03.11.2007
Lundi 10 septembre - de Rome à Napoli !

Ce matin j’avais décidé aux premières heures du jour, d’aller prendre quelques photos de la fontaine de Trevi avant que les hordes en short et en bob ne débarquent. Mais aux premières lueurs du jour, je décidais de rester au lit, et à 9h00 il m’a fallu hâter le pas pour parvenir à la fontaine à peine une minute avant ce car du troisième âge… J’ai pensé à André Dussolier : "p… de carte vermeil !" Et il y avait de toutes façons déjà une foule épaisse qui se pressait autour de la Fontaine où Anita Ekberg avait pris un bain de minuit…



Et puis je suis revenue à San Luigi dei Francesi, je voulais revoir avant de partir les 3 Caravages, et puis l’église des français se trouve à côté de Santa Agostino où se trouve un autre tableau de Caravaggio que je n’ai pas encore vu.



Et puis, j’ai quitté Rome pour plusieurs jours et pour Napoli…
Il y a des gens qui ont des certitudes, moi je suis de ceux qui se construisent et avancent dans le doute, mais il y a une chose au moins dont je suis sûre : les trains italiens ne sont jamais à l’heure !
Et c’est donc avec une grosse vingtaine de minutes de retard que mon horrible train a fait son entrée en gare de Naples…
Pas d’eau, pas de toilettes, pas de clim’ et pas de panino vendus à bord de ce train… Le ticket n’était pas cher, c’est vrai mais ma stratégie du premier train en partance m’a un peu planté sur ce coup là… Ces deux heures se sont transformées en enfer, pas de place assise, deux heures sur ma valise dans un espace inter compartiment bondé… Une chaleur infernale, et j’appréhende un peu l’arrivée à Garibaldi que Riccardo m’avait recommandé d’éviter au profit de la gare de Mergellina, plus jolie et mieux fréquentée… De toutes façons dans l’état d’énervement où je suis je défie quiconque de se frotter à moi… Garibaldi ne me déçoit pas, l’enfer du touriste ressemble un peu à cette gare dont mon train n’était que le purgatoire… Je me félicite de m’être intéressé aux deux dernières coupes du monde, si j’étais restée totalement hermétique au foot je n’aurais pas su quoi dire au comité d’accueil qui s’est précipitée sur ma valise et moi à ma descente du train… Encore que « fuck » ça doit marcher aussi, mais une fille en robe avec un sac speedy qui dit « va fanculo ! » ça vous cloue un rabatteur sur place ça… et j’ai pu comme ça choisir mon taxi…
D’abord il y a l’accent napolitain inimitable, sauf par mon chéri napolitain qui fait ça très bien… après mon chauffeur et moi on a eu une communication assez limitée mais quand il me montre le Vesuvio et qu’il me dit : « e basta napoli »… Le ton est donné… Je crois qu’à cet instant je saisis l’esprit de la ville, Riccardo aime à dire que le Vesuvio donne son énergie à cette ville, qu’il en est le poul, mes yeux sont grand ouvert sur le golfe et sur cette ville qui semble s’être élancée à flanc de colline avec une fougue incroyable et puis s’être laissé aller à l’exercice du temps, à la fatalité parce que de toutes façons si demain le bouchon saute : "e basta napoli…" alors à quoi bon… à quoi bon prendre soin de ces palazzo, de ces immeubles… Naples plus qu’une ville c’est un chaos…
Alors que mon taxi quitte lungomare pour s’engager le long d’une artère cossue, je me félicite d’avoir laissé mon autochtone choisir pour moi l’emplacement de mon hôtel, via Crispi… Le centre historique si pittoresque attendra un peu, ce soir j’ai envie de sérénité, de terrasses et d’un coucher de soleil…







J’ai remonté la via Crispi vers le centre au bout de la Via Crispi, je savais que je trouverais la Piazza Amadeo et puis la Via Chiaia et la Via dei mil, les grandes artères commerçantes de Naples… je savais que dans le prolongement de celle-ci je trouverais la Via Calabritta, l’artère chic, l’avenue Prada-Vuitton et tout au bout le lungamare, alors j’ai fait à la napolitaine une spiasegiatto, je suis partie vers la villa communale et puis en revenant sur mes pas j’ai longé le lungamare jusqu’au Castel dell ovo…
Je pensais dîner Via Santa Lucia mais la pizzeria que m’avait recommandé Riccardo était fermé, alors je suis reparti en direction de la via Calabritta dans l’autre sens et au détour d’une ruelle j’ai fini par découvrir par hasard au tout début d’une ruelle une terrasse charmante où dîner d’une pizza…
Lorsque j’ai ouvert la carte, j’ai découvert que je m’étais assise à la terrasse de la maison Brandi, pas besoin de consulter le menu puisque j’étais assise dans la pizzeria où fût inventé la pizza pour célébrer la venue à Naples de je ne sais plus quelle Margherita qui avait épousé je ne sais plus quel Bourbon Sicile, il était exclu de commander autre chose qu’une Margherita ! Du reste, fréquenter un Napolitain m’a rendu assez exigeante en terme de pizza et je ne suis pas loin de penser que la pizza à la tomate, au basilic et à la mozzarella di Buffala est la meilleure d’entre toutes parce que la plus simple… quant à la maison Brandi disons qu’ils n’ont pas perdu la recette, et puis le vin, les chansonnettes napolitaines, la chaleur de l’été, une terrasse dans une rue pittoresque… ça le fait !
20:45 Publié dans Carnet de voyage... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime


Commentaires
Ce petit debrief Naples me ramène vers l'été, c'est bien agréable.
Ecrit par : Frieda l'écuyère | 04.11.2007
je prolonge un peu les vacances , j'ai l'impression que c'est tellement loin déjà...
Ecrit par : contessa | 05.11.2007
ah soupir, tu me donnes trop envie de repartir en italie!! Naples, c'est dommage pas eu le temps, je suis allée à pompéï et j'y ai quand meme mangé une pizza, ça compte einh, c'est pas si éloigné ;)
Ecrit par : lunelo | 05.11.2007
moi aussi j'ai très très envie de repartir...
Ecrit par : contessa | 05.11.2007
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