16.03.2008
Straight to the point...
Je ne sais plus trop comment c'est venu : straight to the point... J'ai beau y réfléchir, je ne sais plus... sans doute le "point" devait-il désigner une coupe de champagne : mes yeux de poisson et l'effervescence des petites bulles au goût âcre des lendemains de fête m'amenant à penser que c'est sur cette seule substance que nous, individus en présence, allons straight to the point... Le chemin de nos vies semblant lui préférer aux itinéraires tout tracés, les itinéraires bis, qui offrent souvent bien plus de distractions mais vous laissent parfois sur le bord de la route furetant dans le bazar de la boîte à gants dans l'espoir d'y trouver un quelconque mode d'emploi : life is so complicated...
De quoi était-il question, mais d'amour voyons...
De celui que l'on a qui n'est pas forcément toujours aussi simple que ce que l'on voudrait qu'il soit, celui que l'on cherche, celui qui vous échappe...
Je nous imagine tous assez bien enfant, plutôt bons à l'école, plutôt doués sans trop d'effort, aimés, probablement gâtés... Moi, par exemple, petite je jouais beaucoup à la poupée, j'avais une Tinie que j'appelais Tinie et même si j'ai dû en changer deux ou trois fois à la faveur d'un Noël ou d'un anniversaire parce qu'elle vieillissait mal, ou qu'un nouveau modèle était paru sur le marché, j'étais je dois dire une très bonne maman. J'adorais lui faire prendre des bains, je changeais ses couches parce qu'elle faisait aussi pipi, et j'emmenais très habilement mes parents à claquer un max de blé pour habiller la douce enfant et changer ses couches régulièrement... Et il me semblait évident que quand je serais grande je me marierais et j'aurais des enfants... Une vraie petite ménagère, j'ai aussi joué à la dînette, et je me souviens d'un Noël, je devais avoir 4 ans, où l'on m'avais offert un petit aspirateur Playschool... Un destin tout tracé, et je n'imaginais pas qu'il pourrait en être autrement que de se marier et avoir des enfants. C'est rassurée sur ce point que vers l'âge de 8 ans, j'ai lâché mes bébés que j'aurais plus tard, pour m'amuser un peu et profiter de la vie... Mes Barbies, je m'en souviens encore, quelles salopes : elles ont dû se taper tout le show bizz tout en continuant à se battre pour Ken... Un mec bien Ken d'ailleurs, un prince charmant, mais un peu ennuyeux quand même...
Je nous imagine tous assez bien enfant, plutôt bons à l'école, plutôt doués sans trop d'effort, aimés, probablement gâtés... Grandissant tant bien que mal mais plutôt bien dans un monde qui s'avérait un peu plus compliqué que prévu... Parce que là, paf ! La gifle, les mecs qui échappent et ceux qui fuient...
Et pourquoi Moâ je suis nul(le) en couple de Courbevoie ? Hein ? Pourquoi ?
Et bien à vrai dire pour être tout à fait franche moi je m'en réjouis de ne pas être très douée en couple de Courbevoie, d'abord parce que moi par exemple, si j'étais mariée avec un type qui s'appellerait Jackie et travaillait dans une banque, il y a peu de chance pour que je participasse à des soirées it's complicated...
Si ça se trouve si j'étais mariée avec un type comme ça, je passerais les quelques heures grappillées au travail, à la maison, à mon mari, aux transports en commun et aux enfants, à faire mes comptes, à lire des blogs de cuisine et à consulter compulsivement des forums où il serait question d'éducation des enfants... Je me connais, je suis du genre freak...
Quels drôles de rendez-vous j'aurais eu sur la toile ces deux dernières années si Cé, la Fée ou Jen étaient mariés avec un type qui s'appellerait Jacky et qui serait commercial à Courbevoie... Alors que là un click et paf, une rencontre, une éjac' faciale, une rupture, un coup d'un soir, une paire de Louboutin et des roses, et des fêtes, et des questions, tellement de questions... J'aime bien les questions, d'ailleurs la plupart du temps, je n'écoute pas les réponses, ni les miennes, ni celles des autres... Et ce p... de Jacky, avec sa petite vie, il m'aurait privé de ça... Et qu'est-ce que j'aurais fait moi ? C'est bien simple, j'ai complètement arrêté Dallas, Melrose Place, Dynastie, Beverly Hills et Delarue... Même Sex and the city, je regarde beaucoup moins...
Alors je me serais probablement pas mal ennuyée... Je n'aurais jamais rencontré Cédric qui est un garçon charmant et un hôte délicieux, je n'aurais jamais rencontré la super belle et délicieuse petite soeur de Cé, parce que le bonheur ménager avec l'autre blaireau de Courbevoie et Valentine et Cerise, ben ça laisse peu de place pour une soirée fuck valentine, de toutes façons moi je ne vais jamais dans des fêtes en banlieue, c'est trop compliqué... Et aussi je n'aurais jamais pu mettre un visage, du son et des gestes sur l'Andalou, puisque je n'aurais jamais probablement découvert le blog de Jennifer qui élèverait des enfants bruyants et un Golden retriever à Courbevoie.
Pour finir, je ne résiste pas à glisser ce petit lien, un appel à la mobilisation pour aller soutenir nos candidats à la deuxième édition du Festival de Roman.
http://www.dailymotion.com/cedricgorrias/video/x4pubj_lesmariesdecourbevoie_fun
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29.02.2008
6 tics et sales manies...
