17.04.2008
Millenium
A quoi ça tient exactement un succès littéraire… Qu’est-ce qu’ils ont de si particulier ces livres phénomènes que tout le monde lit, même et surtout ceux qui n’aiment pas lire… Une histoire bien menée, une intrigue palpitante, des personnages attachants... Mais Millenium contredit toutes mes idées sur le sujet… Moi qui avais retardé le moment de commencer ce livre de peur de ne plus pouvoir le lâcher, j’ai tenu très facilement mes cinq pages le soir avant de m’endormir, puisqu'il m’aura fallu arriver à la page 100 du tome 1 pour commencer à me poser pour une énième fois le problème du sac trop petit et amener avec moi Millenium en ballade dans Paris parce que quand même oui j’avais envie de savoir ce qui était arrivé à Harriet Vanger… Mais jusque là, je m’en foutais un peu de super Blomkvitz et Lizbeth Salander… Un journaliste donneur de leçon qui a salopé un vrai sujet, et une hackeuse complètement cracra, pas facile de s’attacher à ces deux ours-là… Alors j’ai quand même continué pour les raisons évoqués en début de paragraphe, à quoi ça tient un succès littéraire…
Et puis petit à petit, presque à mon insu, je suis rentrée dans Millenium… Parce que Stieg Larson a défaut d’avoir la plume fluide, délicate, musicale est un très bon conteur, un de ceux qui vous laisse avec la satisfaction d’être un lecteur très intelligent puisqu’en gros un lecteur un minimum attentif devinera avec une bonne centaine de pages d’avance une révélation clé, parce qu’au fond on s’en fout un peu ici de l’intrigue ce qui importe c’est la façon dont l’histoire est racontée et Larson est l’un de ces auteurs sans concession presque aussi chiant que son journaliste de héros, presque aussi asocial que sa hackeuse…
Et puis soudain tome 2 p 221, il s’est passé un truc, un de ces retournements de situation que pour le coup, je n’avais vraiment pas prévu et là ça y est c’est comme ça que l’on prend du retard dans tous ces projets, que l’on trimballe sa vie avec une super mauvaise conscience, comment ça finit, comment ça finit, plus le temps de rien sinon de finir Millenium… Là au moment où je vous écris j’ai l’affreuse impression de perdre mon temps, je devrais être en train de lire et c’est tout…
J’ai bien vu que le mignon Bob Dylan de la Nouvelle Star s’était fait éliminé, que cette minaudeuse de Lucille et cette brailleuse d'Amandine qui avaient respectivement choisi de massacrer Piaf et Brel sont restées mais pour être parfaitement honnête je ne peux me prononcer là-dessus je n’ai écouté leur prestation que d’une oreille très distraite… Même Amy Winehouse et Karl Lagerfeld n’ont pas su me ramener à la télé, et pourtant Amy c’est tout ce que j’aime, mais moi je n’étais pas tranquille tant que je savais que Zalachensko était laissé sans surveillance dans la chambre à côté…
12:25 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille
15.04.2008
Elle et moi...
Mon buraliste s’il était un tantinet sensible à l’esthétique d’une chemise, d’une veste ou d’un jean serait très sceptique quant au contenu de certains magazines, comment une fille si mal attifée peut se jeter sur Elle le lundi dès potron minet et ne sembler n’avoir rien retenu de ce qui se fait et de ce qui ne se fait pas… C’est que mon buraliste connaît tout des pyjamas que je n’ai pas, il connaît tout de mes fringues roulées en boule dans la corbeille du linge sale, enfilée à la va vite sur la nuisette qu’il faut cacher… J’ai un peu honte quand même car si en traversant la rue, je me faisais renverser par une voiture quelle souillon transporterait-on à l’hôpital… Pas un lundi matin où je ne traverse la rue sans me faire cette réflexion, si cela devait arriver j’espère au moins que ce ne sera pas Georges Clooney le médecin de garde aux urgences, et si c’était le cas, il faudra bien qu’il comprenne que le lundi matin moi je feuillette Elle en sirotant mon thé, et que je prends mon thé avant de prendre ma douche, et que le lundi matin, je finis toujours par être en retard, c’est pleins de photos et de très courts textes les pages Elle info hebdo, et je préfère les lire avant de m’habiller c’est comme ça, c’est un rituel et un rituel on n’y coupe pas.
Après je file à la salle de bain car ça y est je suis déjà en retard, je prends ma douche et j’ai déjà quelques idées de comment je vais m’habiller : je lis Elle. Je glisse le portable dans le sac, les cigarettes, le briquet, la carte orange, je peste contre mon speedy joliment patiné vintage mais décidément trop petit* et mon Elle sous le bras, je file dans le métro…
Comme je suis déjà très en retard, l’heure de pointe est déjà passée alors je peux m’asseoir tout de suite et commencer mon Elle à l’envers d’abord pour lire mes trois horoscopes parce qu’il faut bien que je me tienne un peu au courant de ce que la semaine me réserve sur un plan personnel à moi n°5, lune en vierge, soleil en poisson. Et hop come back vers les pages du début, je repasse à la va vite les pages hebdo, les pages culture, etc… Je cherche Fonelle, parce que ça me contrarie d’être en retard mais il faut bien qu’il y ait au moins une personne qui sourit dans cette rame, c’est important, il faut que ce soit joli… ça y est j’ai ri alors comme je ne suis pas qu’une fille futile, je repars tout au début pour lire l’édito, avant de feuilleter page après page et m’arrêter ici ou là parce qu’un titre ou une photo aura retenu mon attention, parce que j’aime bien le regard sur la vie du docteur Aga, etc…
C’est pourquoi lorsque Catherine Nivez m’a proposé de participer à un petit raout de blogueuses au siège de Elle parce que Valérie Toranian voulait nous présenter Very Elle le nouveau bébé de la rédaction**, évidemment j’ai tout de suite dit oui trop curieuse de découvrir la rédaction, de voir « en vraie ».
