit pli que j’aime bien voir se creuser…
En arrivant au travail, je décide de renoncer à l’ascenseur, désormais j’emprunterai l’escalier, dans la mesure où je passe ma journée à faire des allers et retour entre le premier et le cinquième étage, ma gambette devrait être fin prête pour les collections printemps-été 2007…
À 10h15 j’entame mon deuxième aller-retour 1er-5 sous les encouragements des ouvriers arabo-polonais… Dans l’escalier, j’ai pris la décision de boire au minimum deux litres d’eau jour, les toilettes étant stratégiquement situées à l’autre bout du couloir par rapport à moi…
Je me rends donc au distributeur pour sélectionner une bouteille d’eau. Je tape 16 et je vois avec horreur un paquet de petites madeleines se détacher de la vitrine à cochonceté située symétriquement au distributeur de boissons de l’autre côté de la machine à café qui fait caissière commune. L'eau c'est 016, comment aurais-je pu deviner que 0 ça comptait... je suis sûre que c'est fait exprès ça, un piège pour les nouveaux...
Qu’est-ce que je vais faire ? Je peux pas jeter… On ne jette pas la nourriture, verset 3, psaume 8 de l'évangile familiale...
Je tente de m’en débarrasser auprès du monteur qui malheureusement pour moi n’est pas gourmand, pourrait faire un effort quand même, il est maigre ce garçon… Je laisse traîner le truc en salle de montage, en espérant que quelqu’un s’en empare…
Coup de chance, la brasserie à côté propose chaque jour un poisson à la carte. Aujourd’hui c’est rouget à la sauce safranée à 9,90 euros. Il faut bien qu’il y ait un avantage à travailler pour une fois ailleurs qu’à Boulogne… Je résiste au dessert et pas mes copines. Je suis une bonne fille.
16h c’est l’heure de la pause café et on rentre en valid dans une demi-heure… Les petites madeleines sont toujours là… J’en mange deux, trois des toutes petites, c’est pas un gros pêcher… Et puis j’ai fait du sport, j’en suis facilement à ma sixième volée de marches aller-retour.
Il y a des motifs un peu lourdes et imprévues sur un programme la petite séance trucage qui devait commencer à 17h30 commencera plutôt à 18h30. On va passer la soirée ici. Je sens que c’est moyen pour mon régime ça… On aurait pu commander chez nippon-ni mauvais, des sushis pas tip top mais des sushis… L’inconvénient avec la province, enfin avec les banlieues pas trop chic c’est que l’on y trouve plus facilement des pizzas que des sushis… Allez on a été raisonnable deux petites pizzas pour trois… Après tout une pizza c’est du pain, des légumes, et du jambon blanc… Comment ça ce qui est bon c’est l’huile d’olive ?
Allez je commence demain…
08:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blabla de fille
25.10.2006
Sur-ménage...
7h30… arrrgghhh… déjà… je soulève une paupière qui doit peser au bas mot… mmm… une tonne cinq… Et puis une deuxième… haaaaarrdd… quelle agression ce réveil… Vite se lever à tâton dans le noir, trouver le bouton de la lumière et éteindre cette chose hurlante avant qu’elle ne réveille tout l’immeuble…
Il faudrait que j’écrive quelque chose pour mon blog… Il faudrait aussi que je range cet appartement parce qu’une partie de mon dressing, la partie à jeter est en vrac sur le canapé et que j’ai des dormeuses invitées demain… Il faudrait que je change les draps aussi et puis que je finisse de ranger ma cuisine dans laquelle on devine encore encore les traces d’une opération cake en chaîne… La salle de bain, ça c’est fait ! Je m’en suis occupée en rentrant du travail, vers une heure du mat’…
Penser à acheter une femme de ménage.
Il faut que je sois partie à 8 h30 max, car j’ai un monteur qui arrive à 10h et je préfèrerais arriver une demi heure avant lui… je sais que mon cerveau ne sera pas complètement opérationnel avant H + 3, soit 10h30 donc une demi-heure pour rassembler les cassettes et lire les briefs, mon cerveau se décompose dans la nuit ! 9h30 c'est bien, je pourrais toujours tabler sur le petit quart d’heure supplémentaire où il va enlever son manteau, aller chercher un café à la machine, etc…
7h41 ma décision est prise… Vous trouvez que c’est une erreur, elles sont pas bien mes notes du matin...
