10.07.2006

Some like it hot...

J’avoue, j’y ai cru à ce film, je me suis dit Hollywood existe : il y avait tout le dénuement, l’adversité, le talent, le dépassement de soi, la victoire, la chute et puis la rédemption et à la fin ça finit bien…

Le genre de film que l’on clôt d’un coup de zapette en s’excusant presque d’avoir marché, quand dans un haussement d’épaule on dit : c’est bien du cinéma…

Et en fait à la fin, c’est un film de Billy Wilder avec Marylin Monroe et Jack Lemmon… Il y a Zinedine Zidane qui dit : « but I am a man » et la France qui se dit «  so nobody is perfect »…

J’aurais tout imaginé sur la fin du film Zinedine Zidane, j’ai souvent tremblé pour Zizou… Ce trop d’amour, cette ferveur, souvent lorsque l’on montrait les gradins, je songeais au fou, au malade… Je fermais les yeux et je voyais Zidane tomber… comme sont tombés d’autres rois morts d'un coup de feu ou plusieurs… dans une Cadillac à Dallas,  devant le Dakota building près de Central Park… Un gentil président, un gentil chanteur… un gentil footballeur…

Quel affreux geste Zizou, peu importe que tu aies d’excellentes raisons, peu m’importe que l’arbitre n’ait rien vu et son assistant non plus, et que seule la vidéo est parlée… Mais si finalement ce soir tu avais sauvé la suite de l’histoire, celle qui t’appartient, si en dégringolant de ton Olympe, tu étais entré dans ta vraie vie…