Sophie Fontanel dans sa note d’aujourd’hui dit qu’elle nous a trouvé très timide, mais tu m’étonnes Fonelle, je suis venue comme à un premier rendez-vous moi, le genre de premier rendez-vous comme on en vit qu’à l’adolescence avec Dimitri qui est en seconde B, qui est très beau et fait l’objet depuis des mois et à son insu d’une enquête personnelle très poussée, le genre d’enquête qui ferait passer Lizbeth Salander pour un amateur… Alors évidemment comme avec Dimitri dont je sais tout de la vie et que j’ai rencontré finalement à l’anniversaire d’Aurélie qui est en seconde B aussi, moi je suis restée avec mes copines, pourquoi ?
* Recherche désespérément speedy vuitton 30 ou 35 vintage /patiné, si vous souhaitez vendre le votre...
* En kiosque et en ligne à partir du 17 avril, Very Elle est un bi-mensuel haut de gamme qui s’intéresse aux héroïnes quand Elle s’intéresse aux femmes, ceux qui connaissent ma fascination pour les muses et les égéries se doutent déjà que je vais acheter ce premier numéro… On y retrouve les journalistes de la rédaction et des photographes comme Kate Barry à qui la rédaction a laissé carte blanche pour mettre en scène leur héroïne, ou encore Martin Parr que j’adore à qui le Alix Girod de l’Ain a demandé de photographier une table à repasser, c’est ce que j’aime bien chez Martin Parr c’est qu’on peut lui demander des trucs comme ça !
15:12 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille
26.03.2008
Arrêt sur image
Des mois qu’elles ramaient les filles de chez Lagard’Elle pour nous convaincre que l’ex de Jacques Martin c’était la nouvelle Jackie Kennedy, des mois… Et ce n’était pas qu’un petit challenge parce que pour qui a vu Télé 7 jours traîner sur la table du salon dans les années 80, difficile d’oublier les robes de fermière et les sweat shirts fluo… Et puis un jour l’oiseau s’envola, alors le roi de France décida de leur faciliter le boulot aux filles de chez Lagard’Elle et il se choisit une nouvelle épouse, une qui aurait le glamour inscrit dans les gênes… Et c’est ainsi qu’après quelques faux pas à Petra et en Egypte où le roi que Vanity Fair avait pourtant élu parmi les hommes les mieux habillés du monde, avait piqué une chemise à Roch Voisine et l’ex-reine des podiums un petit pull à Anne Sinclair, ils se marièrent et réapparurent un beau jour à la sortie d’un avion…

La reine portait une très chic petite robe-manteau de la maison Dior qui en aurait mémérisée plus d’une, mais sur elle, c’était juste charmant, un petit quelque chose de Jackie Kennedy à qui la reine de France avait aussi piqué son joli petit chapeau bijou. Un amour de petit chapeau pilule elle portait la reine de France, si avec ça personne ne songeait à souligner la ressemblance avec Jackie Kennedy, l’Elysée n’avait plus qu’à rappeler Martinon.

France 1 – Angleterre 0 : Face au joli petit chapeau Jackie, Elizabeth et Camilla n’avaient pas manqué de ressortir ces bibi so british que de notre côté de la Manche on ne peut guère croiser ailleurs que dans un mariage chic en province. Et à la perfide Albion qui avait exibé quelques jours plus tôt quelques vieilles photos dénudés de sa plastique superbe (Geneviève de Fontenay aurait même songé à lui retiré sa couronne) la reine de France déroba la vue de son joli corps : jupe sous le genou, ballerines et fine ceinture noire accessoirissaient joliment un très chic manteau gris face auquel la pauvre Camilla avec son maintien de garçon d'écurie, faisait figure de vieille rombière avec son très élégant petit chapeau figurant un léopard au moment où il ingurgite la dernière bouchée d'une autruche...

Quant au roi, à l’instar d’un John Fitzgerald Kennedy qui aimait à se décrire comme l’homme qui accompagnait Jackie Kennedy à Paris, il ne déçût point s’arrangeant pour apparaître sur chaque photo, absolument ridicule comme ce doit de l’être un petit homme qui accompagne une grande dame, c’est qu’il avait une sale réputation d’arrogance à faire oublier le roi…
22:23 Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille
25.03.2008
Mais puisque j'étais obligée...
Un sac c’est un peu comme un éclair au chocolat, si l’on en a vraiment envie mieux veut s’accorder un petit plaisir plutôt que se priver et finir par avaler la boutique. C’est ce que la sagesse a fini par me dicter hier lorsque pour la cinquième fois du week-end, je suis entrée chez Zara et me suis retrouvée nez à nez avec cet amour de pochette qui était déjà sold out en haut de la Rue de Rivoli…
Sur l’objet, je n’avais aucun doute, en nubuck gris mauve, frangée. Pour la première fois, je trouvais enfin une pochette à mon goût. Je la trouvais belle tout simplement belle. Et quelle classe, quelle allure, elle allait me donner cette jolie pochette ni trop grande, ni trop petite, à la fois chic et folk, parfaite je la trouvais parfaite… Simplement voilà au niveau du rêve Zara a un potentiel proche de zéro, et 119 euros, 700 francs quand même sur un petit sac Zara, y-z’abusent…
Simplement voilà, comment on appelle un désir non satisfait déjà ? Ha ! oui une obsession… Et c’est comme ça qu’hier en fin d’après-midi, après avoir acheté comme un pis aller à mon immense effort pour être raisonnable :
- des sublimes compensés en cuir marron avec un talon en bois parce que la pochette n’est plus en rayon au magasin du Forum des Halles, où à défaut de la pochette repérée à Hôtel de Ville, j’avais pensé m’offrir l’écharpe en coton à rayures qui irait tellement bien avec mon blazer bleue marine,
- puis quelques minutes après un petit blouson en cuir de motarde, Zara Samaritaine, pas le choix il n’y avait ni écharpe, ni pochette,
- puis une paire de spartiate et une ceinture de rockeuse, même magasin deux jours plus tard, des fois que je n’aurais pas bien regardé ou que les cocottes en ce dimanche Pascal ait déposé quelques réassorts,
Et bien j’en suis arrivée à la sage conclusion que mieux valait me l’offrir cette petite pochette à 700 francs pour du Zara-merde… Et j’ai acheté aussi l’écharpe comme ça plus aucune mauvaise raison de filer en Espagne, je reste à la maison et je travaille… Sinon je vais finir par avaler tout le paquet de Pépito dans un très bon un vrai chocolat chaud…
C’est raisonnable, non ?