Il faudrait que j’aille faire deux-trois courses entre midi et deux, j’ai plus de café, et mes dormeuses je crois qu’elles mangent des biscottes et du chocolat au lait le matin… Faut que j’aille faire un tour au supermarket entre midi et deux… Ce soir encore je pourrais bien rentrer après la fermeture du Monop daily… Faut que j’aille courir 6 km le plus rapidement possible parce que j’ai été challengée par Lance Armstrong… ça va m’achever ça… Et puis pas ce soir, ce soir faut que je range ! j'ai deux trois idées que je voudrais coucher sur le papier pour mon roman... Dans le métro, peut-être...
Ça me manquait… ne plus avoir le temps… penser c’est quand que je dors, ne plus penser c’est quand que ma vie devient géniale… c’est très reposant…
08:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blabla de fille
24.10.2006
La rentrée
En admettant qu’à chaque étage travaille une vingtaine de personnes multiplié par 5 étages cela fait environ 100 personnes, en considérant que sur ces 100 personnes la moitié travaille en free-lance pour une saison, pour quelques semaines, quelques jours ou quelques heures, ça fait… comment ça il y a un deuxième bâtiment ?
Ça ne me panique pas plus que ça remarquez j’ai travaillé pendant quelques années dans une boîte de post-prod qui tenait un peu du hall de gare et j’ai appris à manier le "salut tu vas bien", etc… et à contourner la difficulté qu’il y a à demander au bout de 6 mois à une personne que l’on croise quotidiennement : "heu ! au fait comment tu t’appelles ?"
C'est bien simple : On ne demande pas, c’est tout… ça ne se fait pas… on peut parler de tout, les gossips sont autorisés voire souhaitables… On peut tout connaître de la vie sexuelle, familiale ou amoureuse d’un client ou d’une relation de travail sans pour autant avoir à l’appeler par son prénom, enfin !!!
Par contre, il faut penser à demander aux gens leurs numéros de portable, pour le cas où l’on aurait quelque chose à leur demander… car évidemment demander à un collègue, c’est quoi le numéro de poste de machin ? de qui ? mais si, tu sais, le mec qui boit du café au lait… Hein ?
Enfin il va quand même falloir que j’apprenne à les mémoriser tous ces visages et tous ces prénoms… Pour les programmes, et les formats et les clients j’ai acheté un grand cahier à grands carreaux et à grandes spirales avec une couverture imprimée écossais, parce que j’aime bien quand le papier est bien lisse et que la pointe du roll glisse sans heurt sur le papier épais.
J’aime bien avoir de nouvelles affaires… Et puis je le sais bien que je n’ai absolument aucune mémoire… Mais je ne peux quand même pas photographier les gens en cachette et écrire leurs noms dessus… imaginez j’aurais l’air de quoi si mon joli sac se renverse en sortant de l’ascenseur et que les photos de tout le premier étage s’étalent au sol sous l’œil d’un observateur goguenard qui va tout de suite répéter à tout son service qu’elle est quand même un peu bizarre la nouvelle… Oh ! et puis après tout, je m’en fous y a peu de chances pour qu’il connaisse mon prénom, tu… c'est vrai ?
00:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blabla de fille
23.10.2006
Quand j'étais je m'en fous-tiste...
Je ne sais plus exactement quand est-ce que ça a commencé, ni même comment… Enfant je n’étais pas du genre à me coller la pression… Plutôt du genre à m’investir raisonnablement dans ce que je faisais bien et à me désintéresser du reste… Au fil des années j’ai arrêté le sport, les mathématiques, les sciences physique, la bio, la chimie… J’avais un très gentil docteur et des parents plutôt bienveillant… En quatrième, j’ai été opéré de l’appendicite et j’ai pris goût à ces deux heures de liberté hebdomadaire… D’année en année, j’ai fait renouveler mon certificat médical, gentil le docteur, je l’ai beaucoup regretté quand il a sombré dans l’alcoolisme et quitté la ville… Entre temps, moi j’avais décroché mon bac avec mention en optant pour un bac tempérament artistique et littéraire option dilettante… Autant d’heures ravies à l’étude de la chimie et des théorèmes que j’ai pu passer au ciné, à la plage, dans des bistrots et des salons de thé car mon bac artiste m’avait contrainte à l’exil… Waouw…
Alors quand et comment tout cela a commencé… à quel moment j’ai décidé de courir 10 km, 3 fois par semaine et de fabriquer des cakes à la douzaine pour marquer l’histoire de la régie… à quel moment j’ai décidé que je me devais d’être exceptionnelle et de parler couramment espagnol… Je ne sais pas exactement mais évidemment la période coïncide avec le moment où j’ai découvert que j’étais complètement nulle, pas assez ci trop ça…
J’ai l’impression que je vais entrer dans une période de ma vie plutôt bien remplie, plutôt excitante et je crois que je vais essayer d’en profiter un peu, je vais arrêter de me coller la pression, je vais être plus sympa avec moi-même, je vais m’aimer un peu… Et essayer de vivre les choses plus simplement… ça ne me réussissait pas trop mal d’être une lazy jouisseuse… Répétez après moi c'est un mantra...