Accrochez-vous bien, je m’en vais vous révéler 6 tics et petites manies que vous ne savez pas sur moi et que l’infernale Jen* a osé me demander…
De toute façon, j’adore ça les stripteases surtout si l’on ne me demande pas de me déshabiller, of course…
1 – Je ne m’assois jamais sur la cuvette de mes toilettes sans jeter un coup d’œil dans le fond, pour m’assurer qu’un python ne s’y trouve pas. C’est connu que, dans les grandes villes, les pythons qui s’échappent de leur vivarium aiment à explorer les immeubles en ressortant via les canalisations, alors moi je fais gaffe… Avant, quand j’étais petite, il y a quoi 2 ou 3 ans, j’allais même jusqu’à rabattre systématiquement le battant des toilettes, pas par peur, simplement pour m’assurer que le python n’en profiterait pas pour aller visiter le reste de mon appartement : un python qui dort sous le lit, ça craint… Mais c’est fini, j’ai travaillé dessus et j’ai réussi à contrôler le truc, en bloquant l’abattant pendant plusieurs années, avec des clous, des pointes et des vis, et aujourd’hui ça va mieux, ça m’agace même, les mecs qui rabattent l’abattant pour cacher le pipi sur le bord… Mais tout de même, je ne m’assois jamais sur les toilettes, sans jeter un petit coup d’œil au fond, on peut apprendre à maîtriser ses peurs les plus stupides, mais l’on n’est pas obligée de se comporter de façon totalement inconsciente, non plus…
2 – Je n’aime pas les ascenseurs. Mais bon, je n’aime pas non plus les escaliers tout le temps. Alors il m’arrive d’emprunter l’ascenseur. Mais ces jours-là, avant que les portes ne se referment, je jette toujours un petit coup d’œil sur le plafond de l’ascenseur, afin de m’assurer qu’un sadique avec une voix nasillarde, une allumette et un bidon d’essence, ne s’apprête pas à soulever le plafonnier pour me dire : « alors Gabrielle, comme on se retrouve, hein ? »…
3 – MA place au cinéma, c’est au cinquième rang au milieu, je vous dis ça juste pour que vous preniez l’habitude de ne pas vous y asseoir parce que j’ai horreur, mais alors horreur que l’on me prenne MA place… ça me contrarie…
4 – Je me saisis de mon téléphone fréquemment pour vérifier que ce petit salaud n’est pas en train d’appeler la terre entière, alors qu’une langue de vipère et moi sommes en train de déblatérer à propos de tout et n’importe quoi, mais souvent à propos d’X ou Y, je dois dire… Mais je ne suis pas qu’une langue de p… Non il m’arrive aussi de vérifier que mon téléphone n’est pas en train d’appeler la terre entière tout seul comme un grand, lorsqu’une langue amoureuse fourrage à l’intérieur de ma bouche, par exemple… Enfin pas pendant, après…
5 – Je suis toujours en retard… Ce qui me fait culpabiliser, c’est affreux… Mais c’est pas ma faute à moi… En lisant Justine Levy, j’ai découvert que j’étais "chronostique" : je sais que le temps existe mais je n’y crois pas. Par exemple, bien sûr que j’ai le temps de me laver les cheveux, de les peigner et de les sécher, et d’être à l’heure avec des cheveux qui brillent à mon rendez-vous, dans 45 mn à l’autre bout de Paris…
6 – J’ai souvent l’impression qu’un truc qui n’a jamais marché, soudain va marcher, j’ai beau savoir que… Et bien non… Comme si simplement parce que je l’avais décidé, là maintenant tout de suite, ma vie va changer, enfin pas ma vie, mais moi … J’ai une vraie faculté à nier les évidences… C’est sûr des petits trucs, hein… Par exemple, je vous donne un exemple, j’ai deux mains gauche, je ne suis pas foutue de limer correctement mes ongles, pas deux ongles qui ont la même forme, une fois sur deux j’applique mon vernis alors que la base n’est pas sèche, etc… Et comme souvent, la nécessité, l’urgence absolue de la petite manucure vite fait bien fait me prend juste 45 mn avant ce fameux rendez vous à l’autre bout de Paris, ça se complique encore puisque évidemment j’ai besoin de trouver mes clefs au fond de mon sac, ou un ticket de métro alors que mon vernis n’est pas encore sec. Si bien qu’au final, j’essaie d’oublier mes mains et je laisse mes ongles vivre leur vie en me désolant régulièrement de leur état. Et pourtant, deux fois par an, je me retrouve chez Séphora, à dévaliser le rayon Mavala, pour acheter, base, durcisseur, top coat, huiles, petits pots de crème, repousse cutile, vernis qui coûte cher, sèche vernis, limes diamant, etc... J’ai beau déjà tout avoir à la maison en triple exemplaire, pour me faire des jolies mains et ne jamais m’en servir, je renouvelle tout le stock parce que c’est sûr que cette fois avec les bons produits, je vais y arriver, alors qu’en fait, non … Avec l’âge, l’expérience, je devrais avoir appris à me connaître un tout petit peu et en être arrivé à la sage conclusion qu’avec tout le fric que je claque là-dedans, je devrais plutôt prendre un abonnement chez Carita, et ben non ! je continue à aller chez Sephora parce que bon vu les tarifs d'une manucure, ce serait quand même foutre du fric en l’air pour rien !
à qui n'en veut...
* toujours pas possible d'insérer un lien sous safari mais tout le monde aura reconnu la bobo, pour les autres : http://boboparisienne.hautetfort.com/
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23.02.2008
Ma soirée langue de p... a mal tourné... je vous explique...