22:29 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille
Je suis allée chez Topshop et j'ai pris 10 ans en 3 clic...
Ado, je mettais un point d’honneur à ne pas être habillée comme tout le monde, l’originalité était mon meilleur critère et si, par hasard, une fille achetait le même pull que moi j’en déduisais qu’elle n’avait aucune personnalité, voire que j’avais très probablement commis une faute de goût, laquelle faute rejoignait en boule le fond de mon armoire, l’antichambre de la mort des fringues, c’était il y a longtemps, au vingtième siècle et ebay n’existait pas encore… Plus je vieillis au contraire plus mes goûts très naturellement m’amènent à choisir des articles dans la tendance. Bon Ok, la nature n’a pas grand-chose à voir là-dedans, la lecture assidue de Elle et Vogue, plus le compulsage frénétique des blogs de modasses contribuant plus sûrement à l’allongement continu de ma list de must have et de wish have, lesquels trucs pas forcément indispensables mais hautement souhaitables finissent fréquemment par rejoindre le fond de mon panier pour peu que ma CB soit à portée de main, il n’est jamais très difficile de me convaincre qu’un wish have s’il est vraiment aimé entre dans la catégorie des must have et que donc j’ai pas le choix… C’est pas ma faute à moi si j’aime facilement…
C'est comme ça qu'aujourd'hui, encouragée par des trucs écrits ou là, je suis donc allée faire un tour sur la boutique en ligne de Topshop pour y jeter un œil sur la collection Kate Moss que tous semblent s’accorder à reconnaître bien meilleure que la précédente, or moi j’avais beaucoup aimé la précédente, donc là je devais adorer si vous suivez… … En plus moi je continue à beaucoup aimer Kate, je ne vois aucune raison de ne pas aimer une fille qui est partie en wacances dans le camper de mon chéri, oui mon chéri avait un camper… Et à ma grande déception, j’aime pas… Or je n’aime pas ne pas aimer ce que tout le monde aime, ça me pose un problème… Mais là franchement même en y mettant de la bonne volonté et de la mauvaise foi, la robe avec les découpes asymétriques de gitane, la petite chemise bleue avec les étoiles que n’aurait pas reniée Sue Ellen pour une petite garden-party rodéo de l’association des pétroliers et ranchers du coin, je peux pas aimer… Je préfère passer sous silence ce que je pense de la robe de señorita, et des dresses de cocktail accroche téton, là c’est Lucy Ewing qui aurait adoré… Et là de constater que toutes ces références me renvoyaient à des trucs vécues mais vraiment vécus-déjà vus, ça m’a flingué : et si j’étais devenue trop vieille pour la moooode ?
Alors heureusement, j’ai bien checké les podiums les seventies de ma toute douce première enfance ont encore des beaux jours à venir, peut-être les couturiers ont-ils envisagé la possibilité que ce revival 80 ne rappellerait pas que des bons souvenirs aux trentenaires à la cb qui s’emballe… Il n’empêche que quand même ça m’a fichu un coup de blues cette histoire. parce que depuis quelques semaines mon âge me préoccupe à un point tel que j’en viens à envisager d’un œil neuf les peelings et autres botoxeries qui me faisaient marrer il y a quoi deux mois encore, je devrais peut-être me faire faire une frange, ça rajeunit une frange, non ?
00:57 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille
21.03.2008
Bill Gates et moi...
Il y a quelques jours mon ibook m’a lâché, envolé les photos, les musiques, les souvenirs… C’est que l’on en avait vécu des trucs lui et moi, des centaines de textes, des petites notes, des récits de voyage et même Sofia Alexandrovna… Si bien que quand le service SAV a bien voulu me le rendre avec un disque dur tout neuf, j’avais beau essayé de me dire que c’était une chance de récupérer un disque dur tout neuf, 9 jours avant la fin de l’extension de garantie, c’était quand même comme retrouvé un vieil ami qui vous aurait trahi et ne s’en souviendrait même plus…
C’est pas rationnel d’en vouloir à une machine et pourtant je lui en veux… Bon ok j’avais aussi très envie de m’acheter un VAIO…
Et c’est comme ça que ça commence dans les films d’horreur...
Il faut dire que les PC moi je ne les ai jamais utilisé que dans les divers bureaux que j’ai eu l’occasion de fréquenter, avec un service IT à portée de téléphone et assez souvent tout près de moi…
J’ai un mauvais fluide avec ces trucs-là… Il suffit que je veuille leur faire exécuter une commande pour qu’elle se bloque, alors qu’un « Jean-Marc » exécutant la même manip deux minutes après moi parvient une fois sur deux à faire redémarrer la bête…
Je n’y connais tellement rien en PC que j’étais, jusqu’à hier soir déballage du carton et allumage de la bête exécuté, convaincu qu’un PC était livré avec une suite Office… J’avais déjà tiqué à l’idée de devoir acquérir un logiciel anti-virus pour un truc déficient immunitaire incapable de survivre sans, alors acquérir en plus word et excell pour mon Window Vista Premium, ça m’a contrarié. Si bien que la chose est repartie illico dans son carton…
Et puisquelques heures plus tard, après une petite ballade sur le net et divers sites marchands pour vérifier s’il s’agissait d’une lubie de Sony ou d’un truc commun à tous les construteurs de PC, même aux constructeurs de PC moches… J’ai dit : ok autant pour moi, heureusement que j’ai fait l’économie du scandale, je vais acheter une suite Office et tout ira bien, je pourrais télécharger mes séries préférées sur ABC
Mais… Ce matin…
Le truc met environ une heure à s’allumer. Je le hais déjà…
Des messages d’alerte bondissent de tous côtés pour me suggérer de créer mes propres disques d’install’ fissa mais pas sur CDR ou DVD Ram..
- Comment alors ?
