31.03.2006

Blablabla...

Je suis née en 1974, un an après le choc pétrolier alors l’emploi à vie pour moi c’est un truc de vieux, un truc d'autrefois, et le jour où mon dernier employeur a accepté l’idée d’un licenciement me permettant ainsi de me donner une chance de faire ce dont j’ai envie sans me placer dans une position financièrement intenable, ce fût champagne et avec pleins de bulles et tout… Bref tout ça pour dire que, au risque de passer pour une vieille conne, je n’ai pas compris grand chose au combat des dernières semaines… La protection des acquis sociaux, la maîtrise du libéralisme à tout va, tout ça je vois bien mais… Deux ans dans une boîte c’est long, je ne peux pas en vouloir aux étudiants et aux lycéens de ne pas se rendre compte : ils ne savent pas ce que c’est que le monde du travail… Mais de mon expérience à moi, la première année, on a envie, on y croît on a plein d’idées, la deuxième année, on se dit que l’on a déjà entendu parler de ça, on remarque que comme l’an dernier ça n’avait pas marché on a décidé de refaire exactement la même chose tout en nous reprochant de ne pas avoir d’idée, bref la lassitude pointe le bout de son nez, enfin moi c’est généralement le moment où je remets à jour mon cv et où j’émets l’idée de tout recommencer ailleurs… D’un point de vue très pragmatique et en dehors de toute idéologie, je ne voyais donc pas vraiment de raisons de s’inquiéter à ce point là, puisque moi la possibilité d’être virée au bout de deux ans je trouve que c’est somme toute une bonne nouvelle, c’est la possibilité de s’enthousiasmer encore, ailleurs, de bouger d’évoluer, de vivre quoi… Bref à moi la trentenaire régressive, ces jeunes de 16-18 ans qui s’effraient de la précarité et revendiquent la sécurité de l’emploi ils me font l’effet d’être déjà un peu vieux dans leur tête… Alors que moi adulescente je ne les comprenne pas ok, mais un vieux président ça aurait dû lui parler ça… C’est pas le genre à s’emmerder au bout de deux ans en entreprise Jacquot, vingt ans à la Mairie de Paris, douze ans à l’Elysée, ben non… allez hop un an et fuck… C'est qui qui commande ?

30.03.2006

Expo - expo...

- Los Angelès c’est par là ?
- Oui au bout du couloir…

J’ai songé au fait que l’on avait consommé quantité de substances illicites à Los Angelès entre 1955 et 1985 sans parvenir à oublier l’assassinat de Bobby Kennedy, l’avortement, la peine capitale et les émeutes raciales. De toutes façons moi je n’aime que Denis Hopper. Et les piscines de David Hockney, aussi un peu mais moins que les rues de Los Angelès et les bikers de Denis Hopper. Mais je suis contente d’y être allée quand même parce que du sixième étage et même aujourd’hui par temps moche et gris, ils étaient jolis la Tour Eiffel et les toits de Paris, et puis si je n’y avais pas été, je n’aurais pas pu dire :
- Los Angelès c’est par là ?
Et il ne m’aurait pas répondu :
- Oui au bout du couloir…

Sinon j’aurais bien aimé habité chez Pierre Bonnard à Vernon ou bien à Arcachon. Je me serais allongée sur la méridienne au soleil, sur la table il y aurait eu cette nappe de lin blanc avec ces bandes roses vifs qui éclatent au soleil, il y aurait eu un chat qui aurait ronronné à côté, et pleins de courants d’air parce que les fenêtres auraient toujours été grandes ouvertes pour laisser entrer la lumière qui vibrent et les feuilles des saules pleureurs qui en bruissant font entrer l’odeur de la lavande, de la menthe, du thym et du romarin. J’aurais pris  des bains comme Marthe mais je n’aurais pas laissé Pierre Bonnard me dessiner parce que je trouve qu’il dessine un peu des corps sans os comme des enveloppes corporelles vides de chair et de vie, parfois presque presque rectangulaire… Par contre j’aime sa façon de peindre, j’aime ces rouges, ces jaunes, ces bleus, ces verts lorsqu’ils éclatent et explosent… 


27.03.2006

C'est plus fini...

