30.04.2006
Des pommes, des fraises et blablabla...
Onze heures… Je m’extirpe avec peine des bras de Morphée, il fait tout gris dehors mais j’ai dans l’idée d’aller faire un tour au marché. Acheter des fraises, des melons, des framboises, un quart de pastèque, etc… Cet après-midi j’ai dans l’idée de faire un peu de jardinage ; je voudrais faire pousser le printemps à mes fenêtres… De la coriandre, du thym, de la lavande et des pâquerettes…
Je traîne mon caddy derrière moi et je marche d’un bon pas en direction du marché d’Aligre… Je repère des mugs de folie chez un petit traîteur italien de l’Avenue Ledru Rollin, heureusement la boutique était fermée et j’aurais assez peu l’occasion de traîner là-bas à des heures ouvrables d’ici le 22 mai, parce que mon compte en banque que je consulte à tout hasard affiche un solde plus que négatif…
Il fait un peu frisquet… J’hésite un peu mais j’opte tout de même pour la terrasse, seul espace non fumeur de mon bistrot préféré, celui où les tartines sont faîtes avec du pain Moisan… Soucieuse de ma ligne et de mes points, je gratte la baguette fraîche et croustillante jusqu’à en retirer quatre bonnes cuillères à café de beurre… J’ai oublié d’acheter un magazine, je ressors Louis XIV de mon sac doré, cette biographie est un peu ennuyeuse, côté livre je suis dans une période sans, tout me tombe des mains… Je parcours quelques lignes qui racontent comment la nièce de Mazarin, Marie Mancini avait entrepris de séduire le jeune roi soleil et comment elle y parvint presque… L’histoire a l’air intéressante et cette Marie Mancini me semble fascinante mais même ça l’auteur parvient à le raconter de façon si anecdotique que… Pourquoi Stephan Zweig n’a jamais écrit de biographie de Louis XIV…. Si la librairie à côté avait été ouverte j’aurais acheté la Marie-Antoinette d’Antonia Fraser, avec la sortie du film de Sofia Coppola à Cannes, j’imagine que la réédition est à présent dans les bacs. Bon, ce bouquin m’ennuie et le temps menace, je quitte ma terrasse et je me dirige vers le marché…
J’achète ici des framboises, ici des tomates de Sicile, là un melon des Charentes, plus loin des pommes et de l’oignon rouge, et puis un melon vert, et des fraises… Mais de la coriandre, du romarin et de la sauge il n’y en a pas et la paquerette est tristounette… C'est qu'il fait froid, jamais vu aussi peu de chrysanthèmes à Toussaint… Il va falloir que je réorganise tout mon week-end… Adieu terrasse, pelouse et longues balades le long des quais, bonjour chocolat chaud, lecture, ciné & dvd… Et pour les jolis couleurs que j’étais censé prendre ce week-end en exposant ma peau à un vieillissement prématurée, je pense que je vais m’en tenir à un petit stop sur les Champs Elysées pour y acheter le sublim’bronz de l’Oréal qui avec un quinze sur vingt est élue meilleur autobronzant de l’année par soixante millions de consommateurs… Bon habituellement je me méfie du choix de la masse, mais à huit euros et quelques francs, cela ne devrait point creuser d’avantage mon découvert abyssal…
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29.04.2006
Palampampam !!!
J’avais une pêche d’enfer en me réveillant hier matin. Sept mois que je n’avais pas mis les pieds sur un tournage. J’adore les tournages. J’aime débarquer dans un lieu inconnu pour y découvrir de nouvelles gens et partager avec eux un moment de vie, une expérience, un savoir. J’aime le silence, tous ces petits bruits que l’on ne remarque jamais et que l’on perçoit là. Les vannes des chef ops, les blagues des ingés sons, le vanity des maquilleurs.
Je trouve que dans une journée de tournage, il y a un peu en raccourci toute une semaine voire des mois de boulot. Il y a le rush des périodes de charrettes, il y a les pauses déj’ sans fin et l’attente, le calme plat du mois d’août, il y a les moments où l’on adore ces collègues, où l’on forme une team formidable et les moments où l’on se dit que Bernard quel mauvais coucheur quand même !
Je suis allée courir. Vingt minutes pas plus, à jeûn, assez pour produire de l’endorphine et obliger la cellule adipeuse affamée par l’effort à puiser dans ses réserves.