Par ailleurs, ai-je vraiment le choix… Mon corps me parle… Il me dit stop… j’ai mal aux jambes, je suis essoufflée… Faudra-t'il que j’arrête de courir après des chimères... Il faut que je me lâche et que je me pose, et il faut que je vive les choses, maintenant et vraiment… ça ne va pas être facile, j'ai jamais vraiment fait ça... Il y a eu "quand je serais grande", et puis est venu le temps du "quand j'étais enfant" mais maintenant, heu... Il est peut-être temps de penser et agir au présent...
00:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blabla de fille
20.10.2006
On a tous quelque chose en nous de Bree van de Kamp, non ?
J’ai été engagée pour m’occuper de la régie sur le tournage d’une pub… Les restaurants étaient bookés, et la production m’a demandé si je pouvais m’occuper de faire quelques courses, il y a toujours des petites choses à grignoter sur un tournage, un peu comme pour un conseil d’administration…
La plupart des gens, enfin les gens pas totalement névrosés ,se seraient contentés de prévoir café, thé, viennoiserie, coca, jus d’orange, un assortiment de biscuits Delacre et quelques bonbecs… Oui mais moi, forcément, je trouvais ça… Bof… Un buffet un peu trop convenu à mon goût…
Alors j’ai ouvert une patisserie artisanale… Pourquoi ? À votre avis pourquoi Bree aurait fait un truc pareil… Et bien moi pareil…
D’abord faire les courses en essayant de rester dans un budget, alors que l’on achète les ingrédients sans bien être sûre de ce que l’on va fabriquer au final, c’est pas facile… Et bien en fait je ne me suis pas trop embrouillée dans mes additions et j’ai tout utilisé sauf un paquet de farine et deux / trois oeufs…
J’ai fait un petit stop chez un rebeu pour acheter des fruits secs, et j’ai pris aussi de l’halva avec les sous qui restaient…
Et de retour à la maison j’ai ouvert les cakes de Sophie… Et c’est là que l’esprit de cette conne de Susan, s’est emparé de moi alors que si seulement j’avais pu tenir quelques heures de plus dans la peau de Bree et aller au bout de mon personnage, tout aurait été beaucoup plus simple…
C’est pas à Bree qu’il viendrait à l’idée de se lancer dans le testage de nouvelles recettes alors qu’elle a 28 bouches professionnelles et pour la plupart inconnues à nourrir… Non elle ne ferait jamais un truc pareil Bree, alors que moi, oui… j’aime bien aller au devant des emmerdes…
Premier testage, la recette du cake à la pâte d’amande et à la fleur d’oranger… Qui met un temps fou à cuire… je comprends pas…
Deuxième ratage, il y avait une recette qui avait l’air sympa elle s’appelait cake aux cerises amarennas et au gingembre… Et comme je ne sais pas très bien ce que c’est que l’amarenna, et que je n’avais pas de racine de gingembre je me suis dit : "tiens et si je faisais un cake à la cerise confite et à l’amaretto !" Susan sors de mon corps… La pâte avait un goût délicieux, quand j’ai lèché mon doigt une fois j’ai pas pu m’empêcher d’y revenir… Alors j’ai décidé d’en faire un deuxième… C’est après avoir quasi doublé le temps de cuisson que j’ai commencé à… SUSAN ! FOUS LE CAMP ! SORS DE MON CORPS JE TE DIS !
