30.06.2005
Qu’est-ce qu’ils sont gentils les corses…
Les jours passent… Nous sommes à présent parfaitement adaptés à la spécificité insulaire…
Nous avons trouvé notre bonheur à Cala Ross’, pourquoi aller chercher bien loin ce que nous pouvons trouver à la tente, nous avons tout ici… Le soleil, la mer, le brocciu, la menthe, le basilic, la sauge, les tomates, les melons, les nectarines, les pêches, le corsetin, le lonzu, le pain de maïs, la confiture de châtaigne, les fiadones et ces fiadones sans la pâte sablée au goût citronné que l’on appelle comment déjà les ficacelles, quelque chose comme ça…
Dans Corse-Matin, nous lisons les nouvelles du reste du monde, la rubrique fait divers y est la plus conséquente, c’est la rubrique les Corses qui se tuent entre eux… C’est loin cela ne nous concerne pas… Des nouvelles d’ailleurs, Florence Aubenas a été libérée, qu’est-ce qu’elle est jolie, elle rayonne, la France Paris tout ça c’est bien loin… Elo a ramené Le Monde, c’était dans l’avion et Cosmopolitan et un produit pour décolorer les poils… J’ai décidé de porter le poil long et lisse à la manière des brebis corses parfaitement adaptés à leur milieu. Le poil long et lisse me protège des attaques sauvages du maquis. Le poil blond évite de sortir le silk épil et de le passer sur tout le corps… Il y a 30 mots dans la langue corse pour décrire les couleurs du pelage des brebis, j’ai lu ça je ne sais plus trop où dans l’un des magazines posés sur la table du salon avec plein d’infos utiles pour expliquer que l’on a passé ces vacances en Corse… Penser à photographier Bonifacce, sartééé, les menhirs et le Cap Corse en macro pour raconter que l’on a voyagé…
Nous fonctionnons à l’économie de mouvement… Le midi nous nous abrutissons au Patrimonio rose pour efficaccifier la sieste… Un moment important la sieste, un moment privilégié.. Nous avons un peu abusé du Torachje hier soir et fait un peu de bruit alors cet après-midi à l’heure de la sieste : le voisin a lancé une vendetta, à la tronçonneuse, il a attaqué ces arbres pour nous empêcher de dormir…On a décidé d’un commun accord sans même en parler (économie de mots) de ne pas le tuer, trop de taf : faut trouver une arme, coincer le voisin, le ligoter nu au tronc d’un arbre (très corse ça apparemment ça se fait beaucoup), on n’a même pas la cagoule noire qui va bien pour ça et après il faut dissimuler le corps, et ce n’est pas facile à attaquer la caillasse, par exemple nous n’avons pas été fichue de creuser un trou à l’endroit idéal chaud et humide pour notre pied de menthe qui a échoué dans le coin le plus sec du jardin… Tant pis nous ne figurerons pas dans Corse Matin à la rubrique les corses se tuent entre eux, de toutes façons, l’on n’est pas vraiment corse... Et puis de toute façon, l’on n’aurait pas pu enterrer le corps dans le jardin, il aurait fallu sortir la voiture, mettre le corps dans la voiture, sortir de cala ross’, tout ça, c'est trop compliqué… « On n’est pas bien là ? »
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28.06.2005
L'apprentissage de la langue
En Corse, il y a des Corses qui parlent Corse… Et il y a nous et nous parlons comme ça…
« Hum … » : Je n’ai pas les mots pour décrire ce que je ressens actuellement mais en gros « je vais bien… »
« mmm… » : C’est trop bon
« miam… » : Veut dire pareil que la phrase précédente, c’est à dire « trop bon le lonzo » ou bien encore « trop bon ce fromage… »
« Waouh… » : Légère variante à la précédente exprime une idée de contentement en référence cette fois-ci à un autre des 5 sens la vue, waouh signifie donc en Corse « c’est trop beau… »