- Va voir dans l’aide en ligne , me dit la bête, un truc pareil il n’y a qu’un Jean-Marc pour avoir créé ça = ça t'aurait coûté plus d'ajouter une ligne et quelques caractères pour recommander un type de DVD ??? Ok on verra plus tard…
Etrangement, elle ne m’a guère habitué à tant de docilité, la bête reconnaît immédiatement mon routeur internet… Et c’est là que surgissent tous ces messages d’alerte de partout… Et je me mets à flipper grave rien qu’à imaginer les conséquences d’une attaque massive de virus qui irait me pourrir mon crédit sur 10 mois dans les minutes qui suivent avant même que je n’ai pu l’utiliser… Allez hop on se dépêche : installation de Bitfender, on va pas se laisser faire…
Je crée mon compte, mes 5 Go de stockage, je commence l’installation et : YOUR LICENCE HAS EXPIRED…
What ? What are you fucking telling to me ? My license is not expired, my licence is very new, I bought it yesterday fucking bastard…
Seule solution consulter l’aide en ligne… Oh ! ma connexion internet ne fonctionne plus… JEAN-MAAARC ???? Pas le choix, pas d’autre choix que l’appel au spécialiste dans la mesure où je ne peux pas utiliser avec cet ordinateur tout neuf, qui est à moi, ma solution habituelle de dépannage des PC des autres : grand coup de pied dans l’UC suivi d’un éteignage à la sauvage (Oh ! ça va hein vous avez pas vu le genre d’ordi sur lesquels on bosse dans les boîtes de prod, on devrait y amener des Jean-Marc en visite scolaire pour leur montrer à quoi ça ressemblait un système au vingtième siècle…
- Allo la FNAC ?
- Oui bon je crois que le mieux c’est que vous veniez avec l’ensemble…
Je suis humiliée mais je décide de prendre sur moi. Parce qu’en même temps je suis ravie de voir qu’un autre va se dépatouiller avec le pb, je dois dire… Et au final, je recours quand même à ma tactique number 1 pour réparer un PC, sans le grand coup de pied, parce que le machin refuse de s’éteindre, c'est que "le truc" a une installation défectueuse en cours avec sa licence qui « has expired », il n'a pas que ça à foutre que s’éteindre.
Une heure plus tard, j’arrive à la FNAC avec mon carton, mon VAIO un peu bousculé, mon Bitfender et tout, prête à tout laisser pour repartir avec deux cartons tout neuf tout beau pour recommencer sur des meilleures bases… Mais le « Jean-Marc » résoud le problème sans répondre à mes questions et m’expliquer comment il a fait pour que la prochaine fois je puisse me débrouiller toute seule, mais ça ça ne m’étonne pas plus que ça, c’est bien « un Jean-Marc » ça le type qui veut rester le seul à détenir les clefs d’un monde magique… L’Eglise catholique en son temps a fait la même chose, je me comprends, oui je me comprends…
J’embarque au passage la suite Office et retour à la maison… Erreur O117, Bitfender refuse l’installation d’Office qui pourrait être un virus… Il commence à me plaire celui-là : alloooo ????
Oui-non j’essaie oui, j’essaie non, il faut bien essayer des trucs, les Jean-Marc sont en ligne, alors j’essaie mais ça ne fonctionne jamais…
Je finis par avoir deux Jean-Marc au téléphone, très gentil et tout. Le premier me conseille de désinstaller Bitfender qui en définitive doit être mal installé avant de le réinstaller et d’installer Office. Je l'avais bien senti que le gars, à 13H00, il avait faim . Grande inspiration. Je suis forte. Je ne suis pas blonde. Je peux le faire. Je regrette presque qu’il n’ait pas souhaité me rencontrer.
Le truc drôle c’est que l’assistant de désinstallation de Bitfender celui qui n’arrête pas de me causer des soucis m’assure qu’il ne peut pas désinstaller un programme qui n’est pas installé… Pas installé Bitfender alors qu’il est lancé à l’assaut de la bête toutes fenêtres bondissantes, en raccourci sur le bureau, en icône incandescente dans la barre d’outil, etc… Pas installé ? Et bé qu’est-ce que ça va être quand il va être installé cette m… Appelez-moi le patron de la FNAC, je veux parler à un responsable, je vais écrire à Bill Gates…
Bon ok je me calme, je vais désinstaller BitFender via le panneau de configuration ça Jean-marc a dit que je pouvais le faire, Bitfender, c’est pas comme cette saloperie de Norton qui se faufile partout (ils aiment pas Norton à la Fnac). Le hic c’est que Bitfender, il est partout sauf dans le panneau de configuration… Et j’ai beau chercher de l’aide en ligne, puiqu’à présent il ne considère plus ma box comme un vilain virus Bitfender, je trouve pas…
Alors, je rappelle un « Jean-Marc » lui il est un peu meilleur, il sait que l’on ne peut pas désinstaller Bitfender ce truc quand on l’a, on le garde, on peut seulement le réinstaller pour créer un nouveau Bitfender en version intelligente de Bitfender, un Bitfender qui marcherait quoi et en faisant ça on écrase l’ancien le Bitfender débile… « Enfin si on a de la chance » il ajouté Jean-Marc mais bon ça j’ai essayé de me rassurer en me disant que c’était sans doute pas vrai, j’ai remarqué que les Jean-Marc essaient souvent de vous faire essayer des trucs tout simples mais qui ne marchent pas, comme ça eux après ils débarquent genre Zorro… C’était sa façon à lui de me demander mon téléphone en quelque sorte…
Une heure plus tard environ, je hais mais alors Je HAIS mon nouvel ordinateur, mais vraiment… Mais je peux commencer à faire ami-ami via word et découvrir le nouvel Office. J’ai refait mon CV tout ça et alors que j’allais écrire ce texte, je me suis aperçu que l’on pouvait poster directement depuis word, mais évidemment ça ne marche pas mais ce n’est pas très grave, c’est peut-être un coup de Hautetfort… Ce qui est beaucoup plus étrange et qui m’amène à penser que demain "si on me cherche je suis à la FNAC-pourquoi ?" c’est qu’en explorant cette fenêtre d’accueil de Word qui m’avait l’air de fonctionner parfaitement, j’ai voulu jeter un œil au modèle de document notamment pour voir si je pouvais pas améliorer la présentation de mon CV : et là vous voulez connaître la fin ?
Je ne peux pas télécharger le modèle parce que ma suite Office qui m’a coûté un organe (enfin pas tout à fait…) cet après-midi chez mon revendeur préféré, Microsoft me dit que c’est une contrefaçon…
Contrefaçon toi-même C…
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16.03.2008
Straight to the point...