Chaque année au mois de février, je me réserve une petite soirée à moi toute seule pour m’énerver. Enfin non, j’exagère un peu, plus jeune j’ai fait ma rebelle et plusieurs années de suite j’ai boycotté cette grande messe d’auto-congratulation du cinéma français. À cette époque, je voyais jusqu’à 5 à 6 films par semaine en salle, et j’étais rarement d’accord avec les palmarès que j’avais cessé de regarder en signe de désaccord et de protestation ; il faut dire qu’à cette époque, je voyais encore des films français, maintenant plus trop alors chaque année, ça me fait une petite cession de rattrapage… Bref, je m’informe…
Mais ce n’est pas de ça que je voulais parler, je digresse… Chaque année, au mois de février disais-je, depuis que j’ai atteint une certaine maturité, une certaine sérénité, j’aime à me réserver une petite soirée télé par an pour m’énerver… Je me prépare un petit plateau, j’enfile ma petite nuisette et hop ! au lit pour un samedi spécial cinéma français…
Alors déjà cette année, ils m’ont tout foutu en l’air, Les Césars c’était ce soir, vendredi donc. Pour un peu, je les manquais… Probablement que si j’avais bossé, enfin je veux dire si j’avais été employée par une société pour y fournir un certain travail contre rémunération, je serais passée à côté de l’événement… Mais comme en ce moment, je travaille à la maison, sur un projet qui peut-être n’aboutira jamais, ma petite pause c’est internet, l’équivalent du smirting pour qui peut fumer comme un pompier dans son bureau-lit, sans risquer d’avoir à s’amender de la modique somme de 69 euros (c’est ça ?). Bref , du coup, j’étais déjà en nuisette, j’ai juste eu à préparer le petit plateau tv et hop ! c’est parti pour la soirée-mamie.
Alors pour commencer, et avant que je ne vous parle de mes premiers signes alarmant de dégénéressence, les actrices sur le red carpet… où l’on découvre que le légendaire chic français s’est définitivement laissé surpassé par le chic US, ou bien – engagez des stylistes, les filles ! – parce que les robes RAS… C’est sans intérêt, comme chaque année…
J’ai bien aimé l’allure de Chiara Mastroianni, simplissime et chic dans son fourreau noir, cela reste très classique, mais j’adore ces cheveux lâchés et cette fille embellit de jour en jour, je trouve, on l’a connu post adolescence ingrate, la maturité lui va bien, je l’aime bien…
J’ai trouvé la petite Depardieu assez mal fagotée, dans son costume d’homme, d’une manière générale, je trouve Julie toujours assez mal fagotée, mais d’habitude ça lui va bien, et au final ça lui crée un style bien à elle, un peu notre Chloé Sevigny à nous quoi (bon, là je m’emballe un peu) mais, là, elle s’est juste ratée, je trouve… À côté d’elle, il y avait Ludivine Sagnier à qui elle a offert son César du meilleur second rôle , pas mal, pas très personnel non plus, pas mal…
Au moins cette année, personne n’avait songé à faire découper sa robe dans les rideaux de tata, encore que je reste plus que circonspecte sur le rose très acidulé d’Alice Taglionni, je sais c’est très tendance, mais sur une robe et sur du long ça reste too much pour moi, ou alors il faudrait que ce soit porté par une rousse, là ça deviendrait intéressant peut-être, mais avec un blond californien, c’est Reese Witherspoon dans Barbie à la fac, je crois même avoir vu de la dentelle, et là ça devient « Karlement » Miami – where is Don Johnson…
Puis vint la môme, et ses cheveux tout ébouriffés, je ne serais pas étonnée d’apprendre que la main d’un John Nollet se soit glissée dans ce fouillis, dans une petite robe rose poudrée très année folle, assez égale à elle même, mais son look ne m’interpelle jamais vraiment, j’ai toujours le sentiment qu’elle n’a pas piqué que son coiffeur à Vanessa Paradis, et que l’ensemble tomberait toujours mieux sur la brindille blonde, peut-être manque-t-il à Marion le it-boy à accrocher à son bras… Mais je crois surtout que ce qu’y manque à la plupart de ces filles, c’est la grâce, le chien, un petit truc en plus…
Un petit quelque chose de Jeanne Moreau, peut-être… Même affublée d’une drôle de robe noire dont je ne peux m’empêcher de me dire qu’elle la transforme en sarcophage, Jeanne Moreau, reste Jeanne Moreau… La lippe boudeuse et arrogante, la voix de tenancière de bordel, l’œil qui pétille, l’intelligence, putain quelle classe !