« mmmm… » : à partir du troisième jour, l’étendue du langage se réduit encore « mmm » s’emploie donc dans le langage courant pour exprimer une idée de contentement en rapport avec l’un ou l’autre des 5 sens indifféremment « mmm » signifie donc « c’est trop bien… » « c’est trop bon… » « On n’est pas bien là… », « C’est trop beau… »
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27.06.2005
L'épilation expliquée à Didier
Allongée sur le transat de mamie, je repérai fièrement dressée sur mon mollet au soleil exposé, droit dans l’axe de mon regard pourtant très vague, un poil, brun, noir, dressé… Une très rapide inspection du dessous de mon bras vint confirmer ce que je redoutais… Les poils avaient poussé… Il devenait urgent d’agir et je me hâtais aussitôt vers ma chambre pour m’y emparer de mon indispensable trousse à retouches… En l’occurrence ce jour-ci, les bandes de cire froide à l’orientale « vite ! » acheté avant mon départ à mon citymarché… Lesquelles bandes requièrent l’aide d’un ami et de préférence d’une amie. Au hasard je choisis Sylvie experte en « bac à poils » : j’avais depuis des années pu constater en allant faire pipi dans sa salle de bain et surtout durant de longues conversations sur le sujet, que Sylvie ne déconnait pas en la matière et en connaissait un rayon sur l’arrachage de poils… Je la préférais donc à Didier pour arracher la bande d’une main sans pitié. Sylvie n’avait rien à me reprocher et elle ne me fit même pas mal, par contre elle me laissa tous mes poils et ces bandes toutes prêtes « tu vois Didier c’est de la merde »…
C’est fou comme c’est facile à divertir un homme : Didier était aussi excitée qu’un gamin de 8 ans à Dysneyland. Didier à l’intérieur du gynécée prenait des notes pour bluffer ses potes à la rentrée… Et toi tu fais comment ? Et ça marche comment ? Et habituellement tu fais quoi ? Qu’est-ce qui est le plus efficace… Qu’est-ce qui fait mal ? Nous ne sommes que des filles et lorsqu’il s’agit de parler poils, crèmes et chiffons, il n’y a pas besoin d’en faire des tonnes pour nos langues délier…Et puisque nous allons être amenés à cohabiter 10 jours durant, autant lui couper les couilles tout de suite à notre didi ainsi nous pourrons parler de tout c’est-à-dire de poils, de crèmes et de chiffons… Pour être sûre que Didier ait bien compris, Sylvie lui a fait une démonstration d’épilateur électrique… Expliquer, montrer c’est ainsi qu’a débuté la classe de mer…
Didier veut connaître tous nos secrets, puisque c’est ainsi nous allons faire de lui un homme parfait.
Le texte :
Si tu tombes sur cette lettre c’est peut-être parce que tu souhaites valider tes acquis.
Un homme parfait pourrait avoir envie de laver les radis (à l’eau froide !) les mettre dans l’assiette. Puis de laver les 3/4 tomates et les mettre dans la même assiette. Éventuellement aussi de couper en fines lamelles l’oignon rouge (préalablement pelé) de préparer 3 assiettes, 3 verres, gros sel, poivre, etc.…
Acquis à valider :
1) Reconnaissance légumes
2) Reconnaissance cuisine
3) Utilisation experte d’un couteau
Cet après-midi stage jardinage !
Sur la plage, le bip discret d’un sms nous avertit que le rosé était servi…Sur la terrasse…Les tomates étaient coupées en rondelles sur la table dressée, les radis avaient été lavés, les fanes retirées et ô surprise, les radis étaient finement ciselés… Le lonzo découpé et dans l’assiette arrangée. Didier nous attendait très fier de lui.
Les fesses m’en tombent. Pas toi ?