Parce que l'amour a sa logique que la raison ignore... Parce que pour pleins de raisons, je sais, je sais...

26.03.2006

De la crême dans les cheveux et une boîte à sucre...

Le manque. Une petite boule au creux de l’estomac. Une pensée qui tourne en rond… Que fait-il… Comment va-t-il… Où est-il… À quoi pense-t-il. Curieux. Je ne m'étais jamais dit ça. On se voyait un jour sur deux, tu partais en Italie dix jours tous les deux mois et je m’étais habituée à ces séparations, j’étais entrée dans cet espace que tu m’avais accordé, l’on n’était pas très fusionnel et ça me convenait. J’ai écrit un texto, je l’ai effacé dix fois. Je me suis connectée à messenger et déconnectée trois fois. Je me suis dit, non c’est trop tôt... J’ai mis de la crème dans mes cheveux, j’ai laissé agir quelques minutes et puis j’ai passé un peigne dedans pour les séparer mèches à mèches. J’ai entendu ta voix, c’était l’autre soir à l’opéra, je crois, j’avais passé ma main dans mes boucles et j’avais fait une grimace à la pensée de tous ces cheveux que j’allais casser pour venir à bout de cet énorme nœud que je découvrais et puis de la douleur, du tiraillement. Et tu m’avais dit que je devrais mettre de la crème que mes cheveux s’emmêlaient car ils étaient trop secs et je m’étais demandée comment tu savais ça, je m’étais demandée dans un sourire laquelle des femmes de ta vie t’avait appris ça, Katherine, Hélène, Francesca, Patricia, Vanina peut-être… Peut-être l’avais-tu lu dans l’un de mes Elle qui traînent au pied du lit... Alors j’ai pensé : peut-être que je ne rencontrerai plus jamais quelqu’un qui remarquera cette grimace et saura me dire ça qu’il faudrait que je mette de la crème dans mes cheveux parce qu’ils sont trop secs… J’ai rangé l’appartement pour y voir un peu plus clair…  J’ai remis la boîte à sucre sur l’étagère comme je le faisais à chaque fois lorsque tu partais en Italie et je me suis demandée quand est-ce que ça serait la prochaine fois que je devrais sortir la boîte à sucre de sur l’étagère pour la poser sur la table…

24.03.2006

C'est fini...

« I really don’t like tragedia » les mots qui claquent et qui font mal, ce moment précis où l’on sait que la relation bascule et que rien ne sera plus jamais comme avant. Le direct du droit qui vous mets dans les cordes et vous renvoit à ce que vous êtes dorénavant : l’étranger, l’autre…

Etrange cette manie qu’ont les hommes de toujours croire que nos larmes sont une arme, si tu savais comme je les hais mes larmes, si peu alliées toujours traîtres, si tu savais combien de fois elles m’ont submergée et même humiliée… Mais pas en amour non jamais, je me fous bien de ma fierté lorsque j’aime… Toi tu crois que je ne t’aime pas ou plus quand c’est de notre histoire dont je ne veux plus. Je ne veux pas t’en vouloir, je ne veux pas te détester, je ne veux pas en venir à te mépriser, je ne veux pas devenir la garce, celle qui blesse et qui fait mal, celle que tu en viendrais à haïr. Toi tu ne comprends pas comment l’on peut quitter quelqu’un que l’on aime, je ne peux te le reprocher, je l’ai compris il y a quelques heures à peine. Les histoires d’amour c’est toujours une question de synchronicité des besoins, on reste ensemble parce que deux solitudes se rencontrent et l’on se quitte parce que quelqu’un veut sauver sa peau, c’est la vie, c’est comme ça, ça fait mal. Moi la solitaire je me suis laissée aller dans cette histoire parce qu’elle n’avait ni avenir, ni projet ikea ni crédit auto… Et j’y mets fin aujourd’hui parce que mon avenir me préoccupe, parce que je voudrais que tu prennes soin de toi, et parce que ensemble l’on n’avance pas...

C'est la note n°200 et on dirait bien une lettre celle que je n'écrirais pas parce que tu "really don't like tragedia", celle que tu liras peut-être si tu viens ici mais si tu viens ici c'est que tu te demandes si... et celle que je publie parce que cette rupture fait partie de ma vie, parce que mon anglais est trop médiocre pour être précis et parce qu'avec des larmes pleins les yeux on n'y voit pas trop clair parfois... C'est la note n°200 celle que je regretterai peut-être...