Erreur grave les inventages de recettes quand on a une obligation de résultat… Avec tout ça j’ai pas eu le temps d’aller courir aujourd’hui… Par contre allez j’avoue à 19H j’ai profité du fait que j’avais quarante minutes devant moi pendant la cuisson du cake pour aller l’essayer cette petite robe Sinéquanone… Elle a l’air si agréable à porter… Je pourrais presque la mettre même pour un tournage…
Dans le truc avec les cerises à l’amarenna, un truc dans le genre, il conseillait de fariner les cerises avant la cuisson.. Ce que moi j’ai délibérément omis de faire en me disant que puisque je ne voyais pas bien pourquoi fariner les cerises, mieux vaiait ne pas le faire, c’était probablement le truc, le secret du cake à la cerise et à l’amaretto dont on se refilera la recette de mère en fille…
Au bout de soixante-quinze minutes de cuisson au lieu des 30 annoncées j’avais enfin compris à quoi sert la farine autour des cerises : à absorber l’eau, enfin le sirop que recrachent les cerises en cuisant…Cela pourrait être pire je pourrais en plus avoir à me taper les mêmes enfants que Lynette… Et ça pendant le foirage de testage de recette c’est un truc à finir mal… ça…
Bon je vous passe les détails du gâteau au chocolat qui bout et qui durcit pas… Du cake à la banane qui résiste à la cuisson… Du cake aux pommes pareil, etc… Les cakes de Sophie sur les temps de cuisson c’est quand même totalement bidon… Surtout quand on décide d’ajouter du lait de coco au cake à la banane, et que l’on commence un cake pomme-pistache pour finir par un cake à la normande avec de la manzana à la place du Calvados…
Ma grande carrière de régisseuse pourrait bien s’arrêter là…
Je crois que j’ai à peu près réussi mes pains d’épices et heureusement je n’ai oublié ni les Haribo, ni les crocos…
Et puis après je suis allée courir pour faire sortir de mon corps, Bree Van de kamp et Susan machin !
02:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blabla de fille
18.10.2006
Endorphine & cuir caramel
Un petit footing pour rebooster mes endorphines… 10,5 km, Lance Armstrong qui me dit que je suis une winneuse, tout ça… Et j’ai retrouvé le sourire…
Après tout je les aime bien mes « up » and « down », ma vie pourrait être bien pire, je pourrais aussi ne pas m’interroger, ne jamais me remettre en question, ne jamais douter… J’aurais une existence paisible… Mais paisible, c’est un adjectif qui convient assez bien aux vaches et aux morts aussi… Elle broûtait paisible…Elle reposait, paisible… Moi, je ne suis pas paisible… Ce n’est pas plus mal finalement…
Et puis je sais quoi faire avec mes chagrins, mes angoisses…
Un peu d’exercice physique… Un truc chiant de préférence… La natation, la course à pied… Durant une heure ne pas se poser d’autre question que celle-ci : ça fait 21 ou 22, là ? Mais la plupart du temps, je ne suis pas du genre à me poser la question… Pas le genre à oublier que 19 longueurs, encore… Je sors de là vidée… Les mauvaises idées sont déjà loin… je suis super fière de moi d’avoir réussi à dépasser l’idée de « il faudrait faire du sport » et « d’avoir fait »…
Alors j’ai décidé d’appliquer ça à ma vie… Et j’ai cessé de me dire, "j’ai envie de m’acheter le Charlotte couleur caramel, mais en ce moment ce ne serait pas raisonnable"… J’ai décidé de dire « thanks god la carte cofinoga existe et coup de bol je ne l’ai pas déjà !"… Alors la carte à 7 euros + 3 euros d’assurance, moins 15% sur les achats de la première journée, en 3 fois sans frais, pff…
C’est trop facile d’être une grande fille!
22:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blabla de fille
17.10.2006
C'est qui ce garçon ?