Après la surprise vint le doute… Peut-être nous gruge-t’il depuis des années et si en fait sa maman l’avait parfaitement éduqué ce garçon et si il savait tout faire et préfèrait nous laisser faire… Le détail des radis finement ciselés nous laissait perplexes, ça ce n’était pas dans la commande, ça c’est un détail façon maman-didier or le garçon que nous connaissons prends peu d’initiatives en ce domaine… Donc de 2 choses l’une : « Jamie Oliver sors de le corps de le Didier » ou bien, ou bien….
Bon ne nous emballons pas l’ensemble crudités reste toutefois dans un vrac sympathique que Didier appelle une salade… Oui Didier c’est une salade, une salade sauce à part…
Et nous mangeâmes en silence en parlant corse…
Élodie arrive demain… Ne lui disons rien, si la surprise la cloue, elle aussi, c’est que nous faisons toujours partie de ce monde…
18:50 Publié dans Dans mes cartons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.06.2005
L'atelier mécanique
La roue arrière droite de Titine ne répond plus… Titine, l’AX, passe l’hiver seule, dans le garage sombre de la maison de vacances…. Titine est vieille et rend bien des services… Il est de tradition dans cette maison que je découvre de s’interroger au mois de juin sur le sort que Titine fera à vos vacances : démarrera ou ne démarrera pas… Si Titine démarre, nous n’aurons pas à pêcher nous-mêmes les poissons qui ont depuis longtemps disparu de cette jolie calanque à une dizaine de km de Porto-Vecchio… Si Titine démarre nous pourrons aller acheter du lonzo, du rosé, du vin de châtaigne, du fromage de brebis, des melons, des petites robes et des maillots de bain… Si Titine refuse de démarrer, c’est comme ça que ça commence dans les films d’horreur…
La batterie de Titine concentre toutes nos inquiétudes… Certes une batterie est un problème dont on vient à bout. Reste à savoir comment. Le dernier utilisateur a eu l’ingénieuse idée de débrancher une cosse, alors il suffit de la rebrancher et Bijou démarre au quart de tour… Et avance mal, peu, presque pas, difficilement, en fait Titine avance sur place… Elle semble traîner derrière elle un corps mort… Quelqu’un aurait-il eu l’amusante idée de lester, d’ancrer cette voiture de marin… Vérification, observation, constat… La roue arrière droite de Titine ne répond plus… Marche arrière… Comme ça… Pour voir… Et toute la carrosserie de Titine semble vaillamment entamer l’ascension de sa roue arrière droite qui ne répond plus…
Face à un objet qui ne fonctionne pas, l’humanité se divise en deux catégories d’individus : ceux qui comme moi reconnaissent immédiatement leur incompétence et font immédiatement appel à un ouvrier qualifié qui leur prendra beaucoup d’argent… Ceux qui font douze millions de tests, treize mille tentatives, démontent tout avant de faire appel à un ouvrier qualifié qui leur prendra beaucoup d’argent comme la plupart de mes amis qui me font perdre un temps fou, parfois… Sylvie va d’abord essayé de comprendre la panne… Première tentative façon qui veut gagner des millions, l’appel à un ami en l’occurrence Tantine - sorte de conseiller familial que l’on appelle pour obtenir la recette des courgettes au brocciu façon mamie, à qui l’on peut faire part de l’évolution démographique des populations de rats, et avec l’aide de qui l’on essaie de résoudre les problèmes de mécanique et de fluide (je veux parler de liquide et de freins)….