Je ne sais plus trop comment c'est venu : straight to the point... J'ai beau y réfléchir, je ne sais plus... sans doute le "point" devait-il désigner une coupe de champagne : mes yeux de poisson et l'effervescence des petites bulles au goût âcre des lendemains de fête m'amenant à penser que c'est sur cette seule substance que nous, individus en présence, allons straight to the point... Le chemin de nos vies semblant lui préférer aux itinéraires tout tracés, les itinéraires bis, qui offrent souvent bien plus de distractions mais vous laissent parfois sur le bord de la route furetant dans le bazar de la boîte à gants dans l'espoir d'y trouver un quelconque mode d'emploi : life is so complicated...
De quoi était-il question, mais d'amour voyons...
De celui que l'on a qui n'est pas forcément toujours aussi simple que ce que l'on voudrait qu'il soit, celui que l'on cherche, celui qui vous échappe...
Je nous imagine tous assez bien enfant, plutôt bons à l'école, plutôt doués sans trop d'effort, aimés, probablement gâtés... Moi, par exemple, petite je jouais beaucoup à la poupée, j'avais une Tinie que j'appelais Tinie et même si j'ai dû en changer deux ou trois fois à la faveur d'un Noël ou d'un anniversaire parce qu'elle vieillissait mal, ou qu'un nouveau modèle était paru sur le marché, j'étais je dois dire une très bonne maman. J'adorais lui faire prendre des bains, je changeais ses couches parce qu'elle faisait aussi pipi, et j'emmenais très habilement mes parents à claquer un max de blé pour habiller la douce enfant et changer ses couches régulièrement... Et il me semblait évident que quand je serais grande je me marierais et j'aurais des enfants... Une vraie petite ménagère, j'ai aussi joué à la dînette, et je me souviens d'un Noël, je devais avoir 4 ans, où l'on m'avais offert un petit aspirateur Playschool... Un destin tout tracé, et je n'imaginais pas qu'il pourrait en être autrement que de se marier et avoir des enfants. C'est rassurée sur ce point que vers l'âge de 8 ans, j'ai lâché mes bébés que j'aurais plus tard, pour m'amuser un peu et profiter de la vie... Mes Barbies, je m'en souviens encore, quelles salopes : elles ont dû se taper tout le show bizz tout en continuant à se battre pour Ken... Un mec bien Ken d'ailleurs, un prince charmant, mais un peu ennuyeux quand même...
Je nous imagine tous assez bien enfant, plutôt bons à l'école, plutôt doués sans trop d'effort, aimés, probablement gâtés... Grandissant tant bien que mal mais plutôt bien dans un monde qui s'avérait un peu plus compliqué que prévu... Parce que là, paf ! La gifle, les mecs qui échappent et ceux qui fuient...
Et pourquoi Moâ je suis nul(le) en couple de Courbevoie ? Hein ? Pourquoi ?
Et bien à vrai dire pour être tout à fait franche moi je m'en réjouis de ne pas être très douée en couple de Courbevoie, d'abord parce que moi par exemple, si j'étais mariée avec un type qui s'appellerait Jackie et travaillait dans une banque, il y a peu de chance pour que je participasse à des soirées it's complicated...
Si ça se trouve si j'étais mariée avec un type comme ça, je passerais les quelques heures grappillées au travail, à la maison, à mon mari, aux transports en commun et aux enfants, à faire mes comptes, à lire des blogs de cuisine et à consulter compulsivement des forums où il serait question d'éducation des enfants... Je me connais, je suis du genre freak...
Quels drôles de rendez-vous j'aurais eu sur la toile ces deux dernières années si Cé, la Fée ou Jen étaient mariés avec un type qui s'appellerait Jacky et qui serait commercial à Courbevoie... Alors que là un click et paf, une rencontre, une éjac' faciale, une rupture, un coup d'un soir, une paire de Louboutin et des roses, et des fêtes, et des questions, tellement de questions... J'aime bien les questions, d'ailleurs la plupart du temps, je n'écoute pas les réponses, ni les miennes, ni celles des autres... Et ce p... de Jacky, avec sa petite vie, il m'aurait privé de ça... Et qu'est-ce que j'aurais fait moi ? C'est bien simple, j'ai complètement arrêté Dallas, Melrose Place, Dynastie, Beverly Hills et Delarue... Même Sex and the city, je regarde beaucoup moins...
Alors je me serais probablement pas mal ennuyée... Je n'aurais jamais rencontré Cédric qui est un garçon charmant et un hôte délicieux, je n'aurais jamais rencontré la super belle et délicieuse petite soeur de Cé, parce que le bonheur ménager avec l'autre blaireau de Courbevoie et Valentine et Cerise, ben ça laisse peu de place pour une soirée fuck valentine, de toutes façons moi je ne vais jamais dans des fêtes en banlieue, c'est trop compliqué... Et aussi je n'aurais jamais pu mettre un visage, du son et des gestes sur l'Andalou, puisque je n'aurais jamais probablement découvert le blog de Jennifer qui élèverait des enfants bruyants et un Golden retriever à Courbevoie.
Pour finir, je ne résiste pas à glisser ce petit lien, un appel à la mobilisation pour aller soutenir nos candidats à la deuxième édition du Festival de Roman.
http://www.dailymotion.com/cedricgorrias/video/x4pubj_lesmariesdecourbevoie_fun
16:20 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
29.02.2008
6 tics et sales manies...