C’est un regard que l’on croise et sur lequel on revient… Est-ce que j’aurais déjà couché avec ce garçon…
Je n’ai pas eu autant d’amant que j’en sois à n’en plus m’en souvenir mais ce garçon, je ne sais pas pourquoi j’imprime pas…
La première fois j’avais bu on avait fêté l’anniversaire d’une copine, on avait dansé une salsa, nos langues s’étaient emmêlées puis nos corps… Une semaine après il m’avait rappelé alors que je n’aurais jamais cru avoir de ces nouvelles et que j’espèrais seulement que ma vie professionnelle et la sienne ne seraient pas amener à se croiser dans les jours qui viennent… Le numéro de sa boîte s’était affiché plusieurs fois sur l’écran électronique du téléphone posé sur mon bureau, j’avais décroché et constaté à chaque fois soulagé qu’il s’agissait de l’une ou l’autre de ses collègues…
Et puis ce dimanche là c’était mon portable qui avait sonné… Un calin du dimanche soir, moi j’avais toujours le blues le dimanche soir je n’aimais pas ce bureau auquel il allait bien falloir que je revienne m’asseoir dès le lendemain, lui peut-être pareil aussi…
La troisième fois c’était un autre soir encore, il était chez sa sœur, il s’ennuyait il aurait voulu passer et je m’ennuyais aussi, et j’avais dit oui…
Et puis il y avait eu une quatrième fois des mois après et c’était la première fois que l’on n’avait pas joué à touche-pipi ensemble, évidemment c'était moi qui avais perdu… J’avais un bonnet en caoutchouc sur la tête et je traversais la piscine en faisant de grandes enjambées… je n’étais pas sûre que ce soit lui, mais il lui ressemblait beaucoup, ceci dit avec un bonnet je n’étais pas sûre et puis la tête de ce garçon j'imprime pas…
Et je m’étais demandée quelle note sur l’échelle de Murphy on pouvait donner à la situation : croiser un ex-amant à l’aquagym vous avec un préservatif sur la tête et une épilation pas nickel alors qu’il est accompagné d’une blonde insignifiante mais probablement enceinte sans ça que ferait un mec pas gay à un cours d’aquagym alors que le prof est très beau…
Mes copines étaient très myopes mais en sortant du cours après qu’elles aient remis leurs lentilles, elles avaient authentifié le garçon, et j’étais allée au devant de lui lui dire bonjour…
Et ce matin, encore une fois je n’étais pas sûre… Je suis revenue sur ce regard… J’ai bien cru que c’était lui… mais je n’étais pas vraiment sûre… J’ai bien vu qu’il me regardait aussi… Mais j’avais un doute, je ne savais pas… j’ai des problématiques de fille facile, alors que non…
Mais lorsque je suis sortie, il a souri… Alors j'ai su...
Pourquoi je me suis penchée vers lui pour lui faire la bise, après tout il aurait pu se lever, c'est vrai quoi…
Pourquoi je lui ai demandé qu’est-ce que tu deviens comme si j’avais jamais su ce qu’il avait été, et par conséquent comme si cette question avait un sens…
Du reste je n’ai pas vraiment su comment interpréter la réponse « toujours pareil et toi ? » alors dans le doute j’ai répondu : « moi ? ça va super !! ».
Arrrggghhh… Je n’aime pas être célibataire… Je n’aime pas ne pas savoir qui répondre à la question avec qui je baise ce soir, demain ou/et la semaine prochaine… Le quand est encore plus angoissant que le qui, remarquez… Pfff… trop dure la vie…
14:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blabla de fille
15.10.2006
Droguée...
Ma vie professionnelle piétine, je ne peux plus manger, je ne rentre dans rien, je vais finir dans le rouge et je ne suis même pas amoureuse et pourtant, pourtant je suis même pas malheureuse… Je dirais même que je me sens plutôt heureuse, il fait beau, je travaille demain, j’ai acheté une petite veste géniale, j’ai envie d’un nouveau sac, j’ai un tournage samedi, j’ai passé une soirée formidable…
Allez j’avoue… Je suis droguée…
Je viens de comprendre la raison de cet incommensurable happiness : l’endorphine est une morphine endogène qui joue le rôle de neurotransmetteur… Et moi j’ai couru 37,49 km en 6 jours autant dire que dans ma tête c’est La contessa in the Sky with Diamonds !
« Leur rôle premier est celui d’un antidouleur » et ça ça m’inquièterait presque en temps normal, parce qu’il se pourrait que mon endorphine ne fonctionne pas bien : je suis une courbature avec un point de côté… et bien je m’en fous… Elle fonctionne très bien mon endorphine : j’ai le même sourire que Franck Ribéry… Alors faut que je fasse attention quand même parce que ça ne donne pas l’air intelligent… Mais je m’en fous parce que j’ai ma veste… alors que j’étais quand même partie pour acheter un sac et un collier élégant dans le style du Jacky de Gérard Darel … Et puis finalement, j’ai acheté un collier glam’rock… Mes copains trouvent que ça me donnent un air gothique et moi je trouve qu’ils abusent ça se voit carrément que cette tête de mort sourit, enfin !
21:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blabla de fille