Et c’est là que, allez j’avoue, j’ai pleuré… Et là c’est terrible, je vous explique : je suis en train de me transformer en MA MÈRE… Maman, si tu venais un jour à lire ces lignes, ne le prends pas mal, simplement avoue que tu as la larme plus que facile, et moi aussi mais pas sur le même truc et avoue que, que je me mette à chialer parce que Jeanne Moreau après un discours intelligent et digne sur l’exception culturelle a choisi de transmettre ce César, comme une sorte de témoin, de relais, à la jeune Céline Sciamma réalisatrice d’un très beau, très sensible premier film nomminé mais non nommé La naissance des Pieuvres – j’ai pas dit « la jeune » Céline Sciamma, non j’ai pas dit ! Maman ! sors de mon corps ! ça suffit maintenant ! je ne peux pas avoir dit la jeune Celine Sciamma, alors que cette fille a à peu près mon âge ! c’est TOI qui parle comme ça, pas Moi, moi je suis jeune, c’est moi ta petite fille…
Maman j’ai pleuré, tu te rends compte, ok tu m'as fait, tu sais que je pleure devant sissi et la saga du dimanche après mide sur M6, mais ça avoue que ça normalement moi ta petite fille ça ne me fait pas chialer, dans le meilleur des cas celui-ci, je me tais, Jeanne Moreau, respect madame, dans un cas plus limite, je ne sais pas genre Judith Godreche ou Sophie Marceau se lançant dans un truc similaire, je me marre, si c’est Luc besson, je hurle, mais pleurer, non…
Mais enfin, jamais, jamais, moi ta petite fille, je n’aurais chialé pour un truc pareil… Mes cheveux blanchissent à vu d’œil, ok il faut que je refasse une couleur, ma peau se désagrège et les signes sont encore plus visibles depuis que je me fais du souci… Car je me fais du souci, c’est vrai. Je me fais ma petite fixette. Il faut que je vous remette dans le contexte. Il y a quelques jours, j’ai réalisé que dans quelques jours, un 4 va venir s’aligner derrière la première dizaine de mon âge. Que ça fait des années que je n’ai pas fêté mon anniversaire alors qu’il était encore avouable. Et que là c’est clair que dans les jours qui viennent il faut que je pense à virer mon année de naissance de mon profil face book avant qu’elle ne me trahisse, puisque d’ici quelques mois c’est sûr, je mens sur mon âge… J’aurais 34 ans pendant quelques années, c’est tout, c’est mon âge, je dis ce que je veux, pis c’est tout…
Vous trouvez que j’exagère ?
C’est parce que je ne vous ai pas tout dit… Quelques minutes plus tard, alors que j’avais déjà séché mes émotions, Alain Delon monte sur la scène : pourquoi est-il là, demande-t-il, "et bien tout simplement parce que c’était toi, parce que c’était moi, parce que tu aurais eu 70 ans cette année, parce que nous étions fiancés" et là paf ! une photo de Romy Schneider et Alain Delon apparaît sur le grand écran… Et ? Bis repetita, les larmes, vous savez ce truc incontrôlable qui monte et envahit vos yeux… Pourquoi ? Parce qu’elle était belle, parce qu’elle est morte trop tôt, parce que La Piscine, parce que qu’elle tête aurait-elle eu aujourd’hui… Et parce que vous avez vu quelle tête il a Rocco Le Guépard aujourd’hui ??
Je vous ai convaincu là…
Bon heureusement, il doit me rester encore deux trois neurones, et quand Clothilde Courreau, princesse italienne, en Sainte-Bernadette sous acide est venu nous réciter son couplet sur la grande famille du cinéma français, j’étais du bon côté, du côté de ceux qui ricanaient… À la décharge de Clothilde, une colombe semble s’être scratché sur son bustier juste avant la cérémonie, et il faut bien reconnaître que ça doit faire une drôle d’effet quand l’oiseau de la paix choisit votre buste pour mettre fin à ces jours. Nan ! Chuis méchante, je crois que je l’aime plutôt bien son bustier à plumes blanches porté avec une jupe noire taille haute, en revanche, j’espère pour elle qu’elle s’est fâchée avec son coiffeur parce que là il y aurait de quoi être furax…
Autre moment notable de la soirée la prestation de Claude Berri. Invité par Abdellatif Kechiche à monter avec lui sur scène pour récupérer le césar du meilleur film pour "La Graine et le Mulet"… Était-il bourré ? Malade ? Liquide ? il m’a paru en tout cas très diminué, ou très saoul…
Voilà ! c’est fini et vous remarquerez que je n’ai toujours pas parlé de cinéma. Et bien non les Césars, c’est pour les robes et les gossips, le cinéma, c’est dans les salles qu’il faut aller le voir. Et pour ceux qui ne les ont pas encore vu, je vous recommande vivement : "La Vie des Autres" (césar du meilleur film étranger), "Persépolis" (césar du meilleur premier film, et de la meilleure adaptation) et "La naissance des Pieuvres" de Céline Sciamma qui devra l’an prochain transmettre le César de Jeanne Moreau pour l’ensemble de sa carrière, à un auteur qui aura défendu à ses yeux l’exception culturelle française, sniff…
Pour ma part en cession de rattrapage, ce sera "La Graine et le Mulet", dont je ne comprends même pas comment il a pu m’échapper à sa sortie alors que j’avais adoré "L’Esquive"…
02:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
18.02.2008
La Revélation / Comment ça dure un couple
Alors là les amis, j’ai l’impression d’avoir mis le doigt sur un truc, genre tu dis un truc comme ça, et puis d’un coup tu te rends compte que c’est vachement intelligent ce que tu as dit, et là paf la révélation, une nouvelle sagesse qui te vient comme ça d’un coup… Et tu te dis : mais oui mais c’est bien sûr…
Alors pardonnez-moi mais là je suis un peu bouleversée par moi-même, j’en perds mes mots, si je me laissais aller, je vous appellerais la horde mais bon comme vous n’êtes pas aussi nombreux que chez Fonelle, je vais éviter, si je dépasse pas les 10 commentaires, ce serait humiliant…
J’étais en train de lire le blog de Cé*. Tout le monde ici connaît Cé*, le kiné et tout… Il se trouve que Cé* moi je la connais aussi dans la vraie vie et que l’on s’attache à travers nos petits blogs donc la semaine dernière avec quelques autres bras cassés de la love relation, on s’est retrouvé tous ensemble pour fêter la Saint-Valentin.