Une douche, un tea-shirt gris, un pantalon chinois, des ballerines plates mon sac doré, mon ipod…
« L’amour est en enfant de bohême, il n’a jamais jamais connu de loi… ». La Callas chante ; le métro a quitté le tunnel il longe le Boulevard Barbès, j’ai faim. J’ôte le casque, il est huit heure, une heure décente pour faire le tour de ma petite équipe et repréciser à tous l’adresse, le code, etc… et accessoirement les réveiller… Pas cette fois-ci, tout le monde est déjà debout voire en chemin, mais aux questions posées à propos de rue, faubourg et avenue, j’ai bien fait je crois de refaire un petit tour d’horizon…
La Callas chante Puccini… je regarde par la fenêtre, les immeubles défilent, la vie des gens dans leur appartement… Je dois appeler Chronopost, j’ai un colis en souffrance, un colis d’Italie… Un cadeau de l’ami-amant… Je me demande ce que cela peut-être… je suis affreusement gâtée ce n’est plus un ami-amant, c’est un prince charmant…
Je sors du métro. Sur la place, la grande brasserie ouvre ses portes, les serveurs s’affairent à mettre en place la terrasse… Sur le plan, je repère la rue du tournage, la deuxième à gauche, je crois, à moins que je ne me sois trompée de sens certains jours je regrette un peu de ne pas avoir un cerveau reptilien plus développé. Au kiosque à journaux, un vieux monsieur achète Libé, une dame prend le Parisien. Il y a cette maman pressée en tailleur-escarpins qui court et pousse une poussette en tirant par la main un blondinet renfrogné, finalement elle s’arrête s’empare du blondinet et repart en hâtant le pas. C’est wonder woman.Et moi aussi parce que je ne me suis même pas trompée de sens. Parfait. D’ailleurs le 218 est beaucoup plus près que je ne le pensais. Et un coup d’œil sur mon portable indique que j’ai une demi-heure devant moi pour prendre un vrai café avec des vrais tartines, et comme la vie est vraiment belle, le serveur à l’accent auvergnat me demande même si je préfère du beurre salé ou du beurre doux avec mes tartines. À priori, j’ai donné la bonne réponse, en fin de compte c’est peut-être un accent breton et pas un accent auvergnat, mais le café lui est italien… "il n'a jamais jamais connu de loi, palanpampam..."
22:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28.04.2006
En vrac...
Je ne sais pas résister à une bonne affaire. J’ai acheté un lot d’éponges et un lot de moules à tartelettes et deux euros c’est pas cher ; je sais c’est pathétique mais j’avais acheté un sac et un tee-shirt la veille sans venir à bout de mes envies…
Pourtant en revenant de cette expo et après avoir grignoté un bout avec Esther et papoter dans une brasserie, j’avais juste voulu rentrer à pieds pour profiter du soleil et de cette petite journée de vacances, enfin…
Et la foir’fouilles et ses lots de bonnes affaires étalées en devanture, m’ont fait un énorme clin d’œil…
Pourtant je m’étais dit que le seul shopping autorisé lors de cette petite ballade, c’était un shopping végétal d’aromates et de petites fleurs… mais j’avais dans l’idée que je rentrerais bredouille… Et qu’il me faudrait ce week-end aller faire un tour sur les quais… Paris ces jours-ci a un problème, une terrible pénurie de coriandre, et personne n’en parle de ça, personne…
Comme j’étais un peu frustrée à cause de cette histoire de coriandre et de paquerette, à Strasbourg Saint-Denis, je suis entrée dans ces boutiques qui vendent tout en gros aux coiffeurs … J’ai acheté de l’huile d’Argan parce que c’est bon pour ma peau, le meilleur anti-ride possible… J’ai acheté de l’huile de palme, si l’huile de palme nourrit efficacement et traditionnellement les nattes des africaines elle devrait compléter efficacement en usage externe ma cure de lobamo-cystéine spécial printemps… Et puis un shampoing L’Oréal spécial Curl & son masque…
Il fallait que je remplisse cette soirée, que j’en fasse un truc girly sympa douillet… En passant devant le grand Rex mon cœur de midinette s’est serrée : Sha Ruk Khan est à Paris, et je ne le verrais pas… Environ trois mille cinq cent douze milles personnes se pressent déjà devant le Rex alors que l’Officiel indique complet… Pas d’avant-première Bollywood ce soir et je ne verrais pas le bel indien en vrai… Je m’en fous ce soir, je suis allée voir Gérard Lanvin…
Ce matin c’est toute guillerette, mes cheveux tout bouclés et mes pieds parfaitement hydratés que j’ai bondi du lit pour sauter dans mes baskets… Aujourd’hui j'ai travaillé… J’ai couru une demi heure, le long du canal avec une pêche incroyable, je ne me suis pas encore lassée du métro aux heures de pointe, j’étais vraiment contente d’aller bosser…
Et j'avais raison d'être contente, parce que... Dans le courant de la matinée, l’annonce de deux semaines de travail supplémentaires a élargi mon sourire d’environ deux virgule huit centimètres… Et un super magazine sur papier glacé l'a scotché pour quelques heures ou quelques jours de la jusque là en ayant l’excellente idée de me ramener mon ami-amant pour quelques jours à Paris, ce qui petit un n’est que justice vu le fric que je claque chez Relay H et petit deux vient confirmer que la vie est belle, clap clap…
01:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
25.04.2006
La vie est belle...