Bacci... 

 

La chance, les cartes et la salade landaise...

Il avait une petite tête de comptable, un air timide et il parlait très lentement un peu comme s’il hésitait à vous dire les choses. Il m’a fait choisir 20 cartes qu’il a placé sur la table. Il a fait : pfff… Et puis cinq minutes après il a dit : je ne vous cache pas que c’est un tirage très moyen, hein… Alors j’ai dit d’accord d’un air très avenant pour l’encourager à parler un peu et il a dit qu’il hésitait presque à me faire tirer d’autres cartes tellement que c’était moyen. Je lui ai dit : d’accord si vous voulez mais en même temps vous savez, vous pouvez tout me dire. Alors il a dit que oui-oui mais non il préférait d’autres cartes.

Ça avait vraiment l’air de lui foutre le moral à zéro mon destin.

Il a dit : vous savez le problème que me pose ces cartes c’est que j’ai l’impression que vous n’avez pas de chance. Il avait l’air tellement… Moi je ne savais plus quoi faire pour lui remonter le moral à cet homme-là. Il a demandé si je préférais commencer par le professionnel ou le sentimental et je me suis dit qu’il valait peut-être mieux commencer par le professionnel, je n’avais pas envie qu’il éclate en sanglots tout de suite. IL était sensible le cartomancien. Mais ennuyeux, il était triste, mais triste et pas drôle, il faut reconnaître qu’il avait de bonnes raisons de faire Roger Giquel,c’est qu’on ne doit pas tous les jours s’amuser en sa compagnie, moi même si j’étais lui je m’ennuierai avec moi.


Il m’a donc demandé de choisir 5 cartes que l’on a placé en quinconce sur  la table. La mort, le mât à l’envers, la balance, le diable et l’impératrice. Alors là ça avait l’air tellement grave que j’ai bien vu qu’il hésitait à me dire la vérité. Il a dit : je ne vois rien pour tout de suite... Vous faîtes quoi ? Vous travaillez actuellement ? Et je me suis dit qu’effectivement il ne voyait pas grand chose, alors je lui ai fait mon sourire ne t’en fais ça va aller, je m’occupe de tout… Et il a fini par me dire que tout était très hâché qu’il ne voyait rien de stable, uniquement de l’intérim, des choses comme ça, je considérais moi que c’était plutôt une bonne nouvelle mais pour lui ce qui était important c’était de travailler en CDI. Alors j’ai dit oui mais non et il a dit qu’il allait regarder quand est-ce que j’allais retrouver un emploi stable. Il m’énerve me suis-je dit en mon for intérieur. Toutefois, il avait l’air d’y tenir vraiment, je m’ennuyais :  de l’autre côté du rideau, j’entendais les rires et les échos d’une conversation que je ne pouvais distinguer, j’entendais les verres tinter et pour gagner du temps, je l’ai laissé faire. Il a pris une feuille, il a sorti un pendule, il l’a fait tourner au dessus de la feuille et il a dit peut-être en octobre. Et devant mon air consterné il a ajouté mais je ne vous cache pas que c’est une vibration faible. Pour confirmer ou infirmer le pendule, il a fouillé sa trousse magique et il en a sorti une espèce de toupie en terre qui pendait au bout d’une chaîne, il a mis un doigt dans son oreille pour écouter quelque chose. Et alors il a eu l’air de rentrer en lui-même au moment où ses yeux sortaient de sa tête et son corps s’est mis à tanguer. Il m’a rappelé Jean-Michel, l’informaticien, celui que j’appelais quand j’avais un problème avec la photocopieuse. Une fois je l’avais appelé pour un vrai problème d’ordi : et je l’avais vu pour une fois avoir un genre d’orgasme professionnel, me décrivant le problème avec force détails, pendant deux heures, moi j’aurais bien aimé qu’il reboote le système pour pouvoir continuer. J’étais beaucoup moins fasciné que lui, mon ordi me fait sans arrêt des trucs très bizarres et la réciproque est vraie, surtout quand ce n’est pas le mien d’ordi. Je commençais à me dire que j’aurais mieux fait de mettre un coup de pied dans l’unité centrale plutôt que de l’appeler, c’est ce qu’avait fait mon collègue et il avait eu un nouvel ordi avec un écran plat. Bref en attendant j’étais allé prendre un café. Et le cartomancien il faisait un peu pareil sauf qu’il parlait beaucoup moins que Jean-Michel. J’ai arrêté de me mordre la langue pour ne pas éclater de rire parce qu’à nouveau il me regardait. Il a dit qu’il était sûr qu’en octobre il y avait quelque chose avec l’impératrice, donc un travail plutôt cérébral, créatif qui devrait me satisfaire. Il avait un air consterné : c’est vrai que c’est loin octobre et il a dit qu’en même temps on y arriverait vite mais que matériellement ça allait être dur. Je me suis dit qu’heureusement il n’était pas très cher le tee-shirt Blondie par Marc Jacobs et qu’il ne fallait rien exagérer.