Vous l’avez déjà lu ailleurs mais je vous fais quand même la liste des guests, rapport au fait que moi aussi je voudrais avoir une horde (un lien une *=un com’, svp)… Il y avait donc une sœurette, une Garance toute en boucles**, la petite amie de Sainte-Rita***, un dj qui fait des scratches et tout**** (enfin je crois), et aussi daubie daubie toujours jolie*****, le mec qui a piqué le pull bleu d’Anne Sinclair******, and last but not least Hugo le mec qui avait trouvé son fan club il y a quelques mois parmi les lectrices de cé*…
Le dress code de la soirée c’était « it’s complicated »…. Vous savez comme sur face book ce statut qui n’est ni single, ni engaged, ni married but it’s complicated…
Bref dans son post cé* qui avait un scoop a vous délivré, cause que moi j’étais déjà au courant, m’interpellait en disant : « dis c’est vrai tu crois que ça ne change pas un homme ? » alors tout en lisant la fin du post je réfléchissais comme ça et je me disais…
Non je ne crois pas que l’on puisse changer et en même temps je me disais c’est vraiment pas cool de dire ça comme ça , d’autant que moi, grand cœur d’artichaud dans le fond presque autant que la choupette*** je ne suis pas sûre que ça soit vraiment une mauvaise idée que de renouer avec le kiné…
Parce que dans le fond… Je me disais, tu ne le changeras pas, je ne crois pas que l’on puisse changer, on ne change pas, on évolue heureusement mais on ne change pas, et en même temps, je me disais, c’est ce que font 98% des couples passer le temps que dure une relation à essayer de changer l’autre…
Et jusque-là, j’avais toujours trouvé ça super antinomique, j’en parlais encore à Garance**, il y a quoi 10 jours… Je disais en substance que c’est ce qui m’a longtemps tenu à l’écart du couple, observer autour de moi tous ces gens tombés amoureux / amoureuses d’une personne et passer leur vie, le temps que dure une relation au moins à essayer de changer l’autre…
Pourquoi vouloir changer celui / celle que l’on aime ? Si on l’aime c’est sûrement aussi pour ça, on a les défauts de ses qualités et vice-versa…
Et c’est là que bling !!! tout d’un coup j’ai été frappée par une soudaine révélation / la maturité : et si c’était ça finalement l’amour aimer suffisamment quelqu’un pour l’aimer aussi avec ses défauts, que ce soit la larguite aiguë, sa femme, ou autre chose… En sachant bien dans le fond qu’il ou elle ne changera jamais vraiment durablement mais que bon ça vaut quand même le coup de vivre cette histoire. Puisque de toutes façons tant que rien n’est venu nous prouver qu’un être humain ne changera jamais, on peut garder dans un coin de sa tête le fait qu’il pourrait bien un jour, être frappé par La Révélation, il y a des cas… Comment ça qui ? heu Carla Sarkozy… qui sera « la femme de son mari jusqu’à la mort » c’est écrit dans l’express et c’était pas gagné, hein…
Et donc finalement si c’était ça le secret pour faire durer un couple aimer suffisamment quelqu’un pour avoir envie de s’employer à en faire une personne mieux encore… Regardez par exemple, Pygmalion et Galatée, c’est vrai ça ne finit pas très bien, mais il a pas choisi le plus facile lui il est parti d’un bloc d'argile, lui, il y avait tout à faire aussi…
Bref voilà, je me suis un peu perdue dans des digressions, je ne suis pas sûre d’avoir été super claire, mais si j’ai pu ouvrir quelques pistes de réflexions et faire gagner quelques années vers le chemin de la sagesse et du bonheur à deux ou trois très jeunes adolescents enfants, et bien j’en serais heureuse, tiens ça me consolerait presque de ne pas avoir de com’… Parce que là, j’ai vraiment le sentiment d’avoir compris un truc.
Et en même temps, je rappelle aux lecteurs les moins avertis que l’auteur de ce blog avant de rencontrer l’homme qui depuis quelques années occupe ces pensées, son lit souvent but it’s complicated, n’avait jamais franchi le cap des 6 mois dans une relation. Et le plus souvent le cap des 3 semaines d’ailleurs, et encore en se voyant pas tous les jours, sinon il y avait les one shot…
À ce sujet, est-ce qu’il faut coucher le premier soir ou pas ?
'tain de mac intosh pourquoi ça ne fonctionne pas les liens sur safari maintenant
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14.02.2008
hé ben alors, si c'est hormonal... Hé ! bé...

Mardi soir, j’ai regardé Fogiel. Oui, j’ai regardé Fogiel.
Il y avait un vague sujet sur le libertinage, destiné à capter l’audience avant de recevoir en dernière partie d’émission, l’invité du jour, celui que tout le monde attendait, pas ce brave Faudel mais le rédacteur en chef de L’Express, l’intervieweur de Madame Sarkozy venu vivre en direct son quart d’heure warholien sur un sujet qui n’intéresse pas les français, mais moi à fond.
Mais revenons en au libertinage, pour faire oublier le caractère racoleur du sujet, il fallait une caution scientifique : l’on avait donc fait venir, le sexologue de service. J’ignore où ils avaient trouvé ce petit bonhomme assez miteux dont le principal fait d’arme semblait le fait d’être marié et fidèle, en tout cas semble-t-il en mode sexuel exclusif depuis 38 ans. Il ne ressemblait vraiment pas à grand chose leur sexologue, en fait il m’a fait penser à Brian Jones. Pas qu’il était blond avec le poil doux, une mèche bien lisse et un costume blanc, pas non plus que je l’imaginais se promener au côté d’Anita Pallenberg, c’est simplement qu’en ce moment je suis plongée dans une bio des Stones et que le running gag de Brian lorsque l’on parlait affaire chez les stones c’était : « hi ! Keith Norris artistic representative Cockfosters », en private joke au sujet d’un agent artistique totalement miteux qui, à leurs débuts, était venu abordé les futurs Stones, avec pour seul fait d’arme de venir de cette petite station de métro en bout de ligne, en diagonale de Heathrow où peu de londoniens semble-t’il ont déjà mis un pied. Je ne m’étendrais pas sur la délicatesse du bonhomme qui nous narra au passage les problèmes d’érection d’un patient âgé de 86 ans, dont le problème semblait sans rapport avec le sujet, mais le sujet n’était qu’un prétexte, pour en venir à cette bombe que le petit bonhomme nous lâcha en cours d’émission : il existerait une hormone de la fidélité !