Sept heures trente, l’alarme du radio réveil sonne et je ne peste même pas… Je bondis hors du lit, j’enfile un survêt, je chausse mes baskets, je coiffe l’ipod, et je glisse dans la poche quelques zeuros. Aujourd’hui j’ai meeting pour un brief de prod, après sept mois nada-nada, je n’ai jamais été aussi contente d’aller bosser… Même ma balance a décidé d’être sympa, moins un kilo cinq à J+ 7…
« Gainsbourg revisited » dans mes oreilles et vingt minutes de course à petites foulées… Il fait beau, je vais mettre ma nouvelle robe à petits pois.
Je termine mon footing sur le boulevard Richard Lenoir, on est mardi jour de marché… J’ai obtenu 25 au questionnaire bilan de mon programme « apprendre à manger. conne » mon alimentation est diversifiée mais je peux encore l’améliorer : je parcours les allées du marché en essayant de glisser dans mon cabas un maximum de couleurs différentes de fruits… Fraises, melon des Charentes, pastèque, framboises, pommes golden, melon vert, kiwis, mon panier c’est une nature morte !
La vie est belle, moins un kilo cinq….
Paris Boulogne changement La Motte Piquet… Le métro aux heures de pointe, mon ipod sur les oreilles, Louis XIV sur les genoux mais aucune envie de lire, ni d’écouter de la musique d’ailleurs… Un travail, je vais à une réunion, je fais partie de la société (oui, j’en suis là)… Je range l’ipod et je glisse Louis XIV dans mon sac. Je regarde les gens. Il ne sent pas bon le monsieur. J’écoute les deux copines assises dans mon dos ; elles disent du mal du type de la compta qui en plus est moche et a des pellicules. Les gens sont sympas, et beaux… J’existe, je vais travailler !
Il fait beau… C’est presque l’été, cette terrasse est parfaite à 9h00 du mat’, j’y prendrais mon café et mes tartines, un petit break, un bain de soleil avant d’aller bosser… C’est tout petit Télywood sur Seine 600 mètres à peine, et je claque la bise à trois personnes différentes… Je croise les doigts, je voudrais que cette pige en amène d’autre… J’ai absolument besoin d’une nouvelle paire de lunettes de soleil, des grosses, noires avec une monture énorme, genre rectangulaire et bien plate, je n’ai pas l’intention de piloter un cessna, le vent peut bien se glisser sous mes lunettes et caresser mes yeux, je m’en fous, je vais bosser !
J’ai une envie de bosser. Enorme. Rien que pour ça pour avoir retrouvé cette envie, je me dis que j’ai bien fait il y a un peu plus d’un an d’arranger mon départ et de tenter autre chose. Même si ça me coûte cher parfois. Même si…
Brief, rebrief… Glamourous, no comment...
Déj’ avec une copine pendant sa pause à elle moi je commence jeudi. Une pause déj’, c’est énorme une pause déj’. Bruits de fourchettes et de couteaux, des sushis et des makis des « comme l’on en mange jamais le soir » parce que le soir on choisit un restau sympa. Le riz est un peu sec. C’est génial j’avais oublié que les sushis étaient aussi petits dans ce restau où l’on va parce que l’on n’a pas le choix, parce que c’est à côté et que le patron est sympa.