Il convient d’appeler Tantine la tête sous la voiture à hauteur de la roue, le portable collé à l’oreille, le cul en l’air qui dépasse de sous la voiture… Tantine suggère un problème de liquide frein, moi je suggère d’appeler un garagiste… Sylvie penche pour le démontage de la voiture, pardon de la roue… Perplexes, nous finissons par nous décider pour un petit footing avant : on court jusqu’au garage le plus proche à environ 4 km de là, si l’affaire tournait mal au moins n’aurions –nous pas apporter nos tennis pour rien, et puis il convient d’étrenner les nouvelles tenues des joggeuses… Personnellement, je mise énormément sur le garagiste, le Corse est sympa et peut-être va-t’il oublier que c’est ainsi qu’il (le mécano donc) gagne sa vie et venir nous filer un coup de main gentiment, c’est à dire sans nous arnaquer… Je décide in myself que s’il adopte une attitude sexiste style ce n’est pas deux nanas (immatriculées en 92 de surcroît) qui vont régler un problème de roue aussi grave que celui-ci, moi je ricane avec lui, solidaire…
Le vieux monsieur a pris sa retraite et ne mets plus les mains dans le cambouis (dommage) mais il veut bien nous expliquer : personnellement je ne comprends (rien) pas tout. Sylvie non plus mais elle opine grave de la tête pour ne pas l’agacer… En résumé, sachez qu’il ne faut jamais bloquer le frein à main d’une voiture que l’on ne compte pas utilisé durant un certain temps, il faut enclencher une vitesse et ne pas s’occuper du frein… Ensuite, il s’agit de démonter la roue et de taper avec un marteau tout autour du tambour de façon à le débloquer après quoi on peut remonter la roue…
- Tu sais changer une roue, toi ?
- Oui
Menteuse. Je retrouve Sylvie plongée dans le manuel d’utilisation du véhicule à la page 14 c’est-à-dire à la page changer la roue. Simple vérif. Pour changer une roue on utilise un crick jusque-là tout le monde suit à peu près, il s’agit maintenant de trouver le crick… Il y a un schéma, mais il ne ressemble pas à ce que nous voyons sous le coffre à côté du pneu arrière droit, arrière gauche autour du pneu de secours, bref dessous. Nous décidons d’explorer l’avant du véhicule : une partie située sous le capot à l’avant. Et qui ressemble d’avantage à ce qui est dessiné sur le schéma lorsque l’on tient le bouquin à l’envers. Lorsque l’on tient le bouquin à l’endroit ça ne ressemble plus au dessin. C’est assez mal fichu ce magazine. N’importe comment à côté du moteur, il n’y a rien qui ressemble à un crick. Le crick reste introuvable. Le jour baisse. L’heure de l’apéro approche. Je passe un petit décolleté pour aller emprunter le crick du voisin.
Le voisin est gentil, vieux et hagard, il ne propose pas son aide et je n’ose pas la lui demander. J’emprunte le crick.
Le saviez-vous un crick n’est pas standard. À chaque crick sa voiture. Celui du voisin est trop gros pour Bijou.
Nous décidons de l’utiliser quand même en plaçant précautionneusement un pneu sous Bijou, il ne s’agirait pas que le crick cède et que la voiture tombe par terre une fois la roue enlevée. Titine s’élève dans les airs, comprenez qu’elle lève la roue arrière droite et c’est nous qui le faisons. Après avec une clef, on essaie de dévisser les écrous afin d’enlever la roue et dégager le tambour. Et là on ne peut pas. C’est serré par une machine et il n’y a rien à faire. Didier arrive par le vol de 23h30 en provenance de Paris. On a déjà expliqué au chauffeur de taxi qui nous a chargé à l’aéroport ce matin et qui va aller le chercher ce soir que notre Didier est un intellectuel et que nous doutons de sa compétence en la matière. Nous décidons de laisser Bijou la roue arrière droite en l’air sur le crick et d’aller prendre un apéro en attendant les garçons c’est-à-dire Didier et le chauffeur de taxi fort comme un corse et qui s’y connaît probablement en mécanique… Lorsqu’ils arrivent 12 apéros et une bouteille de rosé plus tard, moi je dors sur le canapé et Sylvie toute guillerette et bourrée à la bonne idée de renvoyer le taxi en le remerciant d’avoir proposé son aide…
C’est comme ça que ça commence dans les films d’horreur…