Ensuite, j’ai tiré 7 autres cartes et l’on a abordé le domaine sentimental : la justice, le diable, la mort, le mât à l’envers, l’impératrice à l’envers et je sais plus. Et il a dit : ho… et j’ai dit : quoi ? Et il a dit ho… Moi je commençais à me dire qu’il n’y avait rien dans son jeu de cartes à part un diable, un squelette et un mât et cette conne d’impératrice à l’envers.... De toutes façons, j’avais toujours tout faux sur le positionnement des cartes avec lui… Mais dix euros les cartes c’est de la voyance à deux balles, la salade landaise était bonne et on a beaucoup ri !

23.03.2006

Sans nouvelle de Contessa

1h27 jour 6, je me dois de vous donner quelques explications.

Mon nom est Gurb et j’ai pour mission d’entrer en contact avec les formes de vie réelles et potentielles de la région Terre. Je voyage habituellement sous une forme incorporelle (intelligence pure facteur analytique 4800), et bien entendu lorsque je suis en mission, je revêts un corps analogue à celui des habitants de la région étudiée ; je dois être John Doe, Jacques Martin ou Luis Fernandez, en bref… Nous avions à l’origine un catalogue astral dans lequel mes supérieurs « piochaient » pour moi une apparence. Ma première mission a eu lieu à Barcelone, on m’y avait envoyé avec l’apparence de l’être humain nommée Madonna. On ne peut pas dire que je passais inaperçu mais mes supérieurs durent admettre que l’être humain Madonna n’avait guère besoin de moi pour attirer sur elle l’attention, par ailleurs je leur fis remarquer qu'ils avaient fait là un choix bien peu heureux et que donc… Bref, j’ai si bien réussi à leur présenter la situation qu’à présent je choisis moi-même mes apparences, j’ai abandonné le catalogue astral et je lui préfère désormais un outil ma foi très rustique mais dont raffole l’autochtone techno-évolué : Google.

Je n’y choisis que des êtres humains avec énormément de pages : Cendrillon, Roland Mouret, Contessa.

Mon choix s’est arrêté sur ces noms car l’outil Google y avait trouvé un très vague lien avec Madonna et j’ai je doix l'avouer conservé un excellent souvenir de cette mission. Par ailleurs, je voulais être une fille pour avoir un ami-amant. Bon j’ai été très déçu par le cadre de vie de l’être humain Contessa, l’appartement charmant au demeurant n’excède pas dans ces dimensions la salle de bain de la suite que j’occupais à Barcelone ; autant vous dire qu’il n’y a pas de sauna. J’ai eu tôt fait de repérer l’ordinateur et je m’y suis précipitée dessus afin d’y chercher sur Google l’apparence de ma prochaine mission pour ASAP et cette fois-ci je blinde le truc…