Accrochez-vous bien, je m’en vais vous révéler 6 tics et petites manies que vous ne savez pas sur moi et que l’infernale Jen* a osé me demander…
De toute façon, j’adore ça les stripteases surtout si l’on ne me demande pas de me déshabiller, of course…
1 – Je ne m’assois jamais sur la cuvette de mes toilettes sans jeter un coup d’œil dans le fond, pour m’assurer qu’un python ne s’y trouve pas. C’est connu que, dans les grandes villes, les pythons qui s’échappent de leur vivarium aiment à explorer les immeubles en ressortant via les canalisations, alors moi je fais gaffe… Avant, quand j’étais petite, il y a quoi 2 ou 3 ans, j’allais même jusqu’à rabattre systématiquement le battant des toilettes, pas par peur, simplement pour m’assurer que le python n’en profiterait pas pour aller visiter le reste de mon appartement : un python qui dort sous le lit, ça craint… Mais c’est fini, j’ai travaillé dessus et j’ai réussi à contrôler le truc, en bloquant l’abattant pendant plusieurs années, avec des clous, des pointes et des vis, et aujourd’hui ça va mieux, ça m’agace même, les mecs qui rabattent l’abattant pour cacher le pipi sur le bord… Mais tout de même, je ne m’assois jamais sur les toilettes, sans jeter un petit coup d’œil au fond, on peut apprendre à maîtriser ses peurs les plus stupides, mais l’on n’est pas obligée de se comporter de façon totalement inconsciente, non plus…
2 – Je n’aime pas les ascenseurs. Mais bon, je n’aime pas non plus les escaliers tout le temps. Alors il m’arrive d’emprunter l’ascenseur. Mais ces jours-là, avant que les portes ne se referment, je jette toujours un petit coup d’œil sur le plafond de l’ascenseur, afin de m’assurer qu’un sadique avec une voix nasillarde, une allumette et un bidon d’essence, ne s’apprête pas à soulever le plafonnier pour me dire : « alors Gabrielle, comme on se retrouve, hein ? »…
3 – MA place au cinéma, c’est au cinquième rang au milieu, je vous dis ça juste pour que vous preniez l’habitude de ne pas vous y asseoir parce que j’ai horreur, mais alors horreur que l’on me prenne MA place… ça me contrarie…
4 – Je me saisis de mon téléphone fréquemment pour vérifier que ce petit salaud n’est pas en train d’appeler la terre entière, alors qu’une langue de vipère et moi sommes en train de déblatérer à propos de tout et n’importe quoi, mais souvent à propos d’X ou Y, je dois dire… Mais je ne suis pas qu’une langue de p… Non il m’arrive aussi de vérifier que mon téléphone n’est pas en train d’appeler la terre entière tout seul comme un grand, lorsqu’une langue amoureuse fourrage à l’intérieur de ma bouche, par exemple… Enfin pas pendant, après…
5 – Je suis toujours en retard… Ce qui me fait culpabiliser, c’est affreux… Mais c’est pas ma faute à moi… En lisant Justine Levy, j’ai découvert que j’étais "chronostique" : je sais que le temps existe mais je n’y crois pas. Par exemple, bien sûr que j’ai le temps de me laver les cheveux, de les peigner et de les sécher, et d’être à l’heure avec des cheveux qui brillent à mon rendez-vous, dans 45 mn à l’autre bout de Paris…
6 – J’ai souvent l’impression qu’un truc qui n’a jamais marché, soudain va marcher, j’ai beau savoir que… Et bien non… Comme si simplement parce que je l’avais décidé, là maintenant tout de suite, ma vie va changer, enfin pas ma vie, mais moi … J’ai une vraie faculté à nier les évidences… C’est sûr des petits trucs, hein… Par exemple, je vous donne un exemple, j’ai deux mains gauche, je ne suis pas foutue de limer correctement mes ongles, pas deux ongles qui ont la même forme, une fois sur deux j’applique mon vernis alors que la base n’est pas sèche, etc… Et comme souvent, la nécessité, l’urgence absolue de la petite manucure vite fait bien fait me prend juste 45 mn avant ce fameux rendez vous à l’autre bout de Paris, ça se complique encore puisque évidemment j’ai besoin de trouver mes clefs au fond de mon sac, ou un ticket de métro alors que mon vernis n’est pas encore sec. Si bien qu’au final, j’essaie d’oublier mes mains et je laisse mes ongles vivre leur vie en me désolant régulièrement de leur état. Et pourtant, deux fois par an, je me retrouve chez Séphora, à dévaliser le rayon Mavala, pour acheter, base, durcisseur, top coat, huiles, petits pots de crème, repousse cutile, vernis qui coûte cher, sèche vernis, limes diamant, etc... J’ai beau déjà tout avoir à la maison en triple exemplaire, pour me faire des jolies mains et ne jamais m’en servir, je renouvelle tout le stock parce que c’est sûr que cette fois avec les bons produits, je vais y arriver, alors qu’en fait, non … Avec l’âge, l’expérience, je devrais avoir appris à me connaître un tout petit peu et en être arrivé à la sage conclusion qu’avec tout le fric que je claque là-dedans, je devrais plutôt prendre un abonnement chez Carita, et ben non ! je continue à aller chez Sephora parce que bon vu les tarifs d'une manucure, ce serait quand même foutre du fric en l’air pour rien !
à qui n'en veut...
* toujours pas possible d'insérer un lien sous safari mais tout le monde aura reconnu la bobo, pour les autres : http://boboparisienne.hautetfort.com/
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23.02.2008
Ma soirée langue de p... a mal tourné... je vous explique...
Chaque année au mois de février, je me réserve une petite soirée à moi toute seule pour m’énerver. Enfin non, j’exagère un peu, plus jeune j’ai fait ma rebelle et plusieurs années de suite j’ai boycotté cette grande messe d’auto-congratulation du cinéma français. À cette époque, je voyais jusqu’à 5 à 6 films par semaine en salle, et j’étais rarement d’accord avec les palmarès que j’avais cessé de regarder en signe de désaccord et de protestation ; il faut dire qu’à cette époque, je voyais encore des films français, maintenant plus trop alors chaque année, ça me fait une petite cession de rattrapage… Bref, je m’informe…
Mais ce n’est pas de ça que je voulais parler, je digresse… Chaque année, au mois de février disais-je, depuis que j’ai atteint une certaine maturité, une certaine sérénité, j’aime à me réserver une petite soirée télé par an pour m’énerver… Je me prépare un petit plateau, j’enfile ma petite nuisette et hop ! au lit pour un samedi spécial cinéma français…
Alors déjà cette année, ils m’ont tout foutu en l’air, Les Césars c’était ce soir, vendredi donc. Pour un peu, je les manquais… Probablement que si j’avais bossé, enfin je veux dire si j’avais été employée par une société pour y fournir un certain travail contre rémunération, je serais passée à côté de l’événement… Mais comme en ce moment, je travaille à la maison, sur un projet qui peut-être n’aboutira jamais, ma petite pause c’est internet, l’équivalent du smirting pour qui peut fumer comme un pompier dans son bureau-lit, sans risquer d’avoir à s’amender de la modique somme de 69 euros (c’est ça ?). Bref , du coup, j’étais déjà en nuisette, j’ai juste eu à préparer le petit plateau tv et hop ! c’est parti pour la soirée-mamie.