Le lendemain matin après le café et son cortège de tartines Didier est mis à l’épreuve et échoue comme prévue. Il remonte bouquiner sur la terrasse, moi je fais mes leçons d’espagnol… Quelques minutes plus tard, un échange verbal en bas éveille ma curiosité… L’une des deux voix, je la connais c’est celle de Sylvie, l’autre plus grave, plus chantante je ne la connais pas. C’est la voix d’un homme. Je me penche discrètement et avec curiosité par-dessus le balcon… Sylvie a changé de robe, celle-ci est très courte et lui fait des jambes très longues. Il y a un 501 de chez levi’s musclé et bronzé allongé sous la voiture et la roue est posée à côté de la voiture… YES… La femme est pleine de ressources. Re-YES. La voiture maintenant se déplace… RE-RE-YES… Doudou a fait ça d’un coup de clefs apparemment sans effort. Honte à toi Didier. Doudou a refusé d’être payé. Mince. On va devoir être sociable. Est-ce que l’une de nous va devoir coucher avec lui. Ça peut peut-être attendre 4-5 jours ? Élodie arrive bientôt… Une bière peut-être. Il ne faudrait pas que Doudou se fasse des idées. On a un copain. Un copain intellectuel. Là sur la terrasse. Il se cache ou quoi ?? Doudou pourrait se faire des idées. Didier tu veux ramener tes fesses s’teup’. La conversation se languit un peu. La longueur des répliques est à peu près égale à la longueur de la petite robe de Sylvie, c’est-à-dire inversement proportionnelle à la taille de ses jambes et à la profondeur de mon décolleté, elle-même inversement proportionnelle à la teneur de la conversation. Il va le lâcher son bouquin Didier ? Didier qu’est-ce que tu fais ?
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10.06.2005
Valise mal faîte & tornade blanche
Aujourd'hui c'est veille de départ et comme à chaque fois le démon du 100 things to do before to... s'est emparée de ma petite personne... Mon moi reposé-bronzé ne saurait souffrir de revenir dans un appartement dont le désordre et l'approximation ménagère pourraient troubler mon sens de l'esthétisme... C'est comme ça, l'appart’ n'est jamais aussi clean que lorsque je n'y suis pas : je ne range pas et ne brique pas tout à fond, au coton-tige dans les recoins pour rien, non je le fais pour que ça dure... Et puis, bien entendu, les dernières petites courses indispensables à faire avant le départ... Une paire de palme, des crèmes solaires, un après-shampoing supplémentaire, un tube de dentifrice toutes ces petites choses dont je ne saurais manquer et que je ne veux pas perdre du temps à chercher à Porto-Vecchio... J'ai également refait toute ma liste de lecture... "Vienne au Crépuscule", et "Une jeunesse Viennoise" : ces deux Schnitzler ont bourlingué avec moi l'été dernier de Paris à Istanbul en train à travers l'Europe de l'est... J'avais amené beaucoup de livres, 8 je crois qui ont pesé très lourd dans mon sac 4 semaines durant et que je n'ai pas ouvert puisque j'ai surtout lu Lonely Planet, le Guide Bleu et le GDR... Bref Schnitzler m'a galéré déjà une fois, l'ambiance viennoise colle assez peu avec les deux semaines à venir, inutile de me fâcher avec un auteur que je ne connais pas, je garde Schnitzler pour un canapé, une couette, un chocolat, un automne, cet hiver... « le Cavalier Suédois », celui-ci je ne me souviens même plus de quand et pourquoi et où je l'avais acheté... Enfin "La Belle Romaine" et "L'ennui de Moravia, j'ai craqué pour les couvertures J'ai lu éditées dans les années 50... « Le Mépris » m'avait ennuyé, mais j'avais 17 ans peut-être l'aimerais-je aujourd'hui... Je préfère garder ces deux-là pour les bras de mon chéri, en juillet peut-être... je terminerai « Les Bébés de la consigne automatique » dans l'avion... Et j'ai rangé dans mon sac, mes achats Fnac pour les vacances "Danseur" de Column McCaan, "La Havane, Infante Défunte" de Guillermo Cabrera Infante, et "Ma part d'ombre" de James Elroy... En plus, un Eric Emmanuel Schmidt, "L'évangile selon Pilate", je crois qui est sur mes étagères depuis quelques mois déjà... Demain à l'aube j'ai rendez vous avec Sylvie place de la République... Je traînerai derrière moi mon sac qui pèse une tonne, je ne sais pas pourquoi je pense que je vais me maudire !