Après le déj' comme j'étais off, j’ai fait un saut à l’espace Landowski. Envie de voir à nouveau les peintures de Tamara Lempicka, envie d’être avec lui un peu même s’il est en Italie… Et puis l’art sacré, l’art colonial, etc… joli musée qui mérite le détour…
Et puis j’ai acheté un joli sac doré, style besace-banane en cuir très souple mais pas trop, juste comme il faut… Et puis un tee-shirt à manches longues d’un joli gris anthracite… Et des lunettes noires de crâneuse… J’ai six jours de taf devant moi, je consomme, j’existe…
Un petit détour chez Zara Home, mais c’est tout petit, c’est… C’est ça l’événement déco ? Je ne suis pas convaincue, pas mal mais… Un petit peu de Maison de famille, un petit peu de graine d’Intérieur, un zeste de Conceptua, bof… Franchement je préfère les créations de Prouvé et ses petits copains à deux cent mètres de là*…
Mes lunettes de soleil, mon sac doré et moi nous avons pris le bus, le métro c'est pour les gens pressés. J’aime bien le trajet du 75 parce qu’il longe les quais… Un léger ralentissement et dix minutes de tour Eiffel en travelling et au ralenti, j’adore… La Tour Montparnasse pile dans l’axe, elle est belle ma tour Eiffel… BHV pour acheter des couleurs pour mon atelier chimie ou café de Flore et Louis XIV… Trop tard, Châtelet est derrière moi, je ferais chimie, j’ai quelques habits qui ont besoin de nouveaux coloris… La robe rouge à rayure vintage sera chocolat, la jupe jaune sera anthracite et la robe à fleurs deschiens deviendra kaki… Et ma petite robe en broderie anglaise anthracite définitivement ou noire… Une petite robe noire certes mais elle n’a rien de basique ma gitane…
En sortant, il faisait doux, j’ai eu envie de rentrer à pieds, de bouquiner en terrasse et d’acheter des fleurs et des herbes… Coriandre, sauge, verveine, paquerette… j’ai un rosier, du basilic, de la menthe…
* espace Landowsky
Ma télé, le monde et moi...
Au bord du lac Victoria, la meute presse, bouscule, implore bruyante et silencieuse, puis les mâles s’écartent alors ils se précipitent pour arracher quelques grains de riz, quelques arêtes… Des enfants, pas des chiens, pas des loups, des enfants, des enfants que l’on affame, nous, les pays riches…
« J’espère qu’ils en font leur business, je leur souhaite car s’ils ne retirent pas d’argent de l’humanitaire alors pourquoi vendre des armes à l’Afrique, il vaudrait mieux prévenir que guérir » dit cet Africain face à la caméra…
Générique de fin…
Je ne suis dupe ni des simplifications, ni du ton très partisan mais il n’empêche que ce cauchemar secoue et questionne…
De Villiers a écrit un roman, je crois, il paraîtrait que sous Roissy il y a des dizaines de mosquée clandestine où se retrouvent pour y prier tous les musulmans dont la majorité sont fichés comme suspects pour prier et comploter… Tu m’étonnes, à mon avis le simple fait d’être musulman et de travailler pour une compagnie aérienne suffit à te placer sous haute surveillance…
Sarkozy renverrait bien chez eux tous ceux qui ne sont pas contents de vivre ici dans notre beau pays… Depuis que le Pen s’est refait un look de présidentiable et évite les calembours, Sarkozy n’a de cesse de lui piquer ces électeurs…
Jack Lang n’est pas content et il est candidat…
Ségolène, aussi… Est-ce que je me reconnais dans cette femme-là... Ségolène, ses jupes plissés, son serre-tête, son mari tête à claque, ses enfants bien rangés pour la photo... Si j'ai bien compris il serait de bon ton de voter pour une femme, d'abord cela ferait de nous un pays moderne un peu comme le Chili... Moderne Ségo ? Enfin Royal c'est quand même la fille du colonel à l'éducation stricte qui ministre de la famille écrit au Président de France Télévision pour s'inquiéter de voir le service public évoquer la sexualité féminine (ça se discute!), il paraîtrait que même Chouchou et Loulou la mettait mal à l'aise... On peut très légitimement remettre en cause au nom du service public la presque totalité de la grille de France 2, il est vrai qu'en dehors des programmes religieux du dimanche matin et Stade 2 qui communique tous les résultats aux sportifs de la France d'en bas pas encore connectés, on peut légitimement s'interroger sur le bien fondé de l'usage de la redevance et de la notion de service public, mais Drucker et Sevran et Patrick Sébastien ne gênent pas Ségo, c'est quoi alors un coup de chaud à la Boutin, elle a été obligé d'envoyer les enfants au lit... Bref, question modernité, vous avez vu Al Jesira, on n'y parle pas de cul c'est très chiant, ils sont obligés de passer des cassettes de ben Laden pour être au zapping... Enfin, il paraîtrait que maintenant le pays est prêt... Les salaires des hommes sont toujours supérieurs aux salaires des femmes, Fabius s'est inquiété de savoir qui allait garder les enfants au moment de l'annonce de la candidature, tous les ténors du PS et aussi du camp d'en face y sont aller de leur petite blague et le simple fait que la candidature d'une femme et des intentions de vote fassent autant parler semblent indiquer le contraire ; que celle d'entre vous qui n'a jamais essuyé au bureau une réflexion sexiste me jette le premier tampax !
