15.08.2008
Madrid - suite & fin
Ouais, ouais, ouais, la régularité de la tenue de ce blog laisse songeur, je sais… Mais puisque je m’étais plus ou moins engagée (vis-à-vis de moi-même au moins) à vous raconter ici mon petit week-end madrilène et qu’en cette veille du 15 août (putain c’est déjà le 15 août) j’ai encore eu la bonne idée de réserver un billet aux aurores pour profiter au maximum de mon séjour londonien (mais quel démon s’est emparée de moi pour me faire choisir entre tous les trains celui qui arrive à 8h28 en gare de st Pancras : Top shop n’est pas encore ouvert à 8h28, pas plus que la National Gallery et il est encore bien trop tôt pour un breakfast ! Mais bon puisque me voilà obligée d’écourter mon temps de sommeil pour aller prendre mon Eurostar dès potron minet je me suis dit qu’il était plus que temps de finir de narrer ici mon petit week-end madrilène, de toutes façons c’était ça ou ranger l’appart’ !
Dimanche 13 juillet
Je crois que je n’aime rien tant que le clapotis de l’eau… Je m’étais allongé sur un banc dans le Parc du Buen Retiro, dans le ciel, le soleil encore haut à cette heure dardait ses rayons qui se faufilait entre les branchages d’un olivier pour venir caresser ma peau, ça picotte, ma peau brûle, je crame, je vieillis, je serais vieille et sèche demain, mais l’ombre toute relative de l’arbre, à travers les branches duquel se faufilait un vent léger et le bruit de l’eau, dans une fontaine toute proche, j’étais incapable de bouger : je suis un lézard, je suis bien, je suis tellement bien…
Tant pis je n’irais pas sans doute au Centro de Arte de la reina Sofia, je ne reverrais pas Guernica, pas aujourd’hui, pas maintenant, aujourd’hui j’ai juste envie de ne rien faire… Caravaggio et le Jardin des délices De Jerome Bosch au Prado, les Kokoscka de la galerie Bornemisza Thyssen tout proche ont suffi à étancher mon goût pour la chose artitistique… J’ai envie d’un mojito et d’une fontaine donc là le seul endroit au monde où j’ai envie d’être et qui est tout près mais alors tout près du Buen Retiro à la sortie du Parc face au Prado c’est le Patio du Ritz … Je vais aller bouquiner là bas, et siroter un mojito en plus j’ai une petite faim et les petites noix du Brésil et les noisettes et les amandes c’st parfait pour couper cette petite faim c’est mon régime d’oiseaux graines et oléagineux d’ailleurs il va falloir encore me battre avec les oiseaux du Ritz qui ne manqueront pas cette fois encore de venir transformer ce pur moment de farniente en un remake scatologique d’un vieil Hitchcock !
Ce que j’aime bien dans les bars d’hôtel c’est le service qui y est si courtois, je suis venue ici hier déjà et le personnel m’y traîte en habituée, et une habituée on la laisse pas se débattre toute seule avec la volaille qui a élu domicile dans le patio moi je lis et je bois je n’ai pas que ça à faire alors jusqu’à ce que je lui fasse signe de laisser tomber et de retirer les noisettes le serveur reste à côté de moi c’est mon body guard, mon valeureux chevalier qui écarte les pigeons, repousse les amandes tout ça, je crois qu’il est sympa avec moi aussi parce que contrairement aux autres, moi je n’embête pas la chouette, et qu’il a l’air de bien aimer la chouette… Il est sympa le serveur , si j’étais capable d’aligner 3 mots d’espagnol je lui demanderais si il sait comment fait ce type en terre cuite pour se faufiler dans sa poterie et faire la statue chaque jour à deux pas du Prado (de l’autre côté de la Place donc), j’ai eu beau tourner autour du truc pas moyen de distinguer la supercherie : est-ce qu’un camion le dépose là chaque matin tout pétrifié dans sa poterie ou bien est-ce que le gilet est un trompe l’œil et est-ce un ou deux bonhommes mais bon j’ai eu beau chercher j’ai pas trouvé comment exprimer ça en langue locale !
Alors j’ai commencé à rêvasser, j’ai repensé à ce danseur Flamenco admiré hier soir à la Casa Patas, la baïladora avait une p… de technique, mais ce mec là c’était la sensualité à l’état pur, une vraie gueule d’andalou, des abdos d’acier, un petit cul tout rebondi qui vous donne envie de vous y mettre tout de suite au Flamenco et cétait waouw… Je sais que ça peut faire peur le flamenco, le côté folklore et castagnette, un peu kitch mais il faut savoir quand même que le meilleur flamenco du monde aujourd’hui c’est à Madrid que ça se passe et la Casa Patas, c’est une valeur sûre , j’étais déjà venue ici il y a 10 ans un peu par hasard et déjà j’en avais pris plein les yeux et les oreilles, alors je vous le recommande chaudement, le restaurant vaut lui aussi le détour…
CARNET D'ADRESSE
Museo del Prado,
Paseo del Prado
Gallerie Thyssen Bornemisza
Palazio de Villahermosa
Paseo del Prado, 8
Casa Patas
Calle Canizares, 10
Cafe Gijon,
Paseo de Recolletos
A deux pas, c’est un peu le Flore local, un haut lieu de la culture madrilène
00:51 Publié dans Carnet de voyage... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
Madrid c'est mon reve!
Ecrit par : Tiger @ phone cards online | 22.10.2009
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