Comme justement j’étais en train de penser à mon ami, probablement allongé à cette heure au côté de sa dame face à un débat conduit par Bruno Vespa, peut-être sur le problème des poubelles à Napoli, où sur le retour de Berlusconi, où sur Sarkoléon et Carla di Medicis… je me redressais !
Alors oui il existerait une hormone de la fidélité. Mais stop ! on revient près de son écran, inutile de se précipiter à sa pharmacie, cette hormone n’existe pas en hormone de synthèse… C’est une hormone naturelle sécrétée par les mammifères pendant l’acte sexuel. Ainsi donc, homme repu ne va pas manger chez la voisine. Et les boulimiques alors… Mauvaise nouvelle, l’homme en produit moins que la femme ou plus exactement, la femme produit cette hormone à deux moments de sa vie, en période d’activité sexuelle et également en période de lactation. Elle est pas belle la vie les mecs ? Et dire que malgré tout on continue quand même à se taper des épisios ! Le monde est injuste.
Depuis, je n’arrête pas de regarder mes seins. Il paraît que cette hormone chez les brebis favorise l'attachement maternel. Et bien moi la semaine dernière on m’a prêté un chat, et j’ai bien constaté que j’avais une attitude très louche avec elle, ne m’énervant même pas, même pas un petit peu quand elle venait perturber mon sommeil. Si ce n’est pas un signe ça… J'étendais la main pour la caresser en disant : ma peluche que t'es belle... Bouh Bouh... Le comble du niais. Je suis sûre que j’ai un truc qui déconne…
Bon si vous voulez en savoir plus sur l’ocytonine, je vous conseille d’aller faire un tour sur Wikipedia, je suis pas les frères Bogdanoff pour vous décrypter la science moi, et sur ce je vous laisse, je file lire des vieilles interviews de Carla Sarkozy, certains jours j’aimerais bien être un peu plus mec, moi !
15:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blabla de fille
23.01.2008
Fashion mission...
En général quand ça commence comme ça le shopping, ça finit mal.
Le 6 janvier encore, j’ignorais que j’en voulais une, ça ne m’avait pas traversé l’esprit, c’est tout. Lorsque je pensais écharpe, je pensais à l’opus Vuitton en léopard siglée en fushia vue autour de tous les cous fashions cet automne, et qui n’avait pas atterri encore dans ma garde-robe, parce que tout de même ça coûte un bras pour un accessoire qui est pile dans la saison, et qu’un dernier brin de bon sens bourgeois m’empêche de considérer comme un basique, un vrai… De toutes façons, je m’en fiche, l’an prochain une fille la vendra un quart de sa valeur sur e-bay et là telle une tireuse embusquée cachée dans la toile, à la dernière minute j’enchérirais et je l’aurais…
C’est alors que je l’ai vu elle… à son cou à lui… Une sublime écharpe de cachemire noire, qui n’en finissait plus de faire le tour de son cou, et de douilletter langoureusement sur ses épaules… C’est son cadeau de Noël a-t’il dit… et moi j’ai pensé, il me la faut…
Un cadeau de ma fille, a-t’il dit, ce que j’ai immédiatement traduit par elle doit coûter un bras où l’a-t’elle acheté ? où l’a-t’elle acheté ?
Inspection minutieuse de la chose d’où ne dépasse aucune étiquette, aucun sigle délicatement brodé, un seul indice c’est une création de ce styliste qui expose à Florence ce week-end, soit vers le 10 janvier 2007… Evidemment il a beau essayé de se souvenir du nom du créateur, le chéri n’y parvient pas, inutile de compter sur un homme pour retenir les détails essentiels… Je l’interroge en pratique où ? quand ? comment ? il me répond finition…pfff…
Bref, « your mission is »…
Et bien après enquête, l’écharpe a été achetée à New York, et elle coûte 300 dollars ce qui est la preuve irréfutable que les femmes poissons ont un goût très sûr, quand au nom du styliste tout occupé à tirer des conclusions astrales, il a oublié, autant dire que dans ma quête du fashion Graal, je ne suis pas arrivée…
Or cette écharpe en cachemire noire absolument basique, douillette, merveilleuse, il me la faut… Absolument car elle ira à merveille pour réchauffer ma petite veste en peluche imprimée léopard… so Monica Vitti…
Je suis allée au Bon Marché, il y avait trop de monde ça m’a énervé, je suis allée aux Galeries Lafayette, infernal, c’est fini les soldes les filles rentrez chez vous, je suis allée au Printemps et j’ai cru mourir étouffé c’est par où la sortie, je suis allée au BHV en ce moment je vais tous les jours au BHV car je décore, enfin, je suis allée chez Eric Bompard, c’est quoi cette écharpe ridicule de 20 cm de large par un tour de cou de long et c’est tout ?
Z’avez pas une piste, les filles ?