J’ai éteint la télé… Il paye le billet d'avion Sarko pour ceux qui ne sont pas contents parce qu'il se pourrait que je me laisse tenter, un an et puis il est de quelle couleur le mur, celui que l'on va heurter de plein fouet...
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23.04.2006
Shoppeuse-chanceuse
Je ne suis pas complètement sûre que ce soit l’été. Le soleil joue à cache-cache. Ça m’agace. J’ai des nouveaux habits qui ne vont bien qu’avec le soleil.
Je déambulais dans le Marais. Je voulais acheter des Birkenstork, un sac doré et des lunettes de soleil avec des montures énormes. Dans un dépôt-vente que j’aime bien, je me suis retrouvée nez à nez avec une paire de Birkenstork porté deux fois maxi et encore par une fille ultra-soignée. Dans la vie d’une fille fauchée,
il y a des moments heureux ceux où vos pas vous amènent direct là où une acheteuse compulsive est venue racheter les bonnes grâces de son banquier en essayant de refourguer contre quelques penny une marchandise acquise à prix d’or . De l’avantage de chausser un 36-37… Et après les boots Free Lance en python très peu porté, chiné à 10 euros au début de l’hiver, voici les birkenstork quasi neuves au prix des Habaianas…
Mon banquier devrait être fier de moi.
Un petit détour, chez Zara, Mango… mon sac doré n’est pas ici… J’ai presque failli craqué pour un joli sac bleue outremer chez Minelli. Mais j’avais trop envie d’or… J’ai une de ces envies de broderie anglaise… Pas trouvé le petit haut à pois vert de Flo chez Zara, je l’ai essayé en noir mais sur une fille qui n’a pas de sein, ça manque de charme. Ces robes se ressemblent toutes en même temps, et puis une fille qui réapprend à manger n’achète pas de vêtements, voyons c’est idiot. Pas de grand sac doré chez H&M non plus, mais un très long collier avec des perles dorés qui devraient satisfaire mon envie de paillettes… Et puis un grand sac blanc avec des petits pom-pom, vraiment mignon et soldé en plus…
Monsieur Lemoigne si avec toute cette bonne volonté que j’ai vous ne me remboursez pas mes agios. Deuxième stop dans une petite friperie de la Rue Saint-Martin repérée grâce à Gé, décidément c’est mon jour de chance : dans ma pointure, et en blanc la couleur de l’été, une petite paire d’escarpins Yves Saint-Laurent vintage… Avec un talon juste ce qu’il faut, je peux marcher avec ce ne sont pas juste des chaussures pour rester assise. Je ne peux pas faire autrement, j’achète. Et j’ai toujours envie de broderie anglaise… Je repense à cette robe entraperçue chez Fripstar hier et que j’avais montré à Cé, elle avait pile la coupe de mes rêves, une jupe évasée, une encolure flamenca, une taille ajustée, mais elle était désespérément jaunie par le temps… En même temps le blanc ne me sied pas vraiment… Une pétasse se casse avec le petit haut en dentelle crème de mes rêves, très années quarante, parfaitement conservée, et elle veut ma robe mais elle ne l’aura pas. Ce soir je fais chimiste et
noire tu deviendras robe sa de mes rêves… Après tout cela j’étais tellement contente de ma journée que je ne sais pas comment je suis revenue dans la petite boutique des ballerines à même pas un œil acheté le matin même et j’ai essayé cette petite robe à pois transparente. Très robe tablier fifties à la Sofia Loren, parfaite pour prendre un verre en terrasse au Flore, parce que je n'ai pas tous les jours l'occasion de faire des bouquets de paquerette dans les prés, façon belle des champs, non plus et qu'il va bien falloir le sac à pompom et la petite veste en jean pour casser le col flamenco... Alors avec la petite robe à pois, déjà j'avais trois bonnes raisons les années 50, une actrice italienne et le Flore et bien en plus il se trouve que le 38 voulait bien de moi ! Alors j’ai décidé de l’acheter, et pour fêter ça j’ai aussi pris ce petit pull blanc soldé aussi et le marchand m’a offert un tee-shirt !