Alors pour commencer, et avant que je ne vous parle de mes premiers signes alarmant de dégénéressence, les actrices sur le red carpet… où l’on découvre que le légendaire chic français s’est définitivement laissé surpassé par le chic US, ou bien – engagez des stylistes, les filles ! – parce que les robes RAS… C’est sans intérêt, comme chaque année…
J’ai bien aimé l’allure de Chiara Mastroianni, simplissime et chic dans son fourreau noir, cela reste très classique, mais j’adore ces cheveux lâchés et cette fille embellit de jour en jour, je trouve, on l’a connu post adolescence ingrate, la maturité lui va bien, je l’aime bien…
J’ai trouvé la petite Depardieu assez mal fagotée, dans son costume d’homme, d’une manière générale, je trouve Julie toujours assez mal fagotée, mais d’habitude ça lui va bien, et au final ça lui crée un style bien à elle, un peu notre Chloé Sevigny à nous quoi (bon, là je m’emballe un peu) mais, là, elle s’est juste ratée, je trouve… À côté d’elle, il y avait Ludivine Sagnier à qui elle a offert son César du meilleur second rôle , pas mal, pas très personnel non plus, pas mal…
Au moins cette année, personne n’avait songé à faire découper sa robe dans les rideaux de tata, encore que je reste plus que circonspecte sur le rose très acidulé d’Alice Taglionni, je sais c’est très tendance, mais sur une robe et sur du long ça reste too much pour moi, ou alors il faudrait que ce soit porté par une rousse, là ça deviendrait intéressant peut-être, mais avec un blond californien, c’est Reese Witherspoon dans Barbie à la fac, je crois même avoir vu de la dentelle, et là ça devient « Karlement » Miami – where is Don Johnson…
Puis vint la môme, et ses cheveux tout ébouriffés, je ne serais pas étonnée d’apprendre que la main d’un John Nollet se soit glissée dans ce fouillis, dans une petite robe rose poudrée très année folle, assez égale à elle même, mais son look ne m’interpelle jamais vraiment, j’ai toujours le sentiment qu’elle n’a pas piqué que son coiffeur à Vanessa Paradis, et que l’ensemble tomberait toujours mieux sur la brindille blonde, peut-être manque-t-il à Marion le it-boy à accrocher à son bras… Mais je crois surtout que ce qu’y manque à la plupart de ces filles, c’est la grâce, le chien, un petit truc en plus…
Un petit quelque chose de Jeanne Moreau, peut-être… Même affublée d’une drôle de robe noire dont je ne peux m’empêcher de me dire qu’elle la transforme en sarcophage, Jeanne Moreau, reste Jeanne Moreau… La lippe boudeuse et arrogante, la voix de tenancière de bordel, l’œil qui pétille, l’intelligence, putain quelle classe !
Et c’est là que, allez j’avoue, j’ai pleuré… Et là c’est terrible, je vous explique : je suis en train de me transformer en MA MÈRE… Maman, si tu venais un jour à lire ces lignes, ne le prends pas mal, simplement avoue que tu as la larme plus que facile, et moi aussi mais pas sur le même truc et avoue que, que je me mette à chialer parce que Jeanne Moreau après un discours intelligent et digne sur l’exception culturelle a choisi de transmettre ce César, comme une sorte de témoin, de relais, à la jeune Céline Sciamma réalisatrice d’un très beau, très sensible premier film nomminé mais non nommé La naissance des Pieuvres – j’ai pas dit « la jeune » Céline Sciamma, non j’ai pas dit ! Maman ! sors de mon corps ! ça suffit maintenant ! je ne peux pas avoir dit la jeune Celine Sciamma, alors que cette fille a à peu près mon âge ! c’est TOI qui parle comme ça, pas Moi, moi je suis jeune, c’est moi ta petite fille…
Maman j’ai pleuré, tu te rends compte, ok tu m'as fait, tu sais que je pleure devant sissi et la saga du dimanche après mide sur M6, mais ça avoue que ça normalement moi ta petite fille ça ne me fait pas chialer, dans le meilleur des cas celui-ci, je me tais, Jeanne Moreau, respect madame, dans un cas plus limite, je ne sais pas genre Judith Godreche ou Sophie Marceau se lançant dans un truc similaire, je me marre, si c’est Luc besson, je hurle, mais pleurer, non…
Mais enfin, jamais, jamais, moi ta petite fille, je n’aurais chialé pour un truc pareil… Mes cheveux blanchissent à vu d’œil, ok il faut que je refasse une couleur, ma peau se désagrège et les signes sont encore plus visibles depuis que je me fais du souci… Car je me fais du souci, c’est vrai. Je me fais ma petite fixette. Il faut que je vous remette dans le contexte. Il y a quelques jours, j’ai réalisé que dans quelques jours, un 4 va venir s’aligner derrière la première dizaine de mon âge. Que ça fait des années que je n’ai pas fêté mon anniversaire alors qu’il était encore avouable. Et que là c’est clair que dans les jours qui viennent il faut que je pense à virer mon année de naissance de mon profil face book avant qu’elle ne me trahisse, puisque d’ici quelques mois c’est sûr, je mens sur mon âge… J’aurais 34 ans pendant quelques années, c’est tout, c’est mon âge, je dis ce que je veux, pis c’est tout…
Vous trouvez que j’exagère ?
C’est parce que je ne vous ai pas tout dit… Quelques minutes plus tard, alors que j’avais déjà séché mes émotions, Alain Delon monte sur la scène : pourquoi est-il là, demande-t-il, "et bien tout simplement parce que c’était toi, parce que c’était moi, parce que tu aurais eu 70 ans cette année, parce que nous étions fiancés" et là paf ! une photo de Romy Schneider et Alain Delon apparaît sur le grand écran… Et ? Bis repetita, les larmes, vous savez ce truc incontrôlable qui monte et envahit vos yeux… Pourquoi ? Parce qu’elle était belle, parce qu’elle est morte trop tôt, parce que La Piscine, parce que qu’elle tête aurait-elle eu aujourd’hui… Et parce que vous avez vu quelle tête il a Rocco Le Guépard aujourd’hui ??