Et c’est comme ça que j’ai commencé à feuilleter ce blog… Et c’est comme ça que j’ai été contacté par l’être humain Cé bikram girl. J’ai conservé un excellent souvenir du sauna que j’avais fait installer à Barcelone, je ne m’en servais pas bien sûr, je l’utilisais pour y conserver au chaud les beignets. Cette fois-ci, pourtant j’ai dû rentrer à l’intérieur du four. La poésie de type Graine d’intérieur de la salle de yoga ne parvient pas à faire oublier cette odeur entêtante dite de vestiaire. Les professeurs s’expriment parfaitement en plusieurs langues (français, anglais, tchèque, japonais) l’espace est cosmopolite et l’individu s’y répartit en trois catégories : créature longue blonde et longiligne 90-60-90, indian syndrome appelé également retour de Katmandou, et athlètes du maillot de bain volume de 1,5 à 2 x supérieurs à la catégorie sus-citée, celles là visent à un maximum d’efficacité le spécial maigrir vient de sortir elles veulent bien faire du sport à condition que ça fasse mal, l’individu dont j’ai pris l’apparence appartient vraisemblablement à cette catégorie ; en vu de ce rendez-vous j’avais étudié le blog de mon personnage et je savais que les filles sont bizarrement masochistes parfois, éviter le sauna aurait attiré l’attention de l’individu Cé bikram girl sur la substitution de l’individu Contessa, bref j’ai dû entrer dans le four m’étirer et gigoter deux heures durant, échanger deux litres d’hépar et magnésium contre 557 grammes de cellulites et toxines avant d’aller partager une bouteille de chardonnay en compagnie de l’individu Géraldine. Et là c’est comme si j’étais une vraie fille moi aussi, bref je suis rentrée et j’ai commencé à tout changer la déco.

Au début facile, il ne s’agissait que de changer les codes de couleurs, techniquement cela ne posait pas de problème, artistiquement parlant je subis de nombreuses critiques, heureusement je bénéficiais du soutien infaillible de l’individu Géraldine et du soutien actif de la geekette en herbe. Le jour 3, je trouvais dans les commentaires une proposition de l’individu Pink, je découvrais bien vite que sous ce lipstick-sobriquet se cachait un maître du langage HTML, un web designer qui maîtrise photoshop en khanji. Bref, outre le fait que je commençais à tourner en rond dans ces quarante mètres carrés et que j’avais pour cette raison deux trois comptes à régler avec l’affabulatrice Contessa qui se dit DS et nouvelle star, et tout le monde la croît, bref je ne sais pas, cet élan collectif, ce bidouillage technologique je me suis laissée emporter et j’ai décidé que j’allais coller le souk dans le blog « de l’autre » coller une bannière en haut et deux bandes sur les côtés comme les filles qui savent faire.

Seulement voilà, bientôt le jour 7, je voudrais visiter Paris / je commence à m’attacher à cette fille et je voudrais lui rendre son blog alors moi Gurb je dis Help :

- Pourquoi les bandeaux sur le côté (un de chaque côté) ils apparaissent pas ?

- Pourquoi le bloc noir à droite qui devrait rester figer dans l’alignement du bord externe droit de la banière il se………. quand vous agrandissez la fenêtre ?

- Comment je fais pour mettre un peu d’espace entre la banière et le bloc texte ?

- Pourquoi on voit des choses différentes selon le navigateur utilisé (safari, firefox, internet explorer) et même en vidant la mémoire cache !

- Pourquoi je n'arrive plus à me loguer sur firefox et par conséquent je ne peux plus insérer de lien dans ce texte internet explorer ayant décidé de ne pas reconnaître les hyperliens créés sous word ???

Reponse asap, merci.


* et donc pardon pour les liens à l'ami-amant, cé, gé, geekette en herbe & pink es-web designer (merci beaucoup)
* Sans Nouvelles de Gurb, de eduardo Mendoza aux éditions Point Virgule

20.03.2006

Geek-moi pas...

Merci à Monsieur Humbert Humbert pour son aimable autorisation. 

 

hh dit : (17:38:05)
mais ton modèle c'était quasiment un des trucs tout programmés non ?

hh dit : (17:38:14)
t'as tant que ça à refaire ?

Fabienne... dit : (17:38:48)
je change uniquement les couleurs mais je perds toutes mes modifs en insérant la bannière

hh dit : (17:38:58)
ah

Fabienne... dit : (17:40:10)
oh ! ça va hein !
 
hh dit : (17:40:22)
euh

hh dit : (17:40:28)
mais j'ai rien dit

Fabienne... dit : (17:41:18)
si j'ai entendu, j'ai parfaitement entendu !

hh dit : (17:41:36)
euh

hh dit : (17:41:36)
ok


...