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10.01.2008
Riccardo dans son bain avec Mario*

* Riccardo in the tub with Mario
Certains d’entre vous connaissent sûrement Big un magazine américain de design et de mode… mais moi j’ignorais son existence jusqu’à ce jour du mois de mai 2007, quand Mario Sorrenti reçut un mail de Tony Gomez qui lui disait en substance : « je suis en train de préparer une nouvelle sortie pour Big, qui va s’appeler Big Man et dans le premier numéro j’aurais aimé publier un article sur ton père, je me souviens de lui, je l’avais rencontré à New York, le jour où vous aviez déménagé le loft de Soho, tu crois qu’il accepterait… Mario appela donc Riccardo qui accepta l’idée de faire quelque chose ensemble, et il fût convenu que les photos seraient faîtes lors du prochain séjour de Mario à Paris, ne restait plus qu’à trouver la personne qui réaliserait l’interview… et mon meilleur fan, mon seul fan conviendrait mieux dans mon cas, dit qu’il avait déjà quelqu’un ce dont il m’avisa dans la foulée…
Passé le premier moment d’excitation panique à bord : « mais c’est un magazine américain ! il faut que j’écrive en anglais ? tu es sûr, tu sais mon anglais, heu… à l’écrit, etc… »… Mais Riccardo fit fi de toutes mes tentatives de fuite en avant (je ne serais jamais à la hauteur autant décliner royalement) en me proposant deux traducteurs, sa fille, de langue maternelle italo-anglaise, son meilleur ami traducteur d’anglais, et napolitain vivant à Naples, certes ils partagent tous deux la vie d’un ressortissant de notre beau pays… mais moi dans un pur réflexe de chargée de prod, je ne pouvais m’empêcher de penser que l’affaire prenait une vraie tournure d’usine à gaz et que si je ne voulais pas me mettre en délicatesse avec ces deux-là dont, par ailleurs, je doutais fort qu’ils aient été prévenus de ce qui les attendait, je me disais il va falloir trouver une astuce…
Et c’est ainsi qu’un jour du mois de mai, je rejoignais Riccardo Sorrenti installé à une table au Flore, je le prévenais que pour l’interview, l’on ne se connaissait pas du tout, j’étais une french dragueuse qui m’installait à sa table… puisque nos lecteurs seraient principalement américains, un italien et une française qui se rencontrent au Café de Flore, si la fille veut draguer le garçon il y a de bonnes chances pour qu’elles baragouinent en patois dans la langue de Marlon Brando….
Et un moment plus tard on relisait ensemble mes notes griffonnées sur un moleskine, puis retranscrite sur mac et send by mail direct dans la boîte de Mario Sorrenti… Il en revint un mail qui disait quelque chose du style : You’re great, i love it…
Restait à faire les photos, et après un premier shooting avorté faute de temps au mois de juin, nous nous retrouvâmes un soir de juillet 2007 au Ritz… à la deuxième bouteille de Sancerre Mario proposa de rajouter peut-être un peu de texte, de développer certains points notamment sur l’art, et plus particulièrement sur la manière dont Riccardo le conçoit, ce que j’acceptais volontiers, il me semble que ça fait parti du jeu, mais mon unique agent-Riccardo refusa de changer une seule virgule à ce texte, c’était une joke et ça devait rester comme ça. Pourtant un moment de la conversation qu’ils eurent tous les deux ce soir-là me semblait intéressant et d'une certaine façon, j’aurais aimé le développer, il était question de l’art comme recherche d’une représentation de la beauté, une volonté de rendre le monde dans ce qu’il a de beau, de rechercher cette beauté dans l’objet représenté pour en rendre compte (Riccardo) face à une autre démarche qui voudrait rendre compte d’une réalité telle que l’artiste la regarde (Mario), Botticelli et Boucher versus Caravage et Francis Bacon… En très résumé, parce que en vrai c’était plus intéressant que ça… Mais de toutes façons, j’étais fatiguée par une journée de tournage qui avait été intense, j’avais un peu bu, et j’ai laissé Riccardo me décharger gentiment d’une petite heure de travail supplémentaire… Et puisque l’interview était légère, et que Riccardo avait émis la volonté d’être photographié dans son bain au Ritz, façon Marilyn Gardner, deux jours plus tard, un chaud dimanche de juillet (le seul à vrai dire) nous retrouvâmes Mario dans sa chambre au Ritz…

drink a rhum and coca cola, hou la hou hou lala...


Le garçon à la cicatrice, portrait de Davide Sorrenti ,
une de mes peintures préférés avec celle-ci juste en dessous

Portrait de Shanon, et tout en bas ma première signature



là Riccardo se prend pour Einstein
et Mario ne cesse de répéter : "I love it, i love it, je n'ai jamais
fait de photos comme ça, c'est la première fois"
Mon exemplaire est arrivé de New York, Big est normalement distribué à Paris au moins chez Colette et à l’Agora, et comme il y a peu de chance que je sois remarquée par Anna Wintour pour mes immenses qualités d’intervieweuse, je ne peux m’empêcher d’en reproduire le contenu ici, en espérant que cela n’offensera pas tous ceux à qui je n’ai pas demandé l’autorisation pour le faire en l’occurrence le photographe et le rédac chef…
Quant à ceux qui voudrait en savoir un peu plus sur le travail de Riccardo Sorrenti, c'est par là.
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08.01.2008
Ma table illusion

Bien sûr il lui manque une petite copine lampe, très belle, ou un chandelier ancien qui viendra se poser sur elle, un objet lourd et massif qui semblera flotter sur cette nappe, cette illusion divine… designée par John Brauer…
Smuaaaack… je t’aime ma table…
16:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
01.01.2008
Vague à l'âme, mais ça va passer, tout passe...