Je vous ai convaincu là…
Bon heureusement, il doit me rester encore deux trois neurones, et quand Clothilde Courreau, princesse italienne, en Sainte-Bernadette sous acide est venu nous réciter son couplet sur la grande famille du cinéma français, j’étais du bon côté, du côté de ceux qui ricanaient… À la décharge de Clothilde, une colombe semble s’être scratché sur son bustier juste avant la cérémonie, et il faut bien reconnaître que ça doit faire une drôle d’effet quand l’oiseau de la paix choisit votre buste pour mettre fin à ces jours. Nan ! Chuis méchante, je crois que je l’aime plutôt bien son bustier à plumes blanches porté avec une jupe noire taille haute, en revanche, j’espère pour elle qu’elle s’est fâchée avec son coiffeur parce que là il y aurait de quoi être furax…
Autre moment notable de la soirée la prestation de Claude Berri. Invité par Abdellatif Kechiche à monter avec lui sur scène pour récupérer le césar du meilleur film pour "La Graine et le Mulet"… Était-il bourré ? Malade ? Liquide ? il m’a paru en tout cas très diminué, ou très saoul…
Voilà ! c’est fini et vous remarquerez que je n’ai toujours pas parlé de cinéma. Et bien non les Césars, c’est pour les robes et les gossips, le cinéma, c’est dans les salles qu’il faut aller le voir. Et pour ceux qui ne les ont pas encore vu, je vous recommande vivement : "La Vie des Autres" (césar du meilleur film étranger), "Persépolis" (césar du meilleur premier film, et de la meilleure adaptation) et "La naissance des Pieuvres" de Céline Sciamma qui devra l’an prochain transmettre le César de Jeanne Moreau pour l’ensemble de sa carrière, à un auteur qui aura défendu à ses yeux l’exception culturelle française, sniff…
Pour ma part en cession de rattrapage, ce sera "La Graine et le Mulet", dont je ne comprends même pas comment il a pu m’échapper à sa sortie alors que j’avais adoré "L’Esquive"…
02:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
14.02.2008
hé ben alors, si c'est hormonal... Hé ! bé...

Mardi soir, j’ai regardé Fogiel. Oui, j’ai regardé Fogiel.
Il y avait un vague sujet sur le libertinage, destiné à capter l’audience avant de recevoir en dernière partie d’émission, l’invité du jour, celui que tout le monde attendait, pas ce brave Faudel mais le rédacteur en chef de L’Express, l’intervieweur de Madame Sarkozy venu vivre en direct son quart d’heure warholien sur un sujet qui n’intéresse pas les français, mais moi à fond.
Mais revenons en au libertinage, pour faire oublier le caractère racoleur du sujet, il fallait une caution scientifique : l’on avait donc fait venir, le sexologue de service. J’ignore où ils avaient trouvé ce petit bonhomme assez miteux dont le principal fait d’arme semblait le fait d’être marié et fidèle, en tout cas semble-t-il en mode sexuel exclusif depuis 38 ans. Il ne ressemblait vraiment pas à grand chose leur sexologue, en fait il m’a fait penser à Brian Jones. Pas qu’il était blond avec le poil doux, une mèche bien lisse et un costume blanc, pas non plus que je l’imaginais se promener au côté d’Anita Pallenberg, c’est simplement qu’en ce moment je suis plongée dans une bio des Stones et que le running gag de Brian lorsque l’on parlait affaire chez les stones c’était : « hi ! Keith Norris artistic representative Cockfosters », en private joke au sujet d’un agent artistique totalement miteux qui, à leurs débuts, était venu abordé les futurs Stones, avec pour seul fait d’arme de venir de cette petite station de métro en bout de ligne, en diagonale de Heathrow où peu de londoniens semble-t’il ont déjà mis un pied. Je ne m’étendrais pas sur la délicatesse du bonhomme qui nous narra au passage les problèmes d’érection d’un patient âgé de 86 ans, dont le problème semblait sans rapport avec le sujet, mais le sujet n’était qu’un prétexte, pour en venir à cette bombe que le petit bonhomme nous lâcha en cours d’émission : il existerait une hormone de la fidélité !
Comme justement j’étais en train de penser à mon ami, probablement allongé à cette heure au côté de sa dame face à un débat conduit par Bruno Vespa, peut-être sur le problème des poubelles à Napoli, où sur le retour de Berlusconi, où sur Sarkoléon et Carla di Medicis… je me redressais !
Alors oui il existerait une hormone de la fidélité. Mais stop ! on revient près de son écran, inutile de se précipiter à sa pharmacie, cette hormone n’existe pas en hormone de synthèse… C’est une hormone naturelle sécrétée par les mammifères pendant l’acte sexuel. Ainsi donc, homme repu ne va pas manger chez la voisine. Et les boulimiques alors… Mauvaise nouvelle, l’homme en produit moins que la femme ou plus exactement, la femme produit cette hormone à deux moments de sa vie, en période d’activité sexuelle et également en période de lactation. Elle est pas belle la vie les mecs ? Et dire que malgré tout on continue quand même à se taper des épisios ! Le monde est injuste.
Depuis, je n’arrête pas de regarder mes seins. Il paraît que cette hormone chez les brebis favorise l'attachement maternel. Et bien moi la semaine dernière on m’a prêté un chat, et j’ai bien constaté que j’avais une attitude très louche avec elle, ne m’énervant même pas, même pas un petit peu quand elle venait perturber mon sommeil. Si ce n’est pas un signe ça… J'étendais la main pour la caresser en disant : ma peluche que t'es belle... Bouh Bouh... Le comble du niais. Je suis sûre que j’ai un truc qui déconne…
Bon si vous voulez en savoir plus sur l’ocytonine, je vous conseille d’aller faire un tour sur Wikipedia, je suis pas les frères Bogdanoff pour vous décrypter la science moi, et sur ce je vous laisse, je file lire des vieilles interviews de Carla Sarkozy, certains jours j’aimerais bien être un peu plus mec, moi !
15:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blabla de fille