 

hh dit : (18:01:55)
euh…

hh dit : (18:02:00)
tu vas laisser comme ça ?

hh dit : (18:02:15)
C'est… c'est très joli.

hh dit : (18:02:23)
(pas la tête)

hh dit : (18:02:25)
bon ok, je sors

Fabienne... dit : (18:03:03)
je vais juste mettre une banière avec le titre dans une typo curlz, c'est nul ??

hh dit : (18:03:26)
comment dire…

hh dit : (18:03:28)
mmm

hh dit : (18:04:02)
bon, ça a le mérite d'être original

hh dit : (18:04:33)
non je crois que le rose sur le… parme  , c'est…

hh dit : (18:04:34)
c'est pas super

Fabienne... dit : (18:04:37)
quoi tu n'aimes pas le nouveau magasin Bensimon

Fabienne... dit : (18:04:51)
mais enfin ce n'est pas parme c'est taupe !

hh dit : (18:04:59)
non taupe, c'est plus foncé

hh dit : (18:05:26)
t'as déjà vu une taupe ?

Fabienne... dit : (18:06:08)
heu pas en vrai chez Zara seulement!

hh dit : (18:06:14)
mm

hh dit : (18:06:41)
bon va pour taupe

hh dit : (18:06:41)
mais l'excès de rose nuit

hh dit : (18:06:41)
à mon avis

hh dit : (18:06:49)
et le cadre rose…

hh dit : (18:06:51)
mm

...

 

hh dit : (19:51:45)
sympa de dire à un directeur artistique que tu vas demander des conseils à d'autres gens

Fabienne... dit : (19:52:12)
heu

Fabienne... dit : (19:52:57)
je pensais à des conseils sur comment insérer une banière sur haut et fort en fait, une partie technique pas artistique

hh dit : (19:53:28)
mm mm

hh dit : (19:53:30)
whatever

hh dit : (19:53:36)
essaie de te rattraper va…

Fabienne... dit : (19:55:16)
non sur la partie créative je suis assez d'accord avec toi mais je voudrais personnaliser ça et je n'ai pas un début d'idée de visuel intéressant pour qu'en arrivant sur cette page on sache où l'on est et l'on est envie de rester donc en attendant j'aime bien le taupe c'est élégant

hh dit : (19:55:41)
le taupe, c'est le top

hh dit : (19:55:52)
(ah ah)

hh dit : (19:56:00)
non mais le "souci", c'est pas le taupe

hh dit : (19:56:03)
c'est le rose

Fabienne... dit : (19:56:16)
ben c'est un blog de fille

hh dit : (19:56:40)
les filles sont censés avoir un talent pour coordonner

hh dit : (19:57:12)
ok, je sors

Fabienne... dit : (19:57:27)
attends je cherche mon sens de la répartie

 

 Et vous vous en pensez quoi ?

16.03.2006

La nouvelle star...

Tou tou lou lou tou lou lou tan tan… Tôt ce matin, je suis réveillée par la sonnerie du téléphone. Lorsque je décroche une voix stridente me perce le tympan. Ma mère.
- Fiiiilllleux ! c’est moi, je te réveille, rien de grave hein… On parle de toi dans le journal !!!

Je marmonne que ce doit être une erreur.
- Non ! non ! je t’assure c’est à cause de ton blog…
- Maman ! comment sais-tu que j’ai un blog ?
- Allons, fille, je suis ta mère quand même, tu le sais bien que tu ne peux rien me cacher à moi…

Ho ! non pas ça. Je marmonne que je ne vois pas de quoi elle parle. C’est probablement un coup de bluff. Elle insiste évoque un titre de DS du mois : me revient en mémoire un échange de mail quelques semaines auparavant avec Anne de La Forest avec qui je partage un amant poisseux au goût de noisette et de chocolat vaguement jaloux d'un jean dont moi je suis folle, enfin bref... Je lance deux trois phrases agressives au hasard. Je raccroche sans avouer : je suis une grande fille maintenant.

Je décide de courir aussitôt chez mon buraliste me rendre compte par moi-même. Fidèle à mes résolutions, je fais en courant un détour par la salle de bain, j’ai décidé de ne pas suivre les conseils des magazines féminins qui préconisent de se peser uniquement le vendredi, personnellement je me pèserai le jeudi, le mercredi soir, je suis à la maison, je regarde « ça se discute ». Le Biba du mois devient ma bible : - 2 kg depuis samedi 11 mars matin. Excellent résultat puisque hier soir en compagnie de deux copines blogueuses j'ai pêché. Je maintiens donc le quart d’heure de gym obligatoire à jeûn quoiqu'il arrive (en l'occurence ce matin un coup de fil de ma mère), je reviens en courant vers la chambre, j’enfile mon Adidas en courant trois fois autour du mini-stepper, j’embarque l’ipod, un porte monnaie, mon téléphone et je cours un quart d’heure dans le quartier en surveillant l’écran de mon téléphone lorsque les deux derniers chiffres sur le clavier électronique afficheront 29 je m’autoriserai à pénétrer enfin à l’intérieur de l’échoppe du buraliste en bas de chez moi. Je suis une DS. Ma mère sait que j’ai un blog. J’ai perdu deux kilos. Je suis une DS. Horreur. Ma vie privée. Ma mère sait. Horreur.

C’est probablement une erreur. 2006 ne m’a pas habituée aux bonnes nouvelles. 2006 ressemble à s’y méprendre à une année de m… C’est probablement un erreur. Seule ma balance est fiable.
9h30. Je pousse la porte vitrée de la Maison de la Presse. La lumière change soudainement : effet glow. Les joues roses de mon blond buraliste se gonflent d’un large sourire. Il contourne le comptoir gracieusement en tendant vers moi le DS de ce mois-ci qu’il avait posé à ses côtés sur le comptoir. Il se meut un peu à la façon de Monsieur Dame dans « Les Demoiselles de Rochefort ». Il chante.

- J’avais gardé pour vous le DS de ce mois… C’est magniifiqueux… Savez-vous que l’on parle de vous dans le journaal…

Je lui réponds en chantant aussi telle une Catherine Deneuve jeune.

- Savez-vous que je viens de perdre deux kilos ? Est-ce que ça se voit ?

Je tourne gracieusement devant lui : deux fois puis je m’empare du magazine. Je n’ai pas le temps de l’ouvrir que mon portable sonne déjà. Ma prof de français du Collège Jean Rostand qui a toujours été très sensible à mes écrits : je le savais, je vous l’ai toujours dit, etc... Je la remercie et je me précipite directement à la page 52 : mes mots sur papier glacé.

Mon buraliste me propose de m’asseoir. Je ne lui parle plus, je suis une DS. Je quitte le petit magasin en flottant d’une démarche à l’allure folle. Je suis une DS pour un mois seulement : je ne vais pas me la pèter sympa non plus alors que dans un mois ces manants me frapperont contre la roche de Tarpée. Je suis installée en terrasse au soleil. Le bistrotier n’a même pas sourcillé lorsque je lui ai demandé un mug d’eau chaude citronnée. Depuis hier il lit la presse féminine absolument honoré d’avoir une DS du mois pour voisine, il sait par conséquent que les DS sont détox et boivent de l’eau chaude citronnée le matin à jeûn. Il m’a même proposé une cuillère de vinaigre balsamique ; c’est alors que j’ai compris qu’il avait lu la presse et savait qui j’étais. Le téléphone a encore sonné. J’ai décroché en déposant une main gracieuse et simple, touchante, humaine sur celle du garçon. Un célèbre agent me proposait ses services. Je l’ai mis en attente quelques instants afin de libérer le garçon. Et j’ai dit au serveur : merci c’est gentil contrairement à Valérie je ne veux même plus me souvenir que les croissants existent. Le garçon émue a exécuté un tour sur lui-même en tournant la tête façon loup de Tex Avery puis a filé en cuisine raconté à son compagnon que je lui avais parlé. J’ai accepté bien évidemment de rencontrer l’agent : j’ai besoin de travailler. Le téléphone a sonné encore et encore, je l’ai placé en mode vibreur. Je suis rentrée chez moi précipitamment ne tenant pas à être photographiée ainsi dans la rue dégoulinante de sueur et au bord de la crise d’hypoglycémie : cela fait bien quarante-cinq minutes que je suis levée à présent et comme la Ciconne je peux enfin manger. C’est ainsi une DS doit faire attention à son image.

Bref tout ça pour dire mes quatre cent et quelques lecteurs chéris : vous êtes les premiers et je vous aime. Merci de vous précipiter dès aujourd’hui dans vos kiosques et d’y faire l’acquisition du magazine DS : il m’importe d’être commerciale et de faire vendre. Si par ailleurs vous travaillez dans les médias : sociétés de production, magazine féminin, chaîne de TV, agence de pub merci de découper la page 52, de l’encadrer et de la placer sur le mur gauche ou droit le plus proche de votre bureau, légèrement en hauteur à environ 165 cm du sol lorsque votre chef viendra vous parler vous contemplerez ce cadre d’un air rêveur et lorsqu’il s’étonnera que vous ne l’écoutiez pas vous prétendrez au contraire songez au bien être de l’entreprise et à la meilleure façon d’améliorer sa rentabilité puis vous vous lèverez gracieusement un peu à la façon de Michel Picoli dans un film de Jacques Demy et contournerez votre bureau pour aller décrochez le cadre que vous lui présenterez avec déférence en parlant de moi, en bien, bien sûr !

13.03.2006

J'ai tout lu pour vous

Le saviez-vous le son d’avoine a la capacité d’absorber jusqu’à 40 fois son volume en eau ; par ailleurs ses fibres solubles ont la particularité de tapisser les intestins d’une sorte de gel qui va pièger les calories absorbées au cours de la journée.
J'â-DORE ! Je me suis immédiatement abonnée pour un an à Biba.

L’autre grande tendance printemps-été 2006 c’est de se remuer les fesses à jeûn. Selon Biba, une demi-heure de ménage le matin à jeûn permettrait de brûler, gommer, réduire à néant le bourrelet le plus récalcitrant. J’ai déjà vu des femmes de ménage grosses dont certaines prétendaient ne pas prendre de petit-déjs le matin. Alors j’ai investi dans un mini-stepper. Mais l’idée me séduit. D’ailleurs Elle qui publie chaque semaine une photo de Madonna en survêt Adidas et doit par conséquent savoir comment la maman de Lourdès occupe ses journées, nous confie que la Madonne court chaque matin quinze minutes à jeûn après quoi elle attend trente minutes supplémentaires avant de prendre son petit déjeuner. Ce qui nous fait quarante-cinq minutes d’activité dont quinze minutes d’activité intense pour piocher dans les réserves et brûler la cellulite. La Cicconne fait ça depuis quinze ans et je n’ai pas le souvenir de l’avoir vu grosse ces quinze dernières années. J’ai immédiatement investi dans un package de chaîne hispanique et BBC ONE pour bosser les langues étrangères en regardant la télé sur mon mini stepper trente minutes chaque matin.

Au moins un matin sur deux. À ce jour, je n’ai pas osé infliger le spectacle à l’ami-amant. Toutefois je ne culpabilise pas lorsque je sèche la gym d’abord parce que le stress pourrait venir à bout de mes efforts et ensuite parce que ce serait parfaitement inutile de culpabiliser  : les filles de Cosmo ont fait les comptes et le sexe vous permet de brûler de deux cent à quatre cent calories en moyenne.

L’autre truc c’est d’avoir froid. J’ai suivi les conseils de Biba et j’ai coupé le chauffage. Dans Elle, j’apprends que Demi Moore se couche quoiqu’il arrive trois soirs / semaine à 21h30 fenêtres grandes ouvertes après avoir dîné léger. Les filles de la rédaction ont l’air d’attendre que nous fassions toutes la même chose puisque selon Demi c’est idéal, pour la ligne, la fraîcheur du teint et que c’est par ailleurs un excellent anti-ride. En même temps Demi, elle habite pas New-York ou Paris, elle habite Los-Angelès et avec un garde du corps posté devant la fenêtre ça doit le faire. Ces filles sont folles.

J'ai trois kilos cinq cent grammes de nouveaux magazines à lire et relire... Et cinq kilos à perdre avant les jupettes et les petites robes. Le printemps est là !!

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