Elle est pas belle la vie…
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22.04.2006
Voilà l'été !
C’est l’été, j’ai envie de ballerine dorée, de fraises et de pastèques… C’est le temps des terrasses et des déjeuners sur l’herbe…
Le soleil est là. La température incroyablement douce. Hier au Bon Marché, même cette impertinente vendeuse Repetto n’a pas réussi à m’énerver. Il faudra qu’un jour quelqu’un explique à la direction de Repetto que maintenant ils sont fashion, leur cible s’est élargie et contrairement aux Petits Rats habitués à se faire maltraiter par des profs de danse anorexiques, la fille fashion qui lit Elle et franchit la Seine pour se rendre au Bon Marché s’attend à être chouchouté, sinon elle reste Rive Droite, elle se rend à la boutique d’opéra et elle deale avec la dragonne, ou bien elle se rend aux Galeries mais elle sait qu’aux Galeries on ne la chouchoutera jamais comme au Bon Marché.
Comment peut on fabriquer d’aussi jolis chaussons et être aussi connes. Bref, elle ne m’a même pas énervé. Mais je n’ai pas trouvé mes ballerines.
Pick Clops vers 18h30, Louis XIV, Coco and Rosie et moi nous attendons Cé. Ce soir il y a one man show aux Blancs-Manteaux et Cé a des invits. Ben entre sur scène. Je me penche vers l’avant et rejoint Cé déjà accoudé sur le siège avant : « il est canon ! » mouvement de tête approbateur de ma voisine. Après Ben nous explique que son type d’humour c’est du comique de répétition avec des trucs pas cohérent. Cé change de position. Il a vraiment de très jolis lèvres. Je prends appui alternativement sur la fesse droite et gauche. Je me rends au café théâtre environ une fois tous les cinq ans, notamment en raison de l’inconfort des sièges. Cé bouge à nouveau. Il a vraiment de très jolis lèvres. Des lèvres à la Mick Jagger, je dis ça pour vous parce que moi je me suis dit qu’il avait des lèvres à l’ami-amant.
Et ce samedi matin, c’était très agréable d’être réveillée à nouveau par le soleil. De découvrir dans la mail box un mail de l'amoureux. Petit footing-shopping, petits achats (les ballerines avec l'échancrure à la BB qui ne m'ont même pas coûté un oeil, et la ceinture dorée qui me rappelle un peu les ballerines dorées que j'achèterais peut-être cet après-midi).
Au magasin de fleurs, j’ai acheté un pot de basilic et un pot de menthe. J’ai acheté un pot avec le panier pour suspendre le pot à la fenêtre avec le basilic et la menthe. Je suis restée sur les fesses et je me suis dit que c’était l’été quand le vendeur a dit : vous voulez un deuxième pot, laisser le sac là je vais vous l’emballer et je vous accompagne à la caisse. J’ai réglé mon achat et pour 9,90 € le prix d'un pot et un panier, j’ai trouvé dans mon petit sac bien ficelé les deux jardinières avec les deux paniers et un rosier tout rose et tout en fleurs !
14:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19.04.2006
Allo Freud...