Quand on vit ses amours back street, il y a des moments dans l’année qui sont souvent un peu délicats à passer, les vacances, le 31 décembre, Noël, tous ces moments que l’on réserve habituellement à ceux que l’on aime…
La première année, on a bien un pincement au cœur, mais dans l’euphorie, l’illusion d’un amour naissant, on a un petit haussement d’épaules, on se dit : « c’est pas bien grave… Oh ! je m’en fous… » et on bat le rappel des amis, de tous ceux que l’on a un peu négligé ces derniers temps pour cause d’amours naissantes et de coupes de champagne en apéros qui s’éternisent, on rit… La deuxième année on fait contre mauvaise fortune bon cœur parce que dans le fond on a le meilleur, un amour presque au quotidien, des bras aimant, des rires, et pas d’engagement, pas d’habitudes, pas de « quotidien »… La troisième année, « we were on a break »… Mais quand vient le quatrième été, le quatrième Noël, le quatrième réveillon de fin d’année, on se dit : « mais qu’est ce qui ne va pas chez moi ? à quel moment un truc a vrillé, au départ j’étais quand même très claire dans ma tête je veux dire entre 3 et 8 ans, je jouais à la poupée, j’étais une très bonne maman, j’adorais les dînettes, j’avais même un aspirateur… c’est après que ça a vrillé quand j’ai eu mes premières Barbie, et qu’elles ont commencé à vivre des histoires pas claire avec des Ken, ma copine Valérie, elle, elle voulait toujours jouer avec Tinnie, mais moi j’avais déjà plus envie, je trouvais que mes blondes avaient des vies nettement plus fun, et je m’éclatais beaucoup plus dans leurs vies, résultat, Valérie, aujourd’hui, elle est mariée, elle a deux enfants…
Sainte Rita, si tu existes, je t’ai fait brûlé une bougie Diptyque, mais s’il te plaît aide-moi : le coucher de soleil, tu sais, je voudrais le regarder à deux, le petit chianti délicieux, tu sais, ce que je voudrais vraiment c’est le partager les yeux dans les yeux, et pour le Nouvel An, je vous laisse les paillettes et le champagne, je veux bien renoncer à me trémousser sur I will survive, encore une fois - à la réflexion, je garde le champ’, par contre, en signe de contrition et de reconnaissance, je renonce à la petite robe noire, parce que moi ce que je voudrais vraiment c’est un 31 décembre au lit avec un homme qui n’aimerait que moi, et une bouteille de Mumm rosé, quand même…
Et au lieu de ça, moi cette nuit, j'ai compulsivement checké mon portable, j'ai pesté contre les milliers de mes compatriotes qui envoyaient des textos impersonnels à tout leur carnet d'adresse pour dire : Bonne année 2008, avec un point d'exclamation à la fin pour le fun, ils se prennent pour Sarkozy ou quoi ?
C'est pas bien : ça encombre les lignes de mon opérateur... alors qu'il suffirait d'ouvrir un blog pour dire :
BONNE ANNEE 2008 QUE TOUS VOS SOUHAITS SE REALISENT !
04:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
21.11.2007
L'amitié un truc de mecs ?
Les chaussures, les sacs à main, la fantaisie d’un dressing, l’absence de pénis, tout tout j’aime tout dans le fait d’être une fille… et ça toute petite déjà…
Mais il y a un truc qui me fait regretter parfois de n’être pas un mec, ce sont les potes… Je trouve que l’amitié, la camaraderie est un truc que les mecs font bien mieux que les filles, entre mecs les vannes fusent, entre filles c’est plus délicat, généralement on préfère attendre que Jeanne-Marie ne soit pas là pour lui dresser son portrait psycho en béton armé et lui asséner ces quatre vérités…
Prenez 4 filles chez Ladurée, un samedi après-midi, vous voulez savoir de quoi elles parlent : 1) les régimes, 2) ça balance à Paris… et en regardant le Cœur des Hommes 2, ce soir moi je me disais mais pourquoi avec mes copines on ne se fait jamais des lotos sportifs au PMU en s’envoyant des scuds, sans que personne ne s’énerve, ne fonde en larmes ou ne prétexte un rendez-vous urgent auprès de sa pauvre mère agonisante (en clair: "si tu crois que c’est vraiment le moment de me dire ça saleté, je me casse et je te laisse macérer dans ta culpabilité méchante...").
C’est peut-être un truc très personnel, c’est peut-être moi qui suis trop solitaire, sauvageonne, trop indépendante pour avoir su développer ces amitiés indéfectibles, à la vie, à la mort, on s’appelle, on se textote, on se voit… mais si je regarde autour de moi, à une ou deux exceptions près, j’ai l’impression qu’il y a une différence fondamentale dans la manière dont nous envisageons l’amitié selon que l’on est un garçon ou une fille…
J’ai l’impression que la valeur refuge pour nous les filles c’est plutôt le couple, et lorsque l’on se retrouve en bande c’est bien souvent pour LE chercher, LUI, ensuite on se scotche à LUI comme une moule à son rocher et l’on retrouve le numéro des copines, le jour où :
- mmm… j’ai bien une petite idée, mais…
Bref… je connais d’avantage d’histoires de garçons amis à la vie, à la mort que d’histoire de filles… C’est peut-être aussi que les mecs changent moins, ou qu’ils évoluent de façon plus rationnelle que leurs amitiés durent… moi j’ai l’impression de devenir une autre tous les 3, 4 ans, donc forcément pas facile à suivre... c’est moi ou bien ?
00:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime