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08.06.2005
J'ai rentré dans mon jean...
J'ai rentré dans mon jean...
Mon jogging dominical, et mon régime pas très strict commencerait-il enfin à porter les fruits de tous les efforts que de restos en coups de blues je n'ai finalement pas vraiment faits... Hier matin, donc mardi 7 juin 2005, j'ai rentré dans mon jean : à présent en rentrant le ventre et en cessant de respirer, je parviens à le fermer... Depuis je ne le quitte plus... Comme mon jean est encore très ajusté, j'ai décidé d'en faire mon compagnon de vacances... Mon jean part donc avec moi à Cala Rossa... Avec mon jean, je ne peux guère beaucoup manger, un demi tout petit bout de figatellitu, une bouchée de fiadone, toute chtitounette et mon jean est arrivé à satiété... Pour faire la place à une demi bouchée supplémentaire de gâteau à la châtaigne ou de lasagne au brocciu, il faut dans mon jean se redresser, se tenir bien droite et rentrer le ventre afin de tromper l'étoffe et libérer l'espace nécessaire à une demi bouchée... Mon jean est donc bien pour mon dos... Et voilà comment ce petit malin qui n'avait pas eu le plaisir de côtoyer mon cul depuis des mois voire une année et demie va réussir à embarquer avec moi à bord du vol AF31 à destination de Figari...
23:55 Publié dans Dans mes cartons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.06.2005
Petits préparatifs avant le départ...
" Coquillage et cétacé...Es... sur la plage abandonnéE... et c'est triste quand on pense à la saison du soleil et des chansons"... à demi-nue dans la cabine aux miroirs grossissants d'une enseigne suédoise connue, je chantonnais pour m'encourager en procédant au traditionnel essayage du maillot de bain... Sagement,j'ai fermé les yeux et j'ai décidé de prendre le noir au hasard comme chaque année... J'aime les petits achats d'avant les vacances, mais pas celui-là… Moi ce que j’aime shopper c’est la petite madeleine Nivéa celle qui est dans la bouteille marron et qui sent si bon la noix de coco et les vacances à la mer, je vais encore devoir faire le tour des citymarchés pour la trouver dans sa version de comme quand j'étais petite et que l'on se méfiait moins du soleil. La version qui sent bon la coco et qui ne raffermit pas et qui n'est pas enrichi en carotène et qui n'existe plus qu'en indice 5... Du monoï pour mettre dans les cheveux, du monoï avec la fleur de tiaré à l'intérieur... Et puis, un shampoing, un après-shampoing et un nouveau flacon de produit pour la douche, et de la Biafine aussi... Ha ! les petits shoppings d'avant le départ... il faut que je mette la main sur mon masque et mon tuba et que j'achète des palmes, aussi... Après, vient le pur plaisir, un moment important : le choix des bouquins, quel bouquin amener avec soi à la plage, lequel va-t'on ouvrir avant de s'endormir, sur lequel va-t'on rêvasser à l'heure de la sieste... c'est un choix délicat, important, il ne faut pas se tromper sur ce choix-là, il doit y avoir un équilibre dans les genres, les longueurs, le niveau de difficulté, la destination, et le choix... car, bien entendu comme chaque année on ne lira pas tout, il y a des romans qui reviendront à Paris avant d'avoir été lu et puis un jour, un dimanche pluvieux d'un hiver interminable, j'ouvrirai celui-là et quelque grain de sable s'en échappera, alors probablement mon esprit se mettra à vagabonder, à songer aux prochaines vacances, et peut-être je m'endormirai ... Il y a des bouquins comme ça que l'on ne lit pas...
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