J’ai rêvé d’un feu rouge. Un feu rouge dont le petit bonhomme ne passait jamais au vert. Et moi j’attendais, j’attendais mon tour pour traverser. A un moment, j’ouvrais les yeux et je me rendais compte que seul mon feu était rouge. Les voitures s’arrêtaient, les voitures passaient, et le petit bonhomme s’obstinait, rouge il était, rouge il restait… Et moi,j’attendais mon tour… J’étais complètement stressée parce que le temps filait… Sans moi.
Elle est passée où, la fille qui traverse en dehors des clous en faisant, selon l'humeur, un sourire ou un geste d’emportement à l'attention des automobilistes furieux ?
J’aurais pu simplement traverser au moment où les voitures s’arrêtaient. Mais je regardais le petit bonhomme, et le petit bonhomme était rouge, toujours.
En plus, il pleuvait ; pas une voiture ne s’est arrêtée pour me proposer de monter.
Ce matin, tôt j’ai couru le long du canal. Je songeais à ce rêve. Le soleil ne s’était pas encore caché. Il illuminait les façades. C’était une lumière d’été. Seuls les arbres encore dénudés, indiquaient que c’était seulement le début du printemps. Serais-je trop contemplative… Pas assez dans l’action. Je cours, je nage pas pour avancer mais pour rêver et me réjouir d’être là à faire quelque chose pour mon hypothétique silhouette de rêve de dans six mois. Peut-être devrais-je avoir des objectifs plus concrêts. Professionnellement, bien sûr. J’écris de la même façon, pour faire joli, pour rien, pour me faire plaisir, gratuitement, pour des producteurs qui ne me lisent même pas. Et concrètement, je fais quoi quand est-ce que je le fais relire et corriger ce cv en anglais. Est-ce que cela vaut de s’obstiner. Faire la même chose ailleurs ou bien autre chose ici. Le temps file. Sans moi.
Et puis un rayon de soleil, un café en terrasse. La vie n'est pas si mal, mais...
17.04.2006
Et si on parlait de régime ?
Parce que mon amant est en Italie et que je suis seule à Paris, parce que c’était ça ou manger des gelata pour tuer le temps jusqu’à son retour, parce que ça devrait m’occuper au moins à mi-temps et parce que les petites robes pour l’été s’annoncent absolument sublime, si si… Parce que la napolitaine hier soir ne m’a même pas fait plaisir et qu’elle ne remplacera pas un napolitain alors j’ai décidé que j’arrêtais à partir d’aujourd’hui de commencer chaque lundi un nouveau régime…
À partir d’aujourd’hui, lundi 17 avril, j’apprends à manger. J’ai une balance, j’ai une calculatrice qui donne des points, j’ai une liste de produits et leur valeur en points, je vais à la piscine et je cours 30 minutes tous les matins, j’ai un stepper à la maison, j’ai un objectif – 9kg en septembre, et je veux les mêmes fesses que la fille à la robe rouge. Qui a dit que ça ressemblait vachement à un régime ?
Il n’en est rien. Un régime c’est lorsque je décide de perdre - 9kg en deux mois. J’ai hésité, j’avoue… J’ai encore les formules magiques du docteur P.,et il me reste quelques sachets Kot… Et pour l’avoir déjà fait, je sais que si les efforts à faire sont d’un genre radical, le résultat est d’un genre gratifiant… Mais déjà les premières fraises sont sur le marché, bientôt ce seront les melons, les pastèques, les brugnons, les pêches… Le petit rosé en terrasse, les tomates à la mozzarella et à l’huile d’olive, le carpaccio de saumon idem, et les salades que je ne demande jamais sauce à part, c’est moins bon… L’été de toutes les tentations, une glace chez Berthillon, un petit blanc en terrasse au Flore, et avec le pastis une plancha de saucisson… Bref inutile de me priver maintenant, ma gourmandise cette salope va se venger d’ici deux mois, puisque c’est bien la perspective de tous ces petits plaisirs à venir qui vont me faire aimer le kot quick-pancake… ça et les petites robes de chez Gap, dont au mois de juillet déjà je feindrai d’ignorer que la fermeture coince un peu derrière, voyons si j’arrête de respirer, zip ça va, je relâche la pression… Bref ma feinte pour l’été, je réapprends à manger et l’objectif à atteindre est reporté à la rentrée : ouais, je sais, y en a là-dedans ;)
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14.04.2006
MERCI !!!!!!
16:31